Périchondrite du pavillon: périchondrite

> > Périchondrite du pavillon ; écrit le: 25 mars 2013 par imen modifié le 21 juillet 2019

Cette infection dévastatrice survient le plus souvent à la suite d’un trauma­tisme avec effraction cutanée et contamination de la plaie. Elle peut aussi être d’origine iatrogène, après chirurgie de l’oreille. Le pavillon devient chaud, rouge, enflé et sensible après la plaie contaminante .

Dès que l’on soupçonne une périchondrite, un traitement énergique s’impose. L’agent infectieux est le plus souvent Pseudomonas aeruginosa, bien que le staphylocoque doré puisse être mis en cause. Si une fluctuation témoi­gnant d’une collection purulente apparaît, il faut assurer son drainage avec bien entendu examen bactériologique et culture. Une antibiothérapie adap­tée (anti-Pseudomonas en l’absence de résultat bactériologique) doit être

mise en route, parfois même en milieu hospitalier, en perfusion, sous sur­veillance étroite, avec des pansements chauds et humides. Les quinolones .1 insi que les aminosides tels que la tobramycine sont efficaces contre Pseudo- inonas et le staphylocoque. Une infection sévère qui commence et reste loca­lisée sous le périchondre aboutit souvent à la nécrose du cartilage et finalement à la fibrose avec une déformation importante et définitive de l’oreille.

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On peut être amené à voir un état qui simule la périchondrite – la réaction allergique à une piqûre d’insecte. Typiquement, pendant les mois d’été, un patient présente un pavillon devenu rapidement enflé, chaud et rose, qui démange. Les coupables sont souvent les moustiques, et il n’est pas toujours évident de voir le point de piqûre. L’absence de plaie cutanée et la prédomi­nance de la démangeaison sur la douleur oriente plus vers ce diagnostic que vers celui de la périchondrite. Dans ce cas, les antihistaminiques et les corti­coïdes locaux sont les traitements de choix. Si il y a le moindre doute diag­nostique, il faut prescrire, par précaution, une antibiothérapie efficace contre Pseudomonas.

Si le généraliste soupçonne une périchondrite en évolution, avec son pavillon rouge enflé et douloureux caractéristique il doit décider l’hospita­lisation pour perfusion d’antibiotiques et demander un avis ORL dès que possible.

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