Othématome: othématome homme

> > Othématome ; écrit le: 25 mars 2013 par imen modifié le 1 mai 2019

Ce problème survient le plus souvent chez de jeunes athlètes, en particulier les catcheurs ou les joueurs de football américain qui ne portent pas de pro- lection. Quoiqu’il en soit, tout traumatisme sévère par objet contondant sur le pavillon peut induire un hématome, à tout âge. Les anastomoses vascu­laires du pavillon sont telles qu’elles facilitent l’accumulation du sang en sous-périchondral, avec reprises de saignement et absence de résorption. Habituellement, l’hématome se constitue sur la surface supérolatérale, centré au-dessus de la gouttière de l’hélix et de la partie supérieure de la conque . En l’absence de traitement, la fibrose et même des calcifications s’installent progressivement pour constituer la classique « oreille en chou-fleur ».

L’incision et le drainage doivent être faits aseptiquement afin d’éviter la redoutable complication qu’est la périchondrite dont nous parlerons juste après. Une antibiothérapie efficace sur Pseudomonas aeruginosa doit être pres­crite. L’évacuation de l’hématome peut se faire par une ou deux incisions parallèles avec drainage par lame. Les pansements doivent être compressifs et le drain ôté au bout de plusieurs jours. Un examen de suivi s’impose aussi pour s’assurer de l’absence de récidive.

L’alternative à ce traitement est l’aspiration à l’aiguille aseptique, en utilisant une aiguille de calibre 18 après avoir anesthésié la peau avec une injection de lidocaïne à l’aiguille intradermique. Après aspiration, un coton irempé dans le collodion est moulé sur l’oreille et maintenu en place jusqu’à séchage. Puis on place par-dessus un autre petit pansement compressif maintenu en place par des bandes collantes. On demande au patient d’appuyer pendant 20 minutes sur ce pansement, puis de le garder pendant quelques jours. Quelle que soit la technique, il peut y avoir des récidives pou­vant exiger la reprise des procédures de drainage mais habituellement on finit par obtenir une guérison moyennant un traitement correct, un bon suivi et l’éviction de l’activité qui a provoqué l’hématome.

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Le généraliste ou l’urgentiste, s’il s’en sent capable, peut pratiquer la seconde procédure décrite en première intention, mais un suivi ORL est recommandé en raison du risque de récidive.

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