Les techniques spécialisées d’intervention

> > Les techniques spécialisées d’intervention ; écrit le: 2 juillet 2013 par imen modifié le 18 mars 2015

Leur cible paritaire est la réduction des symptômes associés au refus scolaire, donc prioritairement les signes anxieux et dépressifs.

Les interventions psycho-éducatives

Leur principe est d’établir une alliance thérapeutique avec l’enfant et la famille, d’analyser les symptômes et d’enseigner à l’enfant et à sa famille, la reconnaissance des symptômes, leur nature, le lien avec le refus d’école.
C’est dans ce cadre que tout au long du traitement le lien entre l’enfant, sa famille, l’école et l’équipe de soins est main­tenu de façon constante.

Les psychothérapies cognitivo-comportementales

Dans toutes les études portant sur les manifestations anxieuses de l’enfant, en particulier dans les refus d’école avec anxiété, elles ont montré leur efficacité (par exemple retour à l’école plus rapide chez les enfants traités par rapport aux enfants « en liste d’attente de traitement »). Elles sont considé­rées comme le traitement de choix pour les troubles anxieux de l’enfant.
D’abord développées dans les pays anglo-saxons et de l’Europe du nord, elles se sont implantées en France depuis les années 1970. Elles représentent l’application de principes issus de la psychologie scientifique à la pratique clinique ; fondées d’abord sur les théories de l’apprentissage : conditionnement classique, conditionnement opérant, théorie de l’apprentissage social, elles ont ensuite intégré les théories cognitives du fonctionnement psychologique, en particulier le modèle du traitement de l’information.
Le conditionnement classique de l’anxiété postule qu’une réponse anxieuse à une situation se développe à la suite d’une association entre la peur et un stimulus neutre. Ainsi, un enfant qui éprouve une grande peur sur le chemin de l’école aura peur de reprendre le même chemin.
Le développement du trouble phobique s’explique par l’association entre l’émotion désagréable et l’école. Les stratégies thérapeutiques visent a briser le lien établi entre l’anxiété et le stimulus qui crée l’anxiété. Ce sont la désensibilisation systématique, l’immersion et l’exposition graduelle. Le principe consiste à exposer le patient à des stimuli faibles suscitant une peur minimale et a augmenter progressivement leur intensité. Pour I immersion, c’est au contraire la confrontation d’emblée à des stimuli direc­tement anxiogènes.
Le conditionnement opérant se fait par l’intermédiaire de stimuli qui suivent une réponse ; le comportement est modifié par ses conséquences ; la relation qui s’établit entre le comportement et le ou les stimuli qui suivent sont des renforcements. L’apprentissage des comportements d’évitement se fait par conditionnement opérant. Les conduites d évitement (fuir l’école) sont renforcées positivement car elles réduisent l’anxiété.
Le thérapeute cherche à favoriser la disparition des com­portements d’évitement et à apprendre au patient à admettre la diminution progressive des signes d’anxiété lorsqu il n évité pas la confrontation à la situation problème.
Les techniques d’exposition
• Les techniques d’exposition visent à la réduction des peurs par déconditionnement d une reponse apprise. Le thérapeute apprend au patient une réponse qui empêche le processus de peurs. Le plus souvent, c’est la relaxation qui antagonise la peur.

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  •  La désensibilisation systématique est une exposi­tion en imagination avec plusieurs étapes.

L’apprentissage de la relaxation se déroule sur plusieurs séances avec le thérapeute comme modèle. Il faut ensuite envisager la constitution de la hiérarchie des situations photogènes.
Les situations sources d’angoisse sont présentées en imagination par intensité de stress croissant. Le travail en imagination se fait en fonction des capa­cités d’imagerie mentale de l’enfant.

  • Le thérapeute demande à l’enfant de se relaxer pour obtenir un niveau de détente suffisant. Puis il évoque une scène de la hiérarchie. Les évocations durent quelques secondes. Le niveau d’anxiété est évaluée régulièrement et si le niveau d angoisse monte, l’enfant lève la main.
  • L’exposition in vivo se fait en compagnie du thérapeute de façon graduelle, en commençant par la situation la moins anxiogène pour aller progressivement, d’une séance à l’autre, vers les situations de plus en plus anxiogenes.
  •  Les techniques de modeling sont utilisées pour l’apprentissage des compétences sociales ; le patient s’inspire de son modèle. Le modèle peut être le thérapeute lui-même, ou un autre modèle par exemple en vidéo, ou un autre patient dans un groupe, lors de jeu de rôle.
  • Les techniques d’affirmation de soi sont des pro­cédures qui visent à atténuer chez le patient la peur du regard critique de l’autre.

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