Les maladies de l’oreille : Le vertige de Ménière

> > Les maladies de l’oreille : Le vertige de Ménière ; écrit le: 25 avril 2012 par chiraz modifié le 3 mai 2018

Tous les vertiges sont-ils des vertiges de Ménière ?

Le terme « vertige de Ménière » est souvent rapporté à tout vertige, de quelque mécanisme qu’il soit. Or le vertige de Ménière est une pathologie bien précise. Il se définit comme une triade comportant surdité, acouphène et épisode vertigineux. Il est lié à une surpression temporaire du liquide labyrinthique appelée hydrops labyrinthique. Lorsque le phénomène est uniquement auditif, sans vertige, on parle alors de surdité fluctuante.

Normalement, il y a un équilibre entre la sécrétion et la résorption du liquide labyrinthique. Dans la maladie de Ménière, il semble que ce soit la résorption de ce liquide qui défaille, entraînant alors une hyperpression de la vésicule labyrinthique avec retentissement sur les cellules neurosensorielles du vestibule et de la cochlée.

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On ne fait pas un Ménière « par hasard ». Il semblerait qu’un profil psycholo­gique anxieux et stressé favorise l’apparition de ce type de manifestation. On en dit d’ailleurs autant du glaucome, qui est une hyperpression des liquides de l’œil. Le vertige de Ménière est une maladie de l’adulte actif sans nette prédominance de sexe.

Quelles sont les particularités du vertige de Ménière ?

Les premières crises de vertige de Ménière sont assez violentes, souvent précédées par une sensation de plénitude de l’oreille et un acouphène. Elles se traduisent par une crise vertigineuse typique accompagnée de troubles de l’équilibre important, entraînant parfois la chute du sujet. Cette crise s’accompagne de nausées et de vomissements. Non traitée, elle dure quelques heures pour céder progressivement. Si les examens étaient pratiqués à ce stade et à ce moment, l’audiogramme montrerait une baisse d’audition et les épreuves vestibulaires montreraient une irritabilité du vestibule du côté de l’oreille malade. Entre deux crises, les épreuves redeviennent normales.

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À ce stade, il faut impérativement éliminer, par l’imagerie médicale IRM, une tumeur du nerf acoustique qui peut donner les mêmes signes, mais qui n’a pas, bien sûr, le même traitement.

Au fil de l’évolution, les crises vertigineuses se dégradent, deviennent de moins en moins violentes du fait de la destruction des cellules sensorielles. De la même manière, l’audition baisse petit à petit par paliers. Des examens passés à ce stade montreraient une audition abaissée et portant sur toutes les fréquences, et une hyporéactivité du labyrinthe du côté de l’oreille touchée. Les acouphènes, eux, peuvent prendre plus d’importance et devenir constants. On parle alors de Ménière vieilli. Le problème n’est plus diagnostique mais pronostique et thérapeutique : comment gérer l’évolution de la maladie ?

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Comment soigner le vertige de Ménière ?

  • Le traitement du vertige de Ménière est essentiellement médical :

–    en période de poussée, ce seront les antivertigineux de crise en intraveineux ou pris par la bouche, associés à des sédatifs nerveux ;

–    en dehors des poussées et pour éviter les récidives, ce sera un traitement de fond comprenant bétahistidine et/ou glycérol, qui sont des médicaments destinés à diminuer et à régulariser la pression du liquide labyrinthique.

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Le traitement est le même que celui de la surdité dite fluctuante.

  • La chirurgie sera indiquée en cas de crise invalidante, résistante au traitement médical. Elle pourra consister à créer une sorte de soupape de sécurité en cas de surpression ou bien, dans les Ménière vieillis, à pratiquer une section du nerf vestibulaire. On aboutit, dans le meilleur des cas, à un arrêt des vertiges et à une stabilisation de l’audition ; le devenir des acouphènes est moins assuré.

Quelles sont les règles de prévention ?

Elles sont au nombre de trois :

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 – la prise en charge d’un terrain anxieux favorisant, en évitant certains « tranquillisants qui peuvent conduire à une accoutumance. Les médecines douces peuvent être employées dans ce cas : homéopathie, oligo-éléments, phytothérapie ou acupuncture ;

–  la bonne observance du traitement de fond préventif, en étant vigilant pour le modifier et l’adapter s’il y a augmentation d’acouphène ou d’oreille pleine, pour éviter une crise désagréable et une détérioration de l’audition ;

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– le respect de certaines règles hygiéno-diététiques de vie habituelles : repos régulier, nourriture saine et variée, exercice physique, peu ou pas de tabac ni d’alcool, On recommande aussi de manger peu salé, pour éviter la rétention d’eau.

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