Les analyses d’urines

> > Les analyses d’urines ; écrit le: 14 février 2013 par Sameh

Les principales analyses d’urines sont :

L’Examen Cyto Bactériologique des Urines (ECBU)

Il va rechercher la présence d’une infection et le germe en cause.

Les urines sont normalement considérées comme étant stériles. Donc, on ne doit pas y retrouver de globules blancs (leucocytes), ni aucun germe. Un taux faible (simples traces) est cependant toléré. Mais en cas d’infection, nous retrouvons plus d’un million (106) de germes par millimètres cube d’urines. On procède ensuite à un antibiogramme, c’est-à-dire que l’on va tester différents antibiotiques pour savoir quels sont ceux qui sont efficaces contre le germe en cause. On dit alors que le germe est sensible ou résistant à l’antibiotique en question.

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À signaler, qu’à la place d’un antibiogramme, il serait possible de réaliser selon le même principe un « Aromatogramme », c’est-à-dire de rechercher les huiles essentielles efficaces contre le germe pathogène. Cela évite d’avoir à prendre des antibiothérapies, et c’est une bonne alternative pour les infections pas trop modérées.

Les valeurs normales d’ECBU sont :

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Cytologie:

étude des cellules contenues dans l’urine:

–              globules blancs (leucocytes) inférieurs à 10 000 /ml. S’il y a un taux élevé et surtout si les leucocytes sont « altérés », c’est le signe d’une infection urinaire.

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–              globules rouges (hématies) inférieurs à 10 000 /ml.

–              absence de cellules épithéliales.

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–              absence de cristaux (leur présence pourrait être un signe de calcul urinaire à rechercher).

Bactériologie:

étude des bactéries retrouvées dans l’urine:

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–              cultures : stériles (c’est-à-dire absence de germe). Sinon, identification précise du (des) germe en cause. Car il y a des germes plus virulents que d’autres, les traitements seront alors adaptés au germe.

–              numération des germes s’il y en a. Seule une forte concentration de germes est significative :

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– normale jusqu’à 1 000/ml (10 Vml).

– de 103 à 106 douteux, à confronter aux symptômes présentés par la personne et au nombre des globules blancs.

– au dessus de 106 on est en présence d’une infection urinaire confirmée.

En cas d’infection urinaire, le germe le plus fréquemment rencontré est l’Eschérichia Coli comme sur ce résultat d’analyse. Ce germe était si fréquent, qu’autrefois on ne parlait pas d’infection urinaire ou de cystite, mais de colibacillose !

Glycosurie :

Les sucres et les Corps Cétoniques doivent être absents des urines.

Leur présence fera évoquer un diabète. L’existence d’une glycosurie signifie que le taux de sucre dans le sang est au-dessus de 1,80g/1, ce qui est très important. La présence de corps cétoniques dans les urines d’un diabétique est un facteur de gravité. Il convient d’en prévenir immédiatement son médecin.

HLM ou « Hématies Leucocytes Minute » :

Il faut comprendre ici : calcul du nombre de globules rouges et blancs retrouvés dans les urines. Normalement, il ne doit pas y en avoir, cependant une tolérance est acceptable en général en dessous de 10 000 par minute de chaque type de globules. Par contre un taux élevé de globules blancs ou rouges doit faire rechercher une cause : problème rénal, infection des voies urinaires, lésion…

Les autres analyses d’urines :

sont effectuées conjointement à la prise de sang, cela permet de faire une comparaison. Par exemple, si le sodium dans le sang est bas et qu’on en retrouve beaucoup dans les urines, cela veut dire qu’il y a une fuite rénale dont il conviendra de déterminer la cause.

Sodium (Na – Natriurie): 120 à 220 meq/24h.

Potassium (K – Kaliurie) : 35 à 80 meq/24h.

Calcium (Ca – Calciurie) : 100 à 300 mg/24h.

Phosphates (Phosphaturie) : 0,8 à 2 g/24h.

Urée urinaire : 15 à 24 g/24h.

Créatinine (Créatininurie) : 1,5 à 2 g/24h.

Acide Urique (Uraturie) : 300 à 800 mg/24h.

Amylase (Amylasurie) : < 500 US.

pH urinaire : 4,5 à 7,8.

Protéines (Protéinurie) sont normalement absentes des urines. La présence d’une protéinurie est signe d’une insuffisance rénale.

Micro-albuminurie est normalement absente. L’existence d’une micro-albuminurie est signe d’une atteinte des petites artères en cas de diabète.

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