Les analyses biologiques: Magnésium, Marqueurs Tumoraux

> > Les analyses biologiques: Magnésium, Marqueurs Tumoraux ; écrit le: 14 février 2013 par Sameh

Magnésium (Magnésémie) :

C’est un examen peu utilisé, parce que le dosage du magnésium globulaire (fixé sur les globules) est davantage évocateur qu’un magnésium circulant sanguin.

Augmentation du taux :

L’hypermagnésémie est habituellement silencieuse. Elle s’observe au cours d’une insuffisance rénale terminale, d’insuffisance surrénalienne, de surdosage en sels de magnésium (injections IV…) et de prises d’antiacides (pansements gastriques).

Diminution du taux :

La diminution du magnésium globulaire fait très souvent évoquer le diagnostic de spasmophilie. N’oublions pas que cette baisse s’observe également au cours de maladie endocrinienne (hyperparathyroïdisme, hyperthyroïdie, hyperaldostéronisme, diabète…), insuffisances hépatiques, prise prolongée de diurétiques, délirium tremens.

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Marqueurs Tumoraux :

Qu’est-ce qu’un marqueur tumoral ?

Un marqueur tumoral est une substance produite par les cellules cancéreuses et qui est détectable dans le sang par prise de sang. Le problème est que ces substances pour leur grande majorité ne sont pas spécifiques du (ou d’un) cancer. C’est-à-dire quelles sont également produites par d’autres organes de notre organisme. Il existe environ 5000 substances connues de ce type et seules, une dizaine sont vraiment intéressantes.

Quels sont les marqueurs intéressants pour aider au diagnostic ?

–              la calcitonine pour le cancer médullaire de la thyroïde,

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–              l’AFP ou alpha foéto-protéine pour le cancer du foie (hépato-carcinome) et le cancer du testicule (tumeur germinale non séminomateuse du testicule TGNS).

–              l’hormone gonado chorionique (HCG) et la PHCG pour le cancer du testicule et le choriocarcinome placentaire pendant la grossesse.

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–              les prostates spécifie antigènes (PSA) pour le cancer de la prostate.

–              le CA 19-9 pour le cancer du pancréas et le cancer de l’estomac (adénocarcinome gastrique).

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–              la chromogranine A (Cg A) pour les tumeurs neuro-endocrines.

Vous pouvez oublier tous les autres marqueurs. Ils n’ont aucun intérêt dans le diagnostic du cancer. Je vous cite tout de même les autres indications parce qu’elles sont souvent demandées.

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Les marqueurs intéressants dans le suivi du cancer :

Il n’y a que quelques marqueurs qui permettent de suivre l’évolution de manière fiable. L’évolution de leur valeur (taux) indiquant l’évolution du cancer. Ce sont :

-Antigène Carcino-Embryonnaire (ACE) principalement pour le cancer du côlon mais aussi pour de nombreux cancers comme les cancers du poumon, du sein, de la thyroïde, des ovaires et digestifs en général.

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–              CA 125 pour le cancer épithélial de l’ovaire,

–              CA 15-3 pour le cancer du sein métastasé sur le foie ou les os,

–              Thyroglobuline pour le cancer indifférencié de la thyroïde (papillaire et vésiculaire),

–              Catécholamine (VMA et HVA) pour le Neuroblastome et le Phéochromocytome,

–  PSA pour le cancer de la prostate.

D’une manière simple, nous pouvons résumer ci-des- sous les indications des principaux marqueurs dans le suivi de la maladie cancéreuse.

Ce qu’il faut retenir des marqueurs tumoraux :

1.            Les marqueurs tumoraux, hormis quelques exceptions, ne sont pas des tests de dépistage du cancer.

2.            La surveillance biologique des marqueurs tumoraux doit se faire de préférence toujours dans le même laboratoire.

3.            Il est utile de disposer d’un résultat avant tout traitement anticancéreux.

4.            Le dosage simultané de plusieurs marqueurs tumoraux est le plus souvent inutile.

5.            Les marqueurs tumoraux et l’examen clinique sont des éléments essentiels pour évaluer l’efficacité d’un traitement anticancéreux.

6.            Les marqueurs tumoraux sont un élément, le plus souvent précoce, de diagnostic de métastase.

(le Concours Médical tome 127-32/33 du 26-10-2005 p. 1837-1842)

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