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Tumeur urothéliale et Cancer de la vessie

Vous êtes ici : » » Tumeur urothéliale et Cancer de la vessie ; écrit le: 14 novembre 2011 par La rédaction modifié le 19 avril 2018

Tumeur urothéliale et Cancer de la vessieLe cancer de la vessie est le 2e cancer urinaire après celui de la prostate. Frappant principalement les hommes, il nécessite une prise en charge précoce. Découvrez l’essentiel sur cette maladie.
Cancer de la vessie : qu’est-ce que c’est?, symptômes, personnes à risque, facteurs de risque, prévention, traitements médicaux

Les carcinomes urothéliaux ou tumeurs urothéliales prédominent au niveau vésical. Ils constituent la grande majorité des tumeurs développées au niveau du système excréto urinaire. Ces lésions présentent un intérêt majeur pour les urologues et pour les anatomopathologistes en raison de leur fréquence et de leur profil évolutif assez original en cancérologie. Cette originalité se traduit par la présence de nombreuses formes macroscopiques, microscopiques ainsi que par un comportement évolutif très variable.

La vessie est un organe musculaire creux pouvant contenir de 200 à 500 millilitres de liquide chez l’adulte. Vide, elle mesure une dizaine de centimètres de long et est très extensible. Cet organe se situe tout en bas de l’abdomen, dans le bassin. Elle stocke l’urine produite par les reins. L’urine sort du rein s’écoule dans un fin “tuyau” : l’uretère qui débouche dans la vessie. En bas de la vessie, on trouve l’urètre, autre fin “tuyau” par lequel l’urine va s’écouler à chaque miction. Chez l’homme, la vessie se situe devant le rectum, avec en dessous la prostate, une glande qui entoure l’urètre. Chez la femme, la vessie est devant le vagin et l’utérus



Cancer de la vessie est le deuxième cancer le plus commun des voies urinaires après la prostate

La paroi interne de la vessie est tapissée de cellules de transition qui sont responsables de la plupart des cancers de la vessie. Le L’évolution et la prise en charge dépend en grande partie sur le caractère invasif de la tumeur. Nous distinguonsle cancer superficiel de la vessie du cancer invasif. Si le cancer est superficiel est de bon pronostic, le cancer invasif de la vessie est beaucoup plus grave et nécessite un traitement agressif.

Les personnes à risque pour le cancer de la vessie

Les personnes, dont un parent proche a souffert de cancer de la vessie sont plus susceptibles d’être atteints. Les hommes sont trois fois plus à risque que les femmes. La population blanche des villes est atteinte du cancer de la vessie 2 fois plus que les autres groupes de la population mondiale. Les gens qui ont souvent des infections de la vessie ou des calculs de la vessie sont plus exposés. L’inflammation de la paroi de la vessie, causée par des infections répétées ou des calculs, augmente le risque d’une tumeur dans ce domaine. Les personnes qui ont une infection à vie de la vessie par un parasite, la schistosomiase, qui affecte principalement les personnes au Moyen-Orient.

facteurs de risque du cancer de la vessie

Tabagisme: plus de la moitié des cas de cancer de la vessie lui sont attribuables. Les fumeurs (cigarettes, cigares ou pipes) sont presque trois fois plus susceptibles que les non-fumeurs d’être atteints de carcinome de la vessie

certains produits chimiques cancérogènes. En tant que tel le cancer de la vessie peut être considéré comme une maladie professionnelle.

Les principaux produits chimiques industriels en question sont les suivants:

amines aromatiques

dérivés hydroxylés halogénés et sulfonés

dérivés de l’aniline

certains hydrocarbures polycycliques

l’arsenic

les dérivés industriels du tryptophane

on retrouve à l’origine du cancer de la vessie certains médicaments (phénacétine, cyclophosphamide) ou une irradiation pelvienne. Les lésions de la bilharziose urinaire peutvent dégénérer en un autre type de cellules malignes épidermoïde de la vessie, ce parasite se trouve principalement en Egypte et en Afrique de l’Ouest

Diagnostic

Les symptômes du cancer de la vessie

Sang dans l’urine, une couleur allant du rouge vif au brun orangé. Parfois, le sang dans l’urine peut être détectée que par l’aide d’un microscope

Miction douloureuse

Un besoin d’uriner plus souvent ou soudainement très pressante.

Si ces symptômes apparaissent, il est indispensable de consulter un médecin pour des tests afin de déterminer l’origine des symptômes

Les symptômes cliniques nécessitent une confirmation avec réalisation d’une bandelette urinaire pour trouver de l’hématurie, la cytologie urinaire peut confirmer la présence de globules rouges et de cellules anormales, mais cela a une faible sensibilité

cystoscopie peut visualiser les lésions de la vessie et dans le même temps réaliser des biopsies pour des études anatomopathologiques

Prévention du cancer de la vessie

Ne pas fumer ou cesser de fumer réduit considérablement le risque

Les personnes exposées à des substances chimiques cancérigènes dans leur travail doivent utiliser l’équipement de sécurité fourni par l’employeur

La consommation régulière de fruits et de légumes pourrait empêcher le développement de cellules cancéreuses dans la vessie

Boire beaucoup réduit également les risques, car l’augmentation de la quantité d’urine, dilue les produits toxiques et cancérigènes présents dans la vessie.

Méthodes Thérapeutiques

La chirurgie

Résection transurétrale de vessie

la résection transurétrale de vessie (RTUV) est le traitement de référence des tumeurs superficielles de la vessie. le geste peut être renouvelé, en cas de récidive, conformément aux recommandations.

La cystectomie

la cystectomie (ablation chirurgicale de la vessie) partielle peut être envisagée pour les tumeurs infiltrantes de la vessie, dans des conditions précises : uniques de petite taille siégeant sur la portion mobile de la vessie sans carcinome in situ associé laissant la capacité vésicale post-chirurgicale suffisante La cystectomie totale (prostatectomie chez l’homme, pelvectomie antérieure chez la femme), précédée d’un curage ganglionnaire obturateur, iliaque externe et hypogastrique avec examen histologique extemporané. Elle impose le drainage des urines par voie trans-intestinale type Bricker ou une entérocystoplastie type Camey ou une dérivation interne type Coffey.

Si au cours de l’intervention, le chirurgien observe un envahissement ganglionnaire important ou une extension de la tumeur aux organes de voisinage, il est possible que la cystectomie ne soit pas réalisée.

Le curage ganglionnaire

Le curage ganglionnaire (curage ilio-obturateur) permet de connaître l’extension de la maladie et donc son pronostic. il a également un intérêt curatif. En effet, la découverte de cellules cancéreuses dans les ganglions du bassin signe une extension de la maladie au-delà de la vessie ce qui est de mauvais pronostic. Dans ce contexte l’ablation de ces ganglions permet de prolonger la survie des patients La radiothérapie externe

Elle délivre par 4 faisceaux d’irradiation, 45 Gy dans le pelvis puis 20 Gy sur la loge vésicale, en 6 à 7 semaines à l’aide d’un accélérateur linéaire de 15 MV. L’association radio chimiothérapie combine la radiothérapie et une chimiothérapie (à base de cisplatine 25 mg/j et de 5-FU 1000 mg/j). L’ARC semble supérieur à la radiothérapie seule en termes d’efficacité. La curiethérapie vésicale est pratiquement abandonnée.

La radiothérapie est également indiquée à titre antalgique sur des métastase(s) osseuse(s).

La chimiothérapie et l’immunothérapie

Traitement endo-vésical

Le traitement endovésical comprend soit une immunothérapie par BCG (dont l’efficacité reste controversée sur le pronostic final ), soit une chimiothérapie par mitomycine C . L’interféron alpha est à l’étude.

Traitement systémique

La chimiothérapie peut être utilisée dans plusieurs situations :

associée à la radiothérapie. avant la chirurgie pour essayer de réduire la taille de la tumeur et permettre l’intervention. Il s’agit d’une chimiothérapie néo-adjuvante. Plusieurs études semblent montrer un avantage à la réalisation de cette chimiothérapie sous certaines conditions sans que son intérêt soit formellement établi. après la chirurgie, il s’agit alors d’une chimiothérapie adjuvante dont l’objectif est de réduire ou retarder les rechutes. Dans cette situation également plusieurs études semblent montrer un avantage à cette chimiothérapie sans que son intérêt ait été parfaitement démontré.

Pour la chimiothérapie par voie systémique les molécules efficaces dans le cancer de la vessie sont le cisplatine, le méthotrexate, la vinblastine, l’adriamycine, le paclitaxel et la gemcitabine. Aujourd’hui, le protocole de référence en situation adjuvante et métastatique est le protocole GC (gemcitabine cisplatine) . Ce protocole est équivalent au protocole MVAC en termes d’efficacité. Il est moins toxique. La vinflunine peut etre utilisée en deuxième ligne après echec d’une chimiothérapie à base de platine

La chimiothérapie associée à la radiothérapie peut combiner le cisplatine et le 5FU.

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