Multiples facteurs psychopathologiques

> > Multiples facteurs psychopathologiques ; écrit le: 2 juillet 2013 par imen modifié le 19 mars 2015

Mikael est en maternelle un enfant timide, un peu isolé.
En CP, I année scolaire se passe sans difficulté majeure, même si l’enfant présente de temps à autres des fuites uri­naires (diurnes et nocturnes).
En CEI, la propreté est acquise, mais apparaissent des troubles du comportement de deux types, d’une part des signes anxieux avec douleurs abdominales, vomissements et d autre part des comportements violents avec colère, agres­sivité, bagarres, insultes. Les deux phénomènes entraînent des absences répétées de l’école et un infléchissement du rendement scolaire. Les manifestations à la fois anxieuses et agressives se poursuivent durant toute la scolarité élémen­taire, avec des absentéismes de plus en plus répétés, soit du fait du refus de Mikael, soit en raison des exclusions disci­plinaires. Les professionnels décident un signalement judiciaire pour que l’enfant bénéficie d’une aide éducative AEMO (aide éducative en milieu ouvert) et d’un suivi psychologique. En classe de 6e, Mikael est au centre de nombreuses violences ; il se dit bouc émissaire de la classe, mais est parfois aussi l’instigateur. En mars, il se déscolarise totalement, et lorsqu’il est hospitalisé à la demande de l’équipe d’AEMO, son absentéisme scolaire dure depuis huit mois.
Mikael cumule de nombreuses difficultés qui ont concouru à sa déscolarisation : troubles anxieux anciens, trouble des conduites, trouble des apprentissages (dyslexie, dysortho- graphie), symptomatologie dépressive, décalage des rythmes du sommeil (se couche à lh du matin et se lève à 11 h ou midi) dans un contexte familial très difficile. La discorde parentale est ancienne avec violences, les parents n’ont pas d’attitudes éducatives cohérentes et harmonieuses entre eux ; il existe un antécédent de déscolarisation précoce du père quand il avait 10 ans.
Compte tenu de la multiplicité des symptômes et la complexité du contexte socio-familial, l’hospitalisation est justifiée pour « débrouiller » les choses, et réhabituer progressivement l’adolescent au suivi de cours scolaires.

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