Les accidents de plongée

> > Les accidents de plongée ; écrit le: 29 novembre 2011 par La rédaction

Les accidents de plongée

 Dans les artères et les veines privées d’eau, la diminution de volume est telle que le sang atteint une concentration trop grande : c’est l’hémoconcentration et l’hypovolémie. Cependant, en réanimation, ces désordres seront assez facilement corrigés et, de manière générale, une fois que les premiers soins ont permis la remise en fonction de la respiration, du cœur et du cerveau, les noyades en eau de mer sont moins graves que les noyades subies en eau douce. Dans tous les cas, même lorsque les noyés semblent sortis d’affaire, il ne faut pas s’étonner qu’ils restent en réanimation pendant un temps parfois long ! Lors d’une plongée, la pression exercée par l’eau augmente au fur et à mesure que le plongeur descend. La pression s’intensifie de même dans toutes les cavités de l’organisme qui sont remplies de gaz (poumons, sinus, cavités de l’oreille, etc.). En conséquence, le gaz inhalés par le plongeur passent en plus grande quantité et plus rapidement vers le sang que lorsqu’il respire sur la terre ferme. Lors de la remontée, la pression diminue autour du plongeur (décompression). Si la remontée s’effectue brusquement, les gaz dissous quittent trop rapidement le sang et peuvent provoquer des accidents. C’est pourquoi les plongeurs doivent impérativement respecter des arrêts (les paliers de décompression) de plus ou moins longue durée selon la profondeur d’où ils remontent. Ce- pendant, il arrive aussi des accidents à des plongeurs qui ont pourtant respecté toutes les règles.

Les accidents dus à la pression

On les appelle barotrauma­tismes. Ils peuvent survenir à la descente comme à la remontée. C’est la différence de pression entre l’extérieur du corps et nos cavités internes qui peut provoquer des lésions de tous les organes dits creux. Le plus souvent, ce sont les sinus, les oreilles ou les dents qui sont atteints, ce qui se traduit avant tout par des douleurs. Les lésions de l’oreille peuvent aussi se manifester par des sensations de verti­ge, des troubles de l’audition, ou par une déchirure très douloureuse du tympan. D’autres fois, ce sont des alvéoles pulmonaires qui peuvent éclater en plus ou moins grand nombre, provoquant une toux parfois tachée de sang (hémopty­sie), des difficultés respiratoires (dyspnée), le passage de gaz en dehors du poumon, à l’intérieur du thorax (pneumothorax).Enfin, très rarement, la pression peut faire éclater un organe de l’abdomen, comme l’estomac ou l’intes­tin, provoquant alors une péritonite.

Les accidents de décompression

 À la remontée, les gaz qui se sont dissous en grande quantité dans le sang, lors de la descente, se transforment à nouveau en gaz. Si le plongeur remonte suffisamment lentement, cette transformation se produit essentiellement dans les poumons et les gaz sont éliminés au fur et à mesure, lorsque le plongeur expire. C’est pour permettre cette élimination progressive des gaz dissous dans le sang qu’il est important, au cours de la remontée, de respecter les paliers de décompres­sion.Lorsque la remontée est trop rapide, les gaz (en particulier l’azote) forment des bulles un peu n’importe où dans l’organisme et en particulier, bien sûr, dans les vaisseaux sanguins. Ces bulles sont responsables des accidents de décompression, qui peuvent prendre de multiples formes. Leurs manifestations commencent généralement pendant la remontée ou peu après.

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 Des puces et des moutons : toute une ménagerie sous la peau

Les incidents de décompression peu graves peuvent atteindre la peau ou les articulations. La présence de bulles dans la peau peut provoquer des picotements plus ou moins étendus et désagréables (les «puces»), ou une éruption de gros boutons rouges (les «mou­tons»), ou encore des zones de marbrures violacées. L’apparition de marbrures étendues doit faire craindre l’apparition d’autres compli­cations, et donc amener le plongeur à consulter un médecin ayant des connaissances en médecine de plongée. Les bulles présentes dans les articulations peuvent donner de simples sensations douloureuses sans gravité (les «bends»), mais aussi l’affreuseimpression d’avoir le coude ou l’épaule broyée. La douleur diminue souvent lorsque l’articulation est pliée. Parfois, des douleurs osseuses sont dues à l’apparition de bulles entre l’os et le périoste. Mais les manifestations graves des accidents de décompression sont dus à la formation de bulles dans le système nerveux : la moelle épinière ou le cerveau. Il peut s’agir de simples fourmillements des bras et des jambes, de douleurs dans la colonne vertébrale, mais aussi parfois d’une véritable paralysie. Si l’atteinte du cerveau peut être limitée, elle peut aussi être très grave (coma, paralysie de la moitié du corps…).

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