La réanimation : Les anesthésies régionale et locale

> > La réanimation : Les anesthésies régionale et locale ; écrit le: 9 janvier 2012 par Mahfoudhi modifié le 3 mars 2015

L’anesthésie péridurale

Elle est devenue très fréquente ces dernières années, pour une raison bien compréhensible : elle permet une anesthésie du bas du corps d’excellente qualité, sans qu’il soit nécessaire d’endormir complètement des patients parfois fragiles, ou pour qui il est préférable de conserver l’état de conscience.

Cette anesthésie se pra­tique en plaçant, entre deux vertèbres, une aiguille creuse enfoncée jusque dans l’espace péridural, c’est-à-dire la zone qui, à l’intérieur de la colonne vertébrale, entoure la moelle épinière. On injecte dans l’aiguille un anesthésique qui supprimera la sensation de douleur provenant des membres inférieurs ou du bas du corps. Ce type d’anesthésie peut être difficile en cas d’anomalies de la colonne vertébrale (scoliose ancienne, arthrose importante), mais beaucoup de patients sont en mesure d’en bénéficier. On l’utilise surtout pour les interventions ou les explorations sur les voies urinaires basses (chi­rurgie endoscopique de la prostate, en particulier) ou pour les accouchements et les césariennes. L’analgésie péridurale consiste à injecter de la même manière des anal­gésiques (antidouleur) chez des patients souffrant de dou­leurs intenses de la partie in­férieure du corps, non cal­mées par les médicaments par voie orale ou injectables. C’est le cas de certains patients can­céreux, en particulier.

La rachianesthésie

C’est une technique similai­re, mais le produit anesthé­sique est administré directe­ment au contact de la moelle épinière, à un niveau plus ou moins élevé selon la zone concernée par l’in­tervention.

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Les anesthésies locales

Elles consistent à insensibili­ser une zone limitée du corps de manière à per­mettre les soins chirurgi­caux. L’exemple le plus con­nu d’anesthésie locale est celle que pratique un dentis­te avant d’effectuer un soin potentiellement douloureux.

Les anesthésies locales par injection directe dans l’organe ou la zone concer­nés permettent également de pratiquer de nombreux ges­tes de petite chirurgie : abla­tion de.nævus (grains de beauté) suspects de la peau, suture de plaies importantes, chirurgie des yeux, ou cer­taines explorations (cystoscopie, fibroscopie bron­chique). L’anesthésique peut alors être administré sous forme de pulvérisations (dans la bouche ou sur la muqueuse respi­ratoire) ou appliqué sous  forme de gel (sur la muqueu­se de l’urètre) avant le passage de l’instrument d’endoscopie.

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Lorsque l’intervention chi­rurgicale est relative­ment importante mais porte sur une partie très limitée du corps (la main, par exemple), il est possible d’injecter un anes­thésique au contact des nerfs sensitifs de la zone en ques­tion. Lorsqu’il, s’agit d’un doigt, on injecte de l’anesthésique de chaque côté de celui-ci, entre les plis pal­maires, pour insensibiliser les nerfs du doigt. Lorsqu’il s’agit de la main entière, on peut procéder à un «bloc nerveux». Celui-ci consiste à injecter l’anesthésique sur un gros tronc nerveux, très en amont de la zone à. traiter. Toute la zone sous-jacente sera alors insensibilisée. On peut ainsi opérer une main ou un avant- bras en procédant à un «bloc plexique» par injection dans les gros troncs nerveux du bras, à la hauteur de l’aisselle.

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