Un dentier est souvent mal supporté

> > Un dentier est souvent mal supporté ; écrit le: 9 février 2012 par Mahfoudhi

Selon une enquête de I’IFOP, 30 % des personnes de plus de 35 ans portaient en 1998 une prothèse mobile.

L’implantologie ne peut pas supprimer définitivement la prothèse mobile, car dans certains cas, cette technique est la seule envisageable. Il reste encore un grand nombre de patients qui ne peuvent y recourir et qui doivent donc accepter de porter un appareil mobile partiel ou complet. En effet, l’implantologie ne peut s’envisager sérieusement que lorsqu’on a obtenu un volume osseux correct et en l’absence de toute

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contre-indication d’ordre local ou général. D’autre part, dans les cas d’affaissement osseux entraînant une absence de relief au niveau des lèvres supérieure et inférieure, la réalisation d’un appareil mobile pourra aider à soutenir ces parties molles. Enfin, le coût financier représenté par le dentier est beaucoup moins important que celui d’un bridge sur implants.

La conception de cette prothèse mobile est une phase essentielle et délicate, car il faut éviter d’agresser les muqueuses, les gencives et limiter les phénomènes de frottements.

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Le patient vit souvent mal d’avoir à porter ce type d’appareil mobile classique (dentier = vieillissement = je deviens une personne âgée et handicapée).

Effectivement, avec ce genre de prothèse mobile, on ne peut totalement éviter une petite, voire une grande mobilité, qui en plus du désagrément fonctionnel, entraîne une inquiétude et une forte appréhension (dîners entre amis, cocktails, etc.). Le port de ces prothèses complètes ou dentiers peut aussi entraîner des troubles de l’élocution dus à l’encombrement mal supporté psychologiquement par le patient, ainsi que des nausées (inconvénient rencontré plus rarement). Des phénomènes d’hypersalivation peuvent aussi apparaître, entraînant dans certains cas un postillonnement au cours d’une discussion ou un suintement au coin des lèvres.

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Ces gênes s’amenuisent progressivement mais certaines d’entre elles peuvent persister, ce qui nécessitera des modifications prothétiques. Il peut subsister un certain inconfort de la langue, des difficultés pour siffler ou pour mastiquer certains types d’aliments (sandwich par exemple). Avec un dentier, l’efficacité de la mastication est réduite, mais tout ceci est variable d’une personne à l’autre.

Suite à l’édentation complète des maxillaires, la résorption osseuse évolue jusqu’à une stabilisation au cours de laquelle les reliefs osseux de la mandibule (maxillaire du bas) disparaissent quasi totalement, ce qui signifie qu’il est excessivement difficile, sans implants, de stabiliser un dentier du bas. De plus, le port quotidien indispensable des dentiers haut et bas entraîne un tassement des tissus et des quelques reliefs restants.

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Nous terminerons ce tableau négatif en précisant qu’un dentier du haut modifie en partie la spécificité du goût, que la personne peut parfois se mordre la langue et

les joues, et que le contact entre le dentier du haut et celui du bas peut générer un claquement sonore très gênant.

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Les implants permettent aujourd’hui de modifier ce contact :

  • soit on remplace les racines et dents absentes par des bridges fixes posés sur des implants et dans ce cas, on oublie totalement les prothèses mobiles et l’idée de « dentier » ;
  • soit on fixe ces appareils mobiles – qu’ils soient complets ou partiels – par un système d’ancrage supra-implantaire sur lequel la prothèse vient se « clipper ». Dans ce cas, la prothèse tient très bien en bouche sans crochets.

En revanche, l’appareil devra être retiré pour être nettoyé puis reposé immédiate­ment en bouche : le patient peut le faire lui-même.

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Enfin un autre avantage est la possibilité de réduire au maximum le volume du palais pour un appareil mobile maxillaire supérieur qui bien souvent gêne les patients.

Comme dans toute technique médicale, il faut bien comprendre que le dentier, les implants… ont leurs indications et leurs contre-indications. Ce n’est qu’après une discussion objective et pleine de bon sens que l’on trouve la solution adaptée à chacun.

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Une réponse pour "Un dentier est souvent mal supporté"

  1. doit porter un dentier en haut  15 mars 2013 at 9 h 21 min

    bonjour ,
    je dois porter un dentier en haut , et je n arrive pas ale garder en bouche ,il faux que je le colle cela me donne des nausées de plus sa me fais très mal.comment pourrais je faire pour pouvoir le garder sans douleur ,sans nausées et pouvoir manger avec.je ne sais plus comment faire cela fais 3 mois que j ai se dentier et sans pouvoir m adapter avec.
    Merci pour votre aide.

    Répondre

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