Il est normal de perdre ses dents en vieillissant

Accueil » Santé dentaire » Il est normal de perdre ses dents en vieillissant écrit le: 9 février 2012 par admin

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Le vieillissement physiologique, en modifiant la structure dans laquelle nos dents sont implantées, favorise à long terme la chute des dents. On peut garder ses dents jusqu’à un âge avancé en respectant certaines conditions : suivre une hygiène stricte et traiter toutes les pathologies naissantes.

À partir de 35-40 ans, plus de 80 % des adultes sont atteints par des maladies du parodonte (ensemble des tissus qui soutiennent les dents), ce qui entraîne la mobilité puis la chute des dents.

L’édentation n’est pas seulement une conséquence de l’âge. Plusieurs autres facteurs interviennent :

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  •  un mauvais état de santé général avec diminution des défenses immunitaires ;
  •  des déficiences en calcium et vitamine D pendant l’enfance ;
  •  des déséquilibres en calcium ou phosphore consécutifs à un diabète ou à une grossesse ;
  •  des malpositions dentaires et des chevauchements ;
  •   la mauvaise adaptation des prothèses ;
  •   certains médicaments (tranquillisants et somnifères dessèchent la bouche et diminuent la sécrétion de la salive qui est un excellent protecteur antimicrobien), le tabac et les régimes alimentaires déséquilibrés.

Le grand responsable est la plaque dentaire. En effet, peu de ces causes entraîneraient une maladie parodontale s’il n’existait à la limite de la gencive et de la dent un enduit blanchâtre : la plaque dentaire, qui provoque également les caries chez les enfants.

D’aspect invisible et collant aux dents, elle est composée de salive amalgamée avec des microbes. Ces derniers, en présence des débris d’aliments et de sucre, fabriquent des toxines et des acides qui attaquent l’émail et la gencive. En se calcifiant, elle se transforme en tartre qui, lui aussi, agresse la gencive.

Le premier symptôme de la maladie se manifeste par une gingivite (gonflement et hypersensibilité des gencives) qui, si elle s’aggrave, peut se transformer en parodon- tite. Elle peut mettre trois, cinq, dix ans à évoluer. La seule étape visible est la rétraction gingivale qui est déjà le troisième stade de la maladie. Le résultat est fulgurant : la dent bouge, prête à tomber. On peut donc perdre une dent en apparence saine.

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Comment lutter? On peut sauver ses dents en éliminant la plaque partout où elle se trouve en la traquant tous les jours : sur les dents et les gencives, au ras des gencives et surtout entre les dents grâce au brossage.

La physiologie générale du vieillissement a un effet certain sur le parodonte et l’organe dentaire, tant sur le plan fonctionnel qu’esthétique. Des modifications au niveau de la muqueuse buccale, de la gencive et de l’os alvéolaire entraînent souvent une mobilité des dents, une édentation partielle voire totale. Des études épidémiologiques montrent qu’à partir de 60 ans, 60 % des dents sont perdues et 20 % des sujets sont édentés totaux.

Ces perturbations sont d’autant plus mal vécues qu’elles coïncident avec une diminution de la vie relationnelle.

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Les complications buccodentaires liées au vieillissement sont multiples. Concernant la muqueuse buccale, on observe chez le sujet âgé une réduction de l’activité des glandes salivaires et une augmentation de l’acidité buccale favorisant l’irritation. Au niveau de la gencive, on constate une diminution de la vascularisation  ainsi que de l’irrigation cellulaire avec dégénérescence des fibres élastiques du tissu conjonctif entraînant une récession gingivale. Au niveau de l’os alvéolaire, on assiste à une réduction de la teneur en eau, une diminution de l’ostéogenèse  ainsi que du volume osseux, une prédisposition à l’ostéoporose (surtout chez la femme) et une moindre résistance aux forces occlusales, l’os étant la structure parodontale la plus touchée par le vieillissement.

Enfin, on observe souvent une accumulation plus rapide et plus importante de la plaque dentaire chez le sujet âgé, souvent favorisée par une modification des habitudes alimentaires (plus d’aliments sucrés) et par la prise régulière de médicaments.

Tous ces facteurs aboutissent dans de nombreux cas à une édentation partielle ou même totale à laquelle il est aujourd’hui possible de remédier par des traitements appropriés.

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