Propriétés médicinales du marrube blanc: Marrubium vulgare L.: marrube blanc et hypertension


Le marrube blanc (Marrubium vulgare L.), aussi appelé marrube commun ou marrube vulgaire, est une plante aromatique de la famille des Lamiacées, utilisée depuis l’Antiquité en médecine traditionnelle, surtout contre la toux et les troubles digestifs. Ses propriétés médicinales reconnues aujourd’hui sont modestes : les autorités européennes ne lui accordent qu’un usage traditionnel, fondé sur l’ancienneté de son emploi plutôt que sur des essais cliniques. Son nom anglais est white horehound.
Description de la plante
Le marrube blanc est une plante herbacée vivace, qui atteint en général 30 à 80 centimètres de hauteur. Ses tiges sont quadrangulaires et couvertes d’un duvet blanc laineux qui donne à toute la plante un aspect grisâtre. Les feuilles, opposées, arrondies, ridées et crénelées sur les bords, sont blanchâtres et duveteuses sur leur face inférieure. Les petites fleurs blanches sont groupées en verticilles serrés à l’aisselle des feuilles ; leur calice porte une dizaine de dents crochues, qui s’accrochent aux poils des animaux et aident à disperser les graines. La plante dégage une odeur forte et possède une saveur amère.
Originaire d’Europe, d’Afrique du Nord et d’Asie occidentale, elle pousse dans les lieux secs, les friches et le long des chemins ; elle s’est naturalisée dans de nombreuses régions du monde.
Composition
Le marrube contient un principe amer, la marrubiine, qui caractérise la plante, ainsi que des flavonoïdes, des tanins, des acides phénoliques et des traces d’huile essentielle. C’est l’amertume de la marrubiine qui est à l’origine de son emploi traditionnel pour stimuler l’appétit et la digestion.
Usages traditionnels
Dans la tradition européenne, le marrube était employé en infusion ou en sirop contre la toux, les bronchites et les rhumes, comme expectorant, et pour faciliter la digestion. L’Agence européenne des médicaments reconnaît à la partie aérienne fleurie de la plante un usage traditionnel :
- contre la toux associée au rhume ;
- dans les troubles digestifs légers (ballonnements, sensation de digestion lente) ;
- en cas de perte d’appétit passagère.
D’autres emplois populaires ont été rapportés, notamment en Afrique du Nord : application sur les plaies, usage contre le diabète, l’hypertension ou l’obésité. Des études menées surtout chez l’animal ont exploré certains de ces effets, mais ils ne sont pas démontrés chez l’homme et ne justifient pas de remplacer un traitement.
Précautions
Le marrube est déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement, faute de données de sécurité, ainsi que chez l’enfant. Une hypersensibilité aux plantes de la famille des Lamiacées est une contre-indication. Comme la plante pourrait influencer le taux de sucre dans le sang, les personnes diabétiques ou traitées pour le cœur ou la tension doivent demander l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant d’en prendre. Une toux qui dure plus d’une semaine, s’accompagne de fièvre, d’essoufflement ou de crachats sanglants justifie une consultation.

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