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Les intoxications par produits chimiques

Vous êtes ici : » » Les intoxications par produits chimiques ; écrit le: 8 décembre 2011 par La rédaction modifié le 12 janvier 2018

Les intoxications par produits chimiques

Les intoxications par produits chimiques

-Les intoxications par inhalation. Le toxique pénètre dans le corps par les poumons. Il s’agit alors de gaz ou de décapants, pesticides, peintures, solvants, etc. Dans ce cas, ne vous exposez pas, sortez la victime à l’air libre, ou bloquez votre respiration jusqu’à ce que vous ayez pu ouvrir en grand portes, fenêtres et volets. Lors d’inhalation d’aérosols, il faut craindre une crise d’asthme chez les sujets allergiques ou asthmatiques.
-Les intoxications par projection d’acides ou de bases fortes sur la peau nécessitent un déshabillage total et rapide avec des gants. Il faut ensuite doucher la victime avec de l’eau claire, sans frotter, durant plusieurs minutes. Les projections sur les yeux imposent un lavage à grande eau et un avis médical ou ophtalmologique de toute urgence.

-En cas d’intoxication par ingestion (produits avalés, en particulier par des enfants), il est primordial de ne pas faire vomir car il s’agit souvent de produit caustique qui brûle l’intérieur du tube digestif, ou des poumons si la victime se débat. Les alcools chimiques ne provoquent pas d’ivresse mais une baisse du taux de sucre dans le sang nécessitant l’intervention rapide d’un médecin.
-En cas de brûlure par solvant enflammé (white spirit qui prend feu, par exemple), le produit chimique peut pénétrer à travers la peau brûlée et provoquer, en plus de la brûlure, une intoxication (surtout chez les jeunes enfants).



-L’intoxication à l’antigel (éthylène glycol), aux antilimaces (métaldéhyde), aux antimites, provoquent des troubles de la conscience pouvant aboutir au coma et, parfois, des convulsions. Dès que l’intoxication est connue, il faut appeler des secours et mettre la victime au repos assise ou semi-allongée. En cas de coma, elle doit être impérativement allongée en position latérale de sécurité en attendant les secours. En cas de convulsions, la seule chose à faire est de protéger la tête en la posant sur un coussin ou sur vos genoux.

Les insecticides

Les insecticides se présentent généralement comme des aérosols. Le toxique pénètre dans le corps par voie pulmonaire, mais aussi par pénétration à travers la peau. En cas de «douche» sous un appareil d’épandage, il faut aussitôt retirer tous ses vêtements et se rincer à grande eau. Chez un enfant sur lequel on aurait involontairement pulvérisé une bombe insecticide domestique, les risques d’intoxication par voie pulmonaire ou cutanée sont très faibles. En général, cet incident se solde par une toux irritative qui peut cependant parfois justifier un avis médical. Dans les cas graves, il s’agit souvent d’intoxications par ingestion volontaire à but suicidaire chez des adultes ou des personnes âgées. Le risque majeur des intoxications aiguës par les insecticides organochlorés est de déclencher des convulsions. Les premiers signes d’intoxication apparaissent rapidement (quelques minutes à cinq heures après l’exposition au produit). Sur- tout si le produit contient des hydrocarbures, qui facilitent sa propagation dans l’organisme.ces intoxications provoquent d’abord des nausées, des vomissements, une toux, une rougeur de la peau, une augmentation de la salivation. Les troubles liés à l’atteinte du cerveau apparaissent ensuite : sensations de fourmillement (paresthésies), confusion, tremblements. Dans les cas graves, il peut y avoir un coma et des convulsions, une diminution de la tension artérielle et des battements de cœur, un œdème pulmonaire. Vous devez appeler les secours d’urgence si la victime ne répond pas correctement à vos questions ou si elle présente un comportement bizarre. Ne perdez pas de temps. Peu importe si le coma est réactif ou non. Si un coma apparaît, placez la victime en position latérale de sécurité. Évitez toute autre mesure (surtout, ne donnez aucun médicament). Les insecticides qui contiennent des carbamates ont des effets assez semblables. Certains symptômes sont sans gravité : fatigue, maux de tête, crampes. D’autres sont sérieux : gêne respiratoire parfois grave, œdème du poumon accompagné d’une diminution de fréquence du pouls et, parfois, coma convulsif avec des sueurs. D’autres insecticides, enfin, peuvent déclencher des crises d’asthme allergique, même à dose relativement faible. Dans tous ces cas, la personne doit être mise au repos assise ou à demi allongée. Évitez de la laisser manger ou boire, et ne lui donnez aucun médicament. En cas de coma, placez-la en position latérale de sécurité.

Les herbicides

Les herbicides peuvent se présenter sous forme d’aérosols, de liquides ou de poudres. L’intoxication est parfois due à une erreur d’épandage en milieu rural. Mais il s’agit plus souvent d’une ingestion, accidentelle chez l’enfant, volontaire à visée suicidaire chez l’adulte ou la personne âgée en milieu rural. Le paraquat s’attaque aux poumons ; lorsque la dose prise est importante, le traitement est souvent très difficile. Les chlorates de sodium et de potassium sont responsables d’une teinte ardoisée de la peau due à un trouble de l’hémoglobine. Au lieu de transporter l’oxygène, comme c’est son rôle, elle va fixer le toxique d’où une diminution d’oxygène dans l’organisme, une confusion, une insuffisance rénale aiguë avec des urines rares, de couleur «porto», ce qui conduit à la mort si on ne met pas en œuvre un traitement de toute urgence. Des secours médicalisés urgents (pompiers ou médecin) doivent être appelés dès que l’éventualité d’une intoxication aux herbicides se présente. Le patient conscient doit être mis au repos assis ou semi-allongé. Il faut lui interdire toute boisson, toute alimentation et tout médicament. En cas de coma débutant, la mise en position latérale de sécurité est impérative. L’intoxication par les dinitroprtho_crésol (et similaires) provoque un état grippal, une augmentation de la température et des troubles digestifs. Ensuite, s’installe une coloration jaune de la peau, un coma, une baisse de tension extrême (collapsus). En fait, il ne faut pas attendre que les symptômes apparaissent pour appeler des secours médicalisés urgents. L’association d’un risque de vomissements et de troubles de la conscience pouvant évoluer rapidement vers le coma impose de mettre rapidement le sujet intoxiqué en position latérale de sécurité et de le surveiller très attentivement.

Les raticides

Les raticides se présentent sous forme de poudres ou de granulés, ou bien encore sous forme d’appâts imbibés, comme des grains de céréales. Les intoxications font souvent suite à des tentatives de suicide surtout en milieu rural, mais il arrive aussi que des enfants ingèrent des raticides par erreur, attirés par leur couleur (généralement rose ou bleu vif). Quels que soient les symptômes ou l’apparente bonne santé de la victime, il est impératif de joindre un médecin, un centre anti-poisons ou un service de secours médicalisé. Il faut mettre la victime au repos et interdire toute boisson et toute alimentation jusqu’à avis médical. En cas de coma, la mise en position latérale de sécurité est impé¬rative. Dans tous les cas, on s’attachera à tenter de préci-ser les doses de toxique ingérées et à retrouver tous les emballages pour les fournir aux médecins qui y liront de précieux renseignements Les antivitamines K provoquent des hémorragies aiguës qui apparaissent par- fois après plusieurs jours. Il faut d’urgence administrer des produits dérivés du sang provenant des centres de transfusions sanguines puis, secondairement, de la vitamine K qui a une action plus lente. La chloralose agit sur la partie basse du cerveau : le tronc cérébral. À faible dose, le sujet semble ivre, puis, à forte dose, le coma s’installe. Il faut alors pratiquer une intubation endotrachéale, une aspiration des sécrétionsbron- chiques qui sont souvent importantes. La strychnine, quant à elle, est responsable de contractures des muscles puis d’une insuffisance respiratoire aiguë qui peut conduire au coma.

Les métaux lourds

-L’intoxication aiguë par l’arsenic est habituellement due à l’ingestion accidentelle ou volontaire de certains insecticides, rongicides, fongicides ou herbicides. La diarrhée et divers troubles digestifs peuvent s’accompagner de multiples symptômes neurologiques, rénaux cardio-vasculaires et sanguins. Seul le taux sang u i n d’arsenic permet d’établir le diagnostic de certitude. C’est un des rares cas où l’administration d’un anti- dote (le dimercaprol) soit une mesure thérapeutique essentielle.
-L’intoxication aiguë par ingestion de fer entraîne d’abord une diarrhée et des vomissements. Il faut consul- ter un médecin après avoir appelé un centre anti-poisons dès que l’on a un doute. En effet, si la dose ingérée est véritablement importante, un choc avec ictère En effet, si la dose ingérée est véritablement importante, un choc avec ictère (jaunisse), insuffisance rénale et troubles respiratoires peut survenir à tout moment.- L’intoxication aiguë par le cadmium, après ingestion accidentelle de coquillages contaminés, débute par des symptômes digestifs comme des douleur sabdominales, une diarrhée sévère et des vomissements.
-L’intoxication aiguë par le mercure inorganique est rarissime. Ici, la diarrhée est sanglante et les vomisse-ments parfois hémorragiques. Quand on se trouve en présence d’une personne qui manifeste des troubles subits et inexpliqués (sans fièvre, sans prise d’aliments suspects, etc.), il faut envisa¬ger une possible intoxication On doit alors rechercher la composition des produits sur les emballages pour pouvoir obtenir des conseils précis d’un centre antipoisons en attendant les secours.

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