les intoxications par les produit menger et le gaz

> > les intoxications par les produit menger et le gaz ; écrit le: 8 décembre 2011 par La rédaction

Les intoxications aiguës par les cosmétiques

si les ingestions de médicaments arrivent en première place dans les statistiques d’intoxications domestiques (environ 50 %), les produits ménagers sui-vent de près (30 %), puis viennent les produits industriels (5 %) et enfin les produits agricoles et les plantes.

-Les intoxications par ingestion de produits ménagers contenant des bases austiques provoquent des brûlures plus ou moins graves du tube digestif et des voies aériennes. L’eau de Javel est certai­nement la plus répandue des bases caustiques. Lorsque la quantité ingérée est faible, les lésions restent superfi­cielles et régressent sponta­nément. Il est impératif de tenter d’évaluer la dose ava­lée et d’appeler le centre antipoisons. En attendant les secours, laissez la victime strictement à jeun : il faut interdire même le moindre verre d’eau. Un avis médical rapide est essentiel pour savoir si l’enfant a recraché aussitôt le toxique (l’hospitalisation est alors souvent inutile) ou s’il faut le diriger vers un service d’urgences. Si la dose ingérée est importan­te, l’enfant peut présenter des hémorragies ou des rétrécissements de l’œsopha­ge (sténose), parfois long­temps après l’absorption (au moment de la cicatrisation).

-Les intoxications aiguës par les solvants qui pré­sentent une toxicité pulmo­naire par inhalation peuvent provoquer une insuffisance rénale et une atteinte du myocarde. Au premier rang, il faut citer l’éthylène glycol que l’on retrouve dans les antigels et les adoucisseurs de linge.

-Les intoxications aiguës par les cosmétiques sont en général sans grande gravité. Les vernis à ongle à base d’acétone sont rarement responsables d’accidents graves car les quantités sont minimes. Une confusion ou  une ivresse sont cependant possibles, et on doit alors appeler des secours médicaux. Si les troubles de la conscience sont graves, si l’enfant répond mal à l’appel, il faut le mettre rapidement en position latérale de sécurité et prévenir les pompiers ou un médecin.

– L’ingestion de produits moussants (savon liquide, shampooing) provoque des symptômes digestifs discrets (nausées, petites douleurs digestives, rarement diar­rhées et vomissements). Interdisez toute boisson et toute alimentation en atten­dant un avis médical. Le plus souvent, le traitement se limitera à un jeûne com­plet de quelques heures et à l’administration d’un panse­ment digestif.

Les intoxications par oxyde de carbone

Aujourd’hui, le gaz vendu en bouteille ou distribué par la ville est traité afin de ne plus être toxique. Son seul danger est une fuite si importante qu’elle priverait d’oxygène les  habitants d’une pièce ou bien le risque d’explosion. C’est pourquoi l’odeur du gaz a été rendu si mauvaise que toute fuite est immédiate­ment perçue En revanche, les intoxications par l’oxyde de carbone (ou CO) demeu­rent fréquentes (surtout en hiver), et parfois graves.

L’oxyde de carbone se fixe sur les globules rouges et les empêche de transporter l’oxygène

L’oxyde de carbone traverse facilement les poumons et vient se fixer sur les glo­bules rouges du sang, aux­quels il peut rester définiti­vement attaché. Ces globules rouges sont alors incapable’ de transporter de l’oxygène L’oxyde de carbone se fixe également sur la myoglobine des muscles, ce qui explique que les victimes aient des. Crampes et demeurent par­fois fatiguées plusieurs semaines après leur intoxica­tion. En cas de coma prolon­gé dû à une intoxication à l’oxyde de carbone, le simple poids de la victime peut entraîner des lésions des muscles sur lesquels elle cher de fonction-repose. Lorsqu’elles sont détruites, certaines cellules musculaires libèrent alors de grosses molécules dans la circulation ; ces molécules vont venir se bloquer dans le rein et l’empêcher de fonctionner.

L’aspect rosé de la peau du malade peut être trompeur

Quand on est témoin d’un malaise, quel qu’il soit, dans le type de circonstances décrit plus haut, il faut penser à une intoxication oxycarbonée. Si la victime n’est pas dans le coma, elle se plaint de mal de tête, de vertiges, elle vomit, respire anormalement vite et sue parfois à grosses gouttes. Sa peau est rosée ou légèrement bleutée. Comme d’habitude, la conduite à tenir est pruden­te. Le mieux est toujours, dans la mesure du possible, de tirer doucement la victi­me à l’air libre. Sinon, il faut créer un courant d’air le plus puissant possible en ouvrant portes, volets et fenêtres en grand. Il faut bien veiller à retenir sa respiration pour ne pas s’intoxiquer soi-même !

Le médecin des pompiers pratiquera une prise de sang le plus tôt possible pour doser le taux d’oxyde de carbone présent dans le plasma et fixé sur l’hémo­globine des globules rouges. Il demandera d’air pour déterminer l’origine de l’oxyde de carbone. Dans les cas d’intoxication sérieuse, le malade peut être transféré vers un caisson d’oxygène hyperbare, où il respirera de l’oxygène sous pression, de manière à éliminer plus facilement l’oxyde de carbone fixé sur ses globules rouges. La séance de caisson dure une heure. L’oxygène est comprimé jusqu’à 2,5 fois la pression atmosphérique. Le patient y est surveillé en permanence par un spécialiste. L’intoxication par l’oxyde de carbone est une maladie professionnelle officiellement définie par l’augmentation, dans le sang, du taux d’oxyde de carbone, au delà d’une certaine limite. C’est la maladie professionnelle dite -n° 64» (en France) de certains employés de galeries marchandes, de parkings souterrains, de cuisiniers, de mineurs (victimes du grisou). Elle est détectée par un contrôle du taux d’oxyde de carbone dans le sang (et non de gaz carbonique).

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