Les hormones-médicaments : Pas de prise sauvage

Accueil » Endocrinologie » Les hormones-médicaments : Pas de prise sauvage écrit le: 15 février 2012 par admin

Certaines femmes qui ont une glande thyroïde nor­male peuvent la détraquer par des médicaments; des extraits thyroïdiens pris pour maigrir, par exemple, inhi­bent dans ce cas, par feed-back, l’hypophyse, qui ne stimule plus la thyroïde. Ainsi, on fait d’une glande nor­male une glande hyposécrétante.

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Ce phénomène est important à comprendre; l’intro­duction dans un système équilibré d’un élément hor­monal étranger déséquilibre l’ensemble du système. Certaines femmes ayant pris beaucoup d’extraits thy­roïdiens ont sans cesse besoin d’augmenter les doses, car leur propre glande s’atrophie petit à petit dans sa fonction propre; il y a une mise au repos progressive de l’hypophyse, qui stimule de moins en moins la thy­roïde: d’où cheveux cassants, peau sèche et, malgré cela, possibilité d’une rétention d’eau importante. Cet exemple est transposable à toutes les autres glandes. Ne prenez jamais d’hormones sans prescription médi­cale d’un spécialiste qui vous connaît bien.

Ni de prise en dehors des jours prescrits

II existe en effet des dates bascules, où il se passe quelque chose d’important.

Quand on fait des traitements hormonaux, percuta­nés (à travers la peau) ou par voie buccale, il faut res­pecter les prescriptions, pour ne pas interférer avec le bouleversement qui se produit entre les hormones de l’hypophyse et celles des ovaires; par exemple, le 14e jour, date de la ponte ovulaire, le 28e jour, date du déclenchement des règles, qui correspond au premier jour du cycle suivant.

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Il faut éviter le plus possible d’ajouter des éléments extérieurs en cette période instable.

Lorsqu’un médecin prescrit: prendre tel médicament du 5e jour au 13e jour du cycle ou du 16e jour au 26e jour, les patientes n’y font pas toujours attention.

Elles disent: «Ah ! je l’ai pris tous les jours croyant bien faire. » Ou : « J’ai arrêté trois jours et j’ai repris après. » Elles introduisent ainsi des perturbations rela­tivement importantes: on ne met pas seulement en jeu ce qui se passe au niveau des ovaires, mais aussi au niveau de l’hypophyse et de tout le système glandu­laire.

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De même, il faut bien respecter le retour de couches, ne pas reprendre des traitements à bâtons rompus, n’importe quand, n’importe comment, pour l’hypo­physe par exemple, pour régulariser le cycle. Certaines femmes prennent des hormones en dépit du bon sens, pas vraiment du 1er au 10e jour, mais du 1er au 7e, du 4e au 18e, en pensant que c’est un médicament comme un autre.

il faut bien insister sur l’importance des jours et du respect de la prise, au jour près. L’hormonothérapie introduit théoriquement une régulation du cycle. Donc, si le médecin prend la peine de préciser de tel jour à tel jour tel médicament, et de tel jour à tel jour tel autre médicament, on doit suivre ses directives.

Il en va de même pour la pilule. Certaines femmes, sous prétexte qu’elles partent en vacances, la repren­nent plus précocement que prévu. Et beaucoup même, sans le secours du médecin, jonglent avec elle: «Je pars de telle date à telle date, je ne veux pas être embêtée pendant ce temps-là, donc je la prends à tel moment. » Elles se créent elles-mêmes des cycles arti­ficiels. Ce n’est pas sans danger.

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