Cancers hormonaux féminins:Cancer du sein est dangers

> > Cancers hormonaux féminins:Cancer du sein est dangers ; écrit le: 31 décembre 2013 par Hela modifié le 27 février 2015

Cancer du sein est dangers

Le risque de cancer du sein chez les femmes sous traitement hormonal substitutif (THS) a fait beaucoup de bruit lors de la publication d’une étude américaine  qui a montré une aug­mentation de 24 % du risque . Les médias en ont tellement parlé que de nombreuses femmes ont arrêté leur traitement substitutif. Pourtant, cette étude portait sur un seul des traitements de la ménopause, le Prempro®, traitement quasiment jamais prescrit en France. Dans notre pays, les traitements de la ménopause sont très différents et une étude publiée en 2002 montrait qu’ils n’avaient aucune incidence sur le cancer du sein .

Ce qui, dans le traitement américain, augmente le risque de can­cer du seinc’est la progestérone de synthèse, alors que la proges­térone naturelle ne présente pas ce même risque. C’est ce que démontre une étude de l’INSERM. C’est donc pour ce traitement choisi par les médecins français qu’il faut opter en cas de troubles liés à la ménopause !

Dans l’étude américaine, les femmes avaient commencé leur traitement substitutif après 65 ans. Cette approche est aujourd’hui très contestée. Il est plutôt conseillé de débuter un traitement subs­titutif, s’il est envisagé, au moment de la ménopause. Après un délai important, il semblerait que les hormones soient plus dange­reuses.

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Et la contraception orale ? A-t-elle un effet cancérigène ? Elle a un effet protecteur pour le cancer de l’ovaire et pour celui de l’uté­rus. En revanche, elle augmenterait légèrement le risque de cancer du sein pour les utilisatrices ou pour les femmes qui l’ont arrêté depuis peu Dix ans après la fin de l’utilisation, le risque semble être redevenu semblable à celui des femmes qui ne l’ont jamais prise. Les femmes qui ont un risque familial élevé de cancerdu sein, à cause d’un gène BRCA1 présentent sous pilule un risque encore plus élevé de cancer du sein : de l’ordre de 20 % . Mais ce gène est impliqué dans seulement 5 % des cancers du sein.

Cette notion est très nouvelle et il est difficile d’en tirer des conclusions pratiques (quand prendre la pilule? etc.). De plus, le rapport du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) qui a fait de la pilule un produit cancérigène est très contesté par les experts car seules des études très critiquables ont été exploi­tées.

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Il semble en revanche important de bien se faire suivre dès lors que l’on a pris la pilule longtemps, surtout si on a fumé tôt ou bu trop d’alcool jeune : à partir de 30 ans, il est conseillé dans ce cas de faire une échographie des seins chaque année. Pourquoi une telle précaution? Parce que les organismes jeunes sont les plus sensibles aux agents cancérigènes. C’est ainsi qu’après les bom­bardements d’Hiroshima et de Nagasaki, il a été montré que les personnes de moins de 20 ans présentaient plus de cancers consé­cutifs aux radiations que les plus de 20 ans.

Pour prévenir le cancer du sein, allaitez vos enfants long­temps… Si vous avez pris la pilule pendant plusieurs années, sur­tout si vous avez fumé ou bu pas mal d’alcool avant l’âge de 20 ans, voyez chaque année votre médecin pour un dépistage du cancer du sein à partir de l’âge de 30 ans. Si vous prenez un traitement hor­monal substitutif, vérifiez qu’il comprend bien de la progestérone naturelle et non de la progestérone de synthèse.

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