Les tecnique de secours

> > Les tecnique de secours ; écrit le: 14 mai 2012 par Samouha modifié le 24 février 2015

À chaque cas, ses gestes d’urgence

Ce n’est qu’après avoir évalué l’état de la victime que vous pouvez intervenir en effectuant le geste approprié.

Sachez que s’il faut en moyenne 10 minutes pour que les secours arrivent sur le lieu de l’accident, c’est pendant ces 10 minutes que se joue la survie d’un blessé et que de vos gestes dépendra l’issue du drame.

Voici, pour chacun des cas, la conduite à tenir.

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Premier cas

  • Il a perdu connaissance mais il respire et son cœur bat : placez-le en position latérale de sécurité

Cette position permet à l’accidenté d’avoir la bouche, le nez et le pharynx dégagés. Sa langue ne risque pas de chuter en arrière et de l’étouffer, et les éventuels vomissements peuvent s’évacuer sur le sol, et non s’accumuler dans la bouche, l’empêchant alors de respirer.

Les bons gestes

Enlevez tout ce qui pourrait gêner sa respiration (cravate, ceinture). Ôtez de la bouche tout ce qui pourrait l’obstruer (sable, vomissures…).

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Saisissez son épaule et sa hanche droite, et faites basculer le corps

sur le côté en douceur, sa jambe du dessus repliée contre le sol de

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Façon à stabiliser le corps.

Basculez légèrement sa tête vers l’arrière, sa bouche étant orientée vers le sol. Éventuellement, vous pouvez caler la victime en utilisant des couvertures ou des vêtements roulés que vous placez dans le bas du dos. Surveillez la respiration et le pouls de la victime en attendant les secours.

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Deuxième cas

  • Il a perdu connaissance, ne respire (presque) pas, mais son cœur bat : faites le bouche-à-bouche (la respiration artificielle)

En cas d’arrêt respiratoire, le bouche-à-bouche est la méthode la plus simple et la plus efficace. Elle consiste pour le sauveteur à insuffler de l’air riche en oxygène dans les poumons de la victime. Il est capital d’agir vite, car un arrêt respiratoire de plus de trois ou quatre minutes prive le cerveau d’oxygène et peut l’endommager de manière irréversible.

Les bons gestes

Allongez la victime sur le dos, si possible sur une surface rigide, et desserrez tout ce qui peut gêner la respiration (ceinture, col). Agenouillez-vous perpendiculairement à la victime, les genoux accolés sur l’un des côtés de son visage.

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Débarrassez la bouche de tout corps étranger (sang, vomissures) susceptibles de gêner le passage de la respiration.

Basculez doucement la tête de la victime en arrière. Posez une main sur son front, puis, avec l’autre, relevez sa mâchoire inférieure (son menton). L’action des deux mains va ainsi maintenir la tête en arrière, en hyper extension et faciliter le passage de l’air.

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Commencez alors la réanimation. Maintenez la tête du blessé basculée en arrière et, avec la main posée sur le front, pincez ses narines à l’aide du pouce et, de l’index (cela évite que l’air entré par la bouche ressorte immédiatement par le nez). Maintenez la bouche ouverte avec l’autre main en appuyant sur le menton.

Posez votre bouche sur celle de la victime et soufflez l’air. La poitrine doit se soulever.

Redressez-vous en relâchant le nez de la victime et vérifiez que la poitrine se rabaisse.

Recommencez vos insufflations à l’identique, et à un rythme régulier de 15 insufflations par minute (soit une insufflation toutes les 4 secondes), jusqu’à ce que la victime recommence à respirer seule.

Au terme de la première minute, vérifiez le pouls au niveau de la carotide pour vous assurer que le cœur continue à battre. Si vous ne percevez plus de pouls, il faut commencer le massage cardiaque (voir ci-contre).

Ne croyez pas qu’en absence de résultat, au bout de 10 à 15 minutes, c’est peine perdue. Il faut persévérer. Si vous ressentez un léger vertige, faites-vous relayer, respirez doucement quelques minutes, et reprenez la manœuvre.

Interrompez le bouche-à-bouche dès que la respiration spontanée de la victime reprend.

 Troisième cas

  • il a perdu connaissance, sa respiration et son cœur se sont arrêtés : pratiquez d’urgence ta réanimation cardio-respiratoire (massage cardiaque externe et bouche-à-bouche)

Cette technique associe toujours le massage cardiaque externe et le bouche-à-bouche. Elle ne peut se pratiquer qu’après s’être bien assuré que le blessé est en arrêt cardiaque : il ne réagit plus, ne respire plus et vous ne percevez plus son pouls, ni au poignet ni au cou. Cela indique que le cœur ne fonctionne plus ou qu’il est en passe de s’arrêter de battre.

Le principe de cette technique consiste, grâce au bouche-à-bou- che, à rétablir dans l’organisme de la victime du sang oxygéné et grâce au massage cardiaque, à provoquer des contractions cardiaques. Sa bonne réalisation peut paraître périlleuse, beaucoup de novices redoutent de masser au mauvais endroit et du même coup de fracturer une côte. Cette crainte est effectivement légitime, mais si rien n’est tenté, la victime est condamnée.

Les bons gestes

Allongez la victime sur le dos et sur une surface dure. Commencez par 2 insufflations par le bouche-à-bouche pour alimenter le sang en oxygène, puis vérifiez rapidement l’absence de pouls.

Agenouillez-vous contre son thorax.

Repérez le milieu du sternum (os long et vertical localisé entre les côtes) situé au milieu de la ligne qui joint les mamelons des seins. Placez vos paumes de mains l’une sur l’autre sur la partie inférieure du sternum. Relevez bien vos doigts pour qu’ils n’appuient jamais sur le thorax. Tendez vos bras verticalement de manière à transmettre le poids de votre corps sur le sternum.

Réalisez 15 appuis brefs. La fréquence des appuis doit être de 80 environ par minute. Le sternum doit s’enfoncer de 3 ou 4 centimètres. Revenez à la tête du blessé, pincez le nez et pratiquez 2 insufflations par le bouche-à-bouche en prenant soin de bien basculer la tête de la victime en arrière. Après chaque série de 15 appuis, insufflez 2 fois par le bouche-à-bouche, en prenant le pouls à la carotide toutes les 2 minutes. Si vous êtes deux sauveteurs, alternez l’insufflation tous les 5 appuis. Dès que le pouls redémarre, arrêtez immédiatement le massage, et poursuivez le bouche-à-bouche jusqu’à ce que la victime retrouve une respiration normale.

Placez ensuite le blessé en position latérale de sécurité.

Quatrième cas

il est en train d’étouffer, quelque chose est coincé dans sa gorge qui l’empêche de respirer : pratiquez immédiatement la manœuvre de Heimlich

Lorsqu’un corps étranger obstrue totalement la gorge, la personne est en état d’asphyxie, elle devient bleue, ne peut ni parler, ni tousser, elle a les pupilles dilatées, et tente en vain de reprendre sa respiration. Il faut réagir vite, car le manque d’oxygène peut très rapidement (en moins de 3 minutes) endommager le cerveau et à terme conduire à la mort. Le principe de cette manœuvre que chacun devrait connaître est d’exercer une pression au niveau de la partie haute de l’abdomen (sous le diaphragme) pour chasser vers l’extérieur l’objet coincé au fond de la gorge ou dans le larynx. Deux techniques sont utilisées : la manœuvre de Heimlich qui s’applique à l’adulte et la manœuvre de Mofenson, réalisée en première intention chez l’enfant de moins de 5 ans.

Les bons gestes

s’il s ’agit d’un adulte : la manœuvre de Heimlich.Placez-vous en position debout derrière lui, en lui entourant la taille.

Appliquez un poing fermé au niveau du creux de l’estomac (au- dessus du nombril, juste sous les côtes) ; l’autre main est placée sur le poing.

Ramenez brutalement les mains et les bras vers vous et légèrement vers le haut. Cette pression permettra de chasser l’air des poumons vers la trachée et du même coup d’expulser le corps étranger.

Répétez le geste plusieurs fois, si nécessaire. Chaque poussée doit être bien séparée de la précédente. Répétez l’opération jusqu’à ce que l’objet soit projeté violemment hors de la bouche.

Les bons gestes s’il s’agit d’un grand enfant Selon la taille de l’enfant la manœuvre peut être réalisée en mettant la victime devant vous (comme chez l’adulte), mais cette fois ses pieds ne touchent pas le sol, ou bien assise sur vos genoux ou sur une table. Entourez-lui la taille et mettez vos mains jointes au- dessus du nombril, sous ses dernières côtes. Ramenez brutalement les mains et les bras vers vous et légèrement vers le haut. Recommencez plusieurs fois jusqu’à expulsion de l’objet. Les bons gestes s’il s’agit d’un enfant de moins de 5 ans : la manœuvre de Mofenson Asseyez-vous et placez la poitrine de l’enfant sur votre cuisse, à l’horizontale, laissez sa tête dépasser de votre genou pour permettre l’évacuation du corps étranger. Frappez brutalement du plat de la main entre ses épaules une fois. Si le corps étranger n’est pas expulsé par la bouche, recommencez encore une fois. En cas d’échec, effectuez la manœuvre de Heimlich. (voir plus haut). N’hésitez pas à renouveler la manœuvre.

Cinquième cas

  • l’hémorragie semble importante, il saigne beaucoup : effectuez la compression manuelle (l’appui local)

Quelle que soit l’origine de l’hémorragie, il faut agir très rapidement, car au-delà d’une perte de sang supérieure à 25 % de la quantité totale, le corps ne dispose plus de suffisamment de sang pour assurer le débit sanguin dans tout l’organisme, et notamment dans les organes vitaux (cœur, cerveau, reins). La vie du blessé est alors en danger. Cela entraîne différents signes caractéristiques de l’état de choc : la respiration s’accélère, le pouls est très rapide, et de faible intensité, la victime est très pâle, a soif, se plaint de vertiges, de bourdonnements d’oreille. Couverte de sueurs froides, ses extrémités (mains, pieds) sont glacées, ses genoux marbrés. Elle est très agitée, et souffre de confusion mentale. Le blessé peut très rapidement perdre connaissance. La technique de l’appui local permet de comprimer les vaisseaux sanguins au point de saignement, ce qui interrompt le flux sanguin au niveau de la blessure et permet la formation d’un caillot.

Les bons gestes

Appuyez fortement sur la plaie avec la paume de la main, protégée si possible d’une compresse stérile ou d’un morceau de tissu (mouchoir, serviette, vêtement). Veillez à ce que les bords de la blessure soient bien rapprochés. Allongez le blessé. Si la plaie est située sur un membre et qu’aucune fracture n’est suspectée, surélevez le membre et soutenez-le à l’aide d’un coussin ou de vêtements roulés. Cela aura pour effet de diminuer la pression sanguine et donc de ralentir l’hémorragie. Dès que possible, posez plusieurs compresses stériles sur la blessure et appuyez dessus fermement. Si le sang suinte à travers le pansement, ne l’enlevez pas car vous risqueriez d’arracher le caillot de sang et de faire redémarrer l’hémorragie.

Recouvrez le tout avec un bandage (bandes, sparadrap, cravate, foulard) en faisant plusieurs tours de manière à bien comprimer la plaie. Attention cependant à ne pas couper la circulation sanguine en serrant trop le bandage. Si l’hémorragie continue ou reprend, placez d’autres pansements sur les précédents et à l’aide d’un nouveau bandage, serrez à nouveau fermement.

Une fois le pansement compressif réalisé, surveillez attentivement le blessé, et notamment son pouls. Pour retarder l’état de choc consécutif à une hémorragie importante, allongez le blessé sur le dos et surélevez ses pieds. Couvrez-le d’une couverture et surveillez-le jusqu’à l’arrivée des secours.

Vidéo : Les tecnique de secours

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