Les brûlures

> > Les brûlures ; écrit le: 14 mai 2012 par Samouha modifié le 24 février 2015

Si la peau protège nos organes internes des agressions de l’environnement, elle est du même coup aux premières loges pour subir les assauts des températures excessives. Un liquide ou un objet ayant une température supérieure à 48 °C mis

en contact direct avec la peau entraîne des lésions cellulaires. Les brûlures ne sont cependant pas le seul fait de la chaleur : elles peuvent aussi être provoquées par des agents chimiques (acides, bases, phosphore)
et physiques (rayons X,ultraviolets).

Définir la gravité des brûlures

Les brûlures comptent parmi les accidents domestiques les plus courants ;elles affectent en priorité les jeunes enfants et les personnes âgées. La plupart du temps, il s’agit de petites brûlures qui se soignent facilement à domicile, mais certaines, apparemment bénignes, sont plus graves et nécessitent l’avis d’un médecin. Il n’est pas toujours facile d’établir la gravité de ces plaies. Voici quelques éléments vous permettant d’évaluer leur gravité.

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L’âge de la victime

La brûlure est d’autant plus grave aux âges extrêmes de la vie (jeunes enfants et personnes âgées).

La profondeur de la brûlure

On distingue trois degrés de profondeur. Les brûlures du premier et du troisième degré sont assez faciles à reconnaître ; c’est le deuxième degré qui pose souvent problème.

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Les brûlures du premier degré ne concernent que l’épiderme, c’est-à-dire la couche superficielle de la peau. L’exemple type est le coup de soleil : la peau est rouge, chaude, et très douloureuse, et un jour ou deux après, elle peut peler. Ces brûlures guérissent en 48 heures.

Les brûlures du deuxième degré se caractérisent par l’apparition de « phlyctènes », c’est-à-dire de petites cloques remplies d’un liquide transparent. Elles peuvent être superficielles, ou plus profondes et dans ce dernier cas elles sont dites alors « intermédiaires ».

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Les brûlures du deuxième degré superficielles sont les plus courantes : la peau est couverte de cloques, elle est rouge et enflée, et surtout très douloureuse. Ces brûlures guérissent en moins de quinze jours sans séquelle. Les brûlures « intermédiaires » présentent un aspect variable, rouge ou grisâtre, sont insensibles au toucher et, signe caractéristique, la douleur est moindre. Ces brûlures présentent un risque important d’infection et, selon le cas, nécessitent une consultation médicale, voire une opération chirurgicale (greffe de peau) pour éviter les séquelles fonctionnel-les ou esthétiques. La cicatrisation est plus lente, entre quinze à vingt jours.

Les brûlures du troisième degré sont les plus graves. Elles touchent toute l’épaisseur de la peau et peuvent également détruire les muscles et les os sous-jacents. La partie brûlée est blanche, cireuse ou colorée en gris-noir. Ces brûlures peuvent être indolores, car les terminaisons nerveuses sont détruites. Les blessures du troisième degré nécessitent obligatoirement l’hospitalisation.

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La localisation de la brûlure

Indépendamment de leur profondeur, les brûlures du visage, de la bouche, du nez, des yeux, de la main, des pieds et de tous les plis de flexion du corps sont particulièrement graves en raison du risque d’apparition de cicatrices rétractiles, mais égale¬ment des répercussions respiratoires, fonctionnelles ou esthétiques qu’elles induisent.
Elles nécessitent dans tous les cas une consultation médicale ou une hospitalisation en vue d’une opération de chirurgie réparatrice.

L’étendue de la brûlure

Une brûlure est grave si elle touche plus de 10 % de la surface du corps chez l’adulte (l’équivalent d’une cuisse ou d’un bras) et plus de 5 % chez l’enfant et les personnes âgées. Dans ce cas, elle nécessite une hospitalisation urgente dans un centre spécialisé.

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A surface égale, c’est la profondeur qui est un élément aggravant.
Une brûlure de cigarette sur la main est plus grave qu’une brûlure superficielle de 5 centimètres de côté.

La brûlure est superficielle

S’il s’agit d’une brûlure superficielle du premier ou du deuxième degré, peu étendue, il est nécessaire de diminuer l’effet de la chaleur sur la peau. Le refroidissement de la zone brûlée doit être instantané et dans un délai maximum d’un quart d’heure après la survenue de l’accident. Plus le refroidissement de la blessure est précoce, plus il est efficace. Il empêche la diffusion de la brûlure en profondeur et calme la douleur.

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Les bons gestes

Placez la blessure sous un robinet d’eau froide (de 10 à 15 °C) à faible débit pendant 5 à 10 minutes. Prolongez l’immersion si la douleur persiste. Si vous ne disposez pas d’eau froide, vous pouvez utiliser n’importe quel liquide inoffensif (lait, bière).
Nettoyez doucement la blessure à l’eau et au savon de Marseille puis tamponnez la lésion à l’aide d’une solution antiseptique moussante type Bétadine, ou Septavon, ou encore d’un désinfectant type Dakin®. N’utilisez pas d’antiseptique coloré : si vous devez montrer la brûlure à un médecin, il ne pourra pas évaluer correctement sa profondeur.
Si une cloque apparaît, surtout ne la percez pas : elle risquerait de s’infecter.

Appliquez un tulle gras ou une pommade (type Biafine) et recouvrez la blessure d’une compresse de gaze stérile maintenue par un pansement.

Si les brûlures sont douloureuses, donnez du paracétamol au blessé.

En cas de brûlure peu importante, laissez la plaie à l’air libre. Sinon, renouvelez votre pansement toutes les 48 heures environ. En présence de douleur persistante ou de gonflement, consultez un médecin : il est probable que la brûlure soit plus profonde que prévue.

La brûlure est profonde et/ou étendue

L’eau et l’huile bouillantes sont à l’origine de brûlures du deuxième degré souvent étendues, tout comme le contact intense et bref avec un objet chaud (fer à repasser, plaque de four, etc.), ou avec des flammes. Les brûlures graves nécessitent de faire appel aux secours médicalisés (le 15 ou le 18). Vous ne pouvez pas les soigner ; contentez-vous de surveiller l’état de santé de la victime.

Les bons gestes

Appliquez de l’eau froide sur la brûlure pendant au moins 10 minutes. N’essayez pas d’ôter les vêtements brûlés de la victime : vous risqueriez d’arracher des lambeaux de peau en même temps que le tissu. Contentez-vous d’arroser les zones brûlées à travers les vêtements. Recouvrez toute la zone brûlée (sauf le visage) avec des compresses stériles ou, selon l’étendue de la lésion, avec un linge propre, sec et en fibres naturelles (non pelucheux) pour éviter les risques d’infection. En attendant les secours, couvrez la victime et surveillez ses fonctions vitales (pouls, respiration, conscience).

Si la victime est consciente et ne présente pas de brûlure dans le dos, allongez-la sur le dos et couvrez-la d’une couverture.

Si la victime est inconsciente, placez-la en position latérale de sécurité. Si la respiration et les battements cardiaques s’arrêtent, commencez immédiatement la réanimation.

Selon la gravité des brûlures, le blessé sera transféré dans un centre spécialisé des brûlés.

Les brûlures par flammes

Les brûlures par flammes sont les plus graves, car elles sont profondes, souvent étendues et atteignent des parties du corps découvertes (mains et
visage).

L’inflammation de vêtements entraîne des brûlures profondes : les vêtements synthétiques fondent, ceux en coton dégagent de la chaleur par combustion.

Face à cette situation, il faut éteindre le plus rapidement possible les flammes.

Les bons gestes

Commencez par étouffer les flammes en enfermant la victime dans une couverture en tissu non synthétique, un manteau, un tapis ou tout autre matériau textile lourd, puis allongez-la sur le sol. Cela prive les flammes d’oxygène et les étouffe. Si vous n’avez rien sous la main, roulez la victime sur le sol : cela suffit généralement à éteindre les flammes.

Ne déshabillez jamais la victime de crainte d’aggraver les lésions ; laissez au moins au contact de la peau la dernière couche de tissu.

Arrosez les zones brûlées et les vêtements avec de l’eau froide pendant 5 à 10 minutes. Ne mettez rien sur les brûlures, ni graisse ni pommade : vous risqueriez d’aggraver les blessures.

Recouvrez les brûlures avec un linge propre non pelucheux, ou une compresse de gaze stérile, sans toucher aux brûlures.
Pour éviter l’état de choc, surélevez les jambes du blessé.

Si la respiration et les battements cardiaques s’arrêtent, commencez la réanimation cardio-respiratoire (bouche-à-bouche et massage cardiaque associés).

Les brûlures électriques

Bien que rares, ces brûlures de petites dimensions, principale-ment localisées aux mains ou à la bouche (si c’est un enfant) sont provoquées par une électrocution en basse tension, c’est-à-dire de 220 volts. Elles se traduisent par une petite rougeur au point d’entrée et de sortie du courant électrique. Il faut cependant se méfier de ces brûlures apparemment bénignes, car elles sont potentiellement dangereuses et profondes (du troisième degré). En effet, il ne faut pas oublier qu’en traversant le corps de la victime, le courant électrique peut être responsable de toute une série de lésions parfois très graves, notamment au niveau musculaire.

En présence d’une telle brûlure, et même si la personne s’est apparemment bien remise de son électrocution, il est vivement conseillé de consulter un médecin.

Les brûlures chimiques

Les produits chimiques les plus dangereux sont utilisés dans l’industrie. Les brûlures chimiques survenant à la maison sont dues aux acides (sulfurique, nitrique, chlorhydrique, acétique) et aux bases (soude caustique, ammoniaque, eau de Javel) ou à l’antirouille. Les yeux sont particulièrement vulnérables et la projection de ces substances peut être responsable de lésions très graves, voire même de cécité.

La gravité des brûlures chimiques dépend de la nature du pro-duit, de sa concentration, de la quantité renversée ou projetée et surtout de sa durée de contact avec la peau ou les yeux. Bien qu’une intervention rapide s’impose, il faut toujours prendre garde à ce que le produit ne vous brûle pas à votre tour.

Retirez les vêtements imprégnés de produit ; placez la zone touchée sous l’eau courante, en vous protégeant de toute projection(notamment dans les yeux ) pendant au moins 15 minutes et procédez comme pour les brûlures graves.

 Les brûlures chimiques des yeux

Elles sont particulièrement graves car elles sont susceptibles d’entraîner
des séquelles importantes (cécité). Elles résultent de la projection accidentelle dans l’œil de produits domestiques et atteignent généralement les deux yeux.

Tous les produits ne présentent pas les mêmes dangers. Les solvants (acétone, alcool, éther), ainsi que le gaz lacrymogène occasionnent plutôt des lésions bénignes ; l’œil est bien sûr douloureux et larmoyant, mais sans baisse de vision. À l’inverse, les acides (en particulier sulfurique,nitrique, chlorhydrique, acétique) et les bases (soude caustique, ammoniaque, eau de Javel et chaux) peuvent être responsables de lésions très graves.

La cornée est opaque ou blanche, les yeux sont larmoyants et la victime présente une diminution de son acuité visuelle.

Les bons gestes

Lavez immédiatement les yeux avec du sérum physiologique ou à défaut avec de l’eau du robinet pendant au moins 10 minutes, en demandant au blessé de cligner de l’œil. Si cela est impossible, utilisez une bouteille d’eau et versez son contenu sur les yeux.

Recouvrez l’œil, paupières fermées d’une compresse de gaze stérile et alertez le 15. La victime sera évacuée vers une unité d’ophtalmologie.

Vidéo : Les brûlures

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2 réponses pour "Les brûlures"

  1. stephan houde  12 novembre 2012 at 0 h 50 min

    Je m apel stephan, il y a un an , la mere de mes enfant
    est tomber sous la mauvais influantce d un etranilger qui devenu ami d, il a intrduit de la drogue ,boisson,et lele trafic de stupefiant. Son nom est Martin Dezaine,il aa bruler les deux pied de ma fille elle avait 2 ans
    Elle a temoigner a sa grand mere ,Martin cigarette,epar la suite Martin bruler, les cicatrice sont aparent. Elle sont rond ,et elle le dit souvent quand j ai une cigarette dans les main. Le centre jeunesse ,ne fait rien
    Et la police non plus ,je voudrait de l aide pour ,un expertise profetionelle

    Répondre
  2. Nom (obligatoire)  12 novembre 2012 at 1 h 08 min

    Pouver vous m aider. Le jeunesse dise apres declarer les brulure de cugarette ,dise que jaurais pas la guard il me croit pas ,je suis trop agressif, pour la securiter de Martin Dezaine je me lance a labandon des enfant, la justice ne fait rien , aucune enquete ,ou bien rencontre un specialice,c est des brulure. Pouver vous me referer a un specialiste,ou diagnostquer ma petit fille,elle a subit un trouble psycologic. Elle me donne des gifle. Je ne suit plus son protcteur. Elle est facher j etait pas la pour la proteger, le systeme est lache et coronput,SVP, j ai besoin d aid.

    Répondre

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