Blessures par écrasement

> > Blessures par écrasement ; écrit le: 14 décembre 2012 par imen modifié le 27 février 2015

L’écrasement d’un membre signifie des lésions de la peau, des muscles et des os, avec des conséquences, dans les jours qui sui­vent, sans commune mesure avec l’état rassurant de la victime. C’est le syndrome d’écrasement, qui menace tous les ensevelis et nécessite une prise en change médicale précoce.

 L’écrasement d’un membre

  •  Il peut s’agir d’une victime d’un accident de travail, d’un accident de la route, d’un effondrement d’immeuble, d’une avalanche, d’un glissement de terrain, d’un accident de chemin de fer, dont un membre (la compression du tronc ou de la tête est incompatible avec la survie) est resté comprimé plusieurs heures par une charge lourde : plaque de béton, arbre, poteau électrique….
  • Le membre écrasé peut picoter ou être endormi ; la victime ne peut plus le bou­ger. La peau est froide, livide, insensible. Autour de la zone lésée, les tissus sont gonflés et durs en raison de l’œdème qui s’installe; des ecchymoses et des vési­cules apparaîtront au niveau de la compression lorsque la charge sera levée. Il n’y a pas de pouls perceptible au-delà de la partie comprimée.
  •   Parfois, l’écrasement est la seule lésion apparente et la victime, avant son déga­gement, va très bien; parfois, la charge a provoqué une fracture de l’os sous- jacent ; parfois encore, l’écrasement s’accompagne d’un délabrement musculaire et cutané important avec une hémorragie. Toutefois, il arrive que des plaies pro­fondes ne saignent pas tant que la compression est maintenue; être très prudent au moment de lever la charge, car elles peuvent saigner abondamment.

Le syndrome d’écrasement

  •  Si la compression persiste quelques heures et si elle intéresse une masse mus­culaire importante (cuisse, épaule, mollet), la victime pourra développer un syn­drome d’écrasement. Celui-ci débute durant la phase de compression : les tissus situés au niveau de la charge et au-delà ne sont plus irrigués par le sang et donc sont privés d’oxygène et d’aliments. Leur survie se fait au prix d’une fabrication importante de déchets qui s’accumulent. Par ailleurs, les cellules musculaires détériorées par l’écrasement laissent s’échapper certains de leurs constituants, qui vont se comporter en toxines pour l’organisme.
  • Lors de la levée de la compression, la circulation sanguine va reprendre dans la zone comprimée. Le sang entraînant tous les déchets dans la circulation, il s’en suivra une détresse circulatoire et un arrêt du fonctionnement des reins pouvant, à terme, être mortel.

La conduite à tenir

  •   Chaque fois qu’un blessé est resté avec un membre écrasé pendant plus de trente minutes, on ne doit pas lever la compression tant qu’il n’a pas été pris en charge par une équipe médicale. Si la charge doit être levée malgré tout, il faut auparavant mettre en place un garrot serré à l’origine du membre.
  •   Si la compression a duré moins de trente minutes, on doit lever la charge le plus rapidement possible, noter l’heure de libération et la durée de l’écrasement.

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