Immobilisation de fractures des membres

> > Immobilisation de fractures des membres ; écrit le: 16 décembre 2012 par imen modifié le 27 février 2015

Toute fracture doit être immobilisée en attendant l’arrivée des secours, mais les circonstances font parfois que l’attente sera longue. Il existe des techniques d’immobilisation efficaces

Les circonstances d’une immobilisation improvisée

  •   Un blessé avec une fracture ne doit pas être déplacé, sauf si sa vie est en péril là où il se trouve ou si les conditions climatiques sont défavorables. Il faut alors réali­ser une immobilisation temporaire avant le déplacement.
  •     Dans une zone non habitée, comme lors d’une promenade en forêt, une randon­née à cheval ou une course en moyenne montagne, le temps pour que l’alerte soit donnée et pour que les secours arrivent risque d’être long. Une immobilisation diminue la douleur et permet d’attendre plus confortablement.
  •    Si le transfert vers le véhicule sanitaire impose un bref trajet, l’immobilisation sera indispensable pour interdire tout mouvement du membre fracturé. Si la défor­mation du membre est telle qu’aucune immobilisation n’est possible, la victime sera calée sur place et les secours conduits jusqu’à elle.

Les immobilisations de membre supérieur

  •     Les fractures des doigts, de la main et de l’avant-bras peuvent être immobilisées au moyen d’une écharpe simple. Pour les fractures du coude et du bras, il convient de renforcer l’immobilisation au moyen d’une contre-écharpe, réalisée avec un tri­angle présenté pointe en bas et base au niveau de l’épaule; les deux extrémités sont nouées sous l’épaule du côté opposé et la pointe est tire-bouchonnée au niveau du coude.
  •   Pour les fractures de la clavicule, les fractures de côte et les luxations, on utilise une écharpe oblique. Le sauveteur présente le triangle avec la pointe vers le bas et une extrémité sur l’épaule du côté sain ; la victime place son avant-bras en travers de.sa poitrine. La base est glissée doucement sous l’avant-bras ; la seconde extré­mité passe dans le dos et est nouée avec l’autre. La pointe est remontée vers le bras et l’écharpe est tendue, puis fixée.

Les immobilisations de membre inférieur

  •     Si l’on doit réaliser une immobilisation, on utilise des liens larges, réalisés par pliage de triangles sur eux-mêmes. Pour une fracture du bassin ou de la cuisse, on place deux liens larges au niveau du bassin, d’abord un vers le bas puis un vers le haut, chevauchant le premier sur la moitié de sa largeur et noués sur la hanche du côté sain. On place un rembourrage entre les deux membres, un bandage en « 8 » entre les chevilles et les pieds, noué sous ces derniers, et un bandage large autour des genoux noué du côté sain.
  •    Pour une fracture de la jambe, après avoir rembourré entre les deux membres, on pourra se contenter d’un lien large en « 8 » autour des chevilles et des pieds et d’un autre autour des genoux. Si la victime doit être déplacée, ajouter un lien large au niveau des jambes, un autour des cuisses et un au-dessous de la fracture.

Vidéo : Immobilisation de fractures des membres

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