Le cœur

> > Le cœur ; écrit le: 20 décembre 2011 par La rédaction

    L’élément central de la circulation sanguine est le cœur. C’est un muscle creux qui fonctionne comme une pompe foulante et aspirante.

    Par sa fonction foulante, il chasse le sang qu’il contient dans les artères ; par sa fonction aspirante, il recueille le sang véhiculé par les veines. Il accomplit cette double fonction en se contractant et en se dilatant alternativement d’une façon synchronisée.

La vie entre les mains. Organe essentiel, le coeur est un muscle non volontaire qui assure l'indispensable circulation sanguine.

    Le cœur est situé dans la partie médiane de la cage thoracique entre les deux poumons. Sa couleur est d’un rouge plus ou moins sombre. Il est entouré d’une sorte de sac séro-fibreux, le péricarde. Extérieurement, le cœur a la forme d’une pyramide grossièrement triangulaire. Sa base est dirigée vers l’arrière et la droite et son sommet, ou apex, pointe en avant vers le bas et à gauche, au niveau du cinquième espace intercostal gauche.

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  Des sillons divisent le cœur en quatre parties : deux oreillettes et deux ventricules. Ces sillons (auriculo-ventriculaire, intraventiculaire et interauriculaire) sont comblés par de la graisse, de couleur jaunâtre, qui enrobe les vaisseaux du cœur. Les deux oreillettes se prolongent par deux ventricules aplatis, de forme irrégulière : les auricules droit et gauche, qui s’enroulent, le premier à droite, autour de l’aorte, le second à gauche, autour de l’artère pulmonaire.

    On remarque de gros vaisseaux qui arrivent au cœur : les veines, au nombre de six ; et d’autres vaisseaux qui en repartent : les artères, au nombre de deux. Les deux artères s’abouchent sur la face antérieure du cœur, l’artère pulmonaire ; au ventricule droit, l’artère aorte, au ventricule gauche. Les deux veines cave (veine cave supérieure et veine cave inférieure) et les quatre veines pulmonaires s’abouchent respectivement dans les oreillettes droite et gauche, un peux en arrière dans le plan de la base du cœur.

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Coupe transversale du coeur

    L’intérieur du cœur est partagé en deux parties, la droite et la gauche, séparées par une paroi musculaire. Chacune de ces deux parties est constituée de deux cavités : l’une supérieure, l’oreillette ; l’autre inférieure, le ventricule. Les deux oreillettes sont séparées par la cloison interauriculaire ; les deux ventricules par la cloison interventriculaire. On peut donc parler de deux cœurs, le gauche et le droit.

   Chaque ventricule communique avec l’oreillette qui lui correspond par un orifice auriculo-ventriculaire muni d’une valvule. Ce dispositif ne permet le passage du sang que de l’oreillette vers le ventricule. On distingue ainsi la valvule mitrale, à gauche, et la valvule tricuspide, à droite.
Le cœur droit chasse le sang dans les poumons, réalisant ainsi la petite circulation. Le cœur gauche chasse le sang dans tout le corps, réalisant la grande circulation. Après la fermeture du trou de Botal, à la naissance, il n’y a plus aucune communication entre le cœur gauche et le cœur droit ; le sang des deux parties du cœur ne se mélange pas.

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    Les orifices des artères qui s’abouchent aux ventricules possèdent des valvules sigmoïdes ou semi-lunaires qui empêchent le sang chassé du cœur d’y faire retour. En revanche, les orifices veineux ne possèdent pas de valvules. Le volume moyen d’une oreillette (100 ml) est égal à la moitié de celui d’un ventricule. La paroi du ventricule gauche, qui doit fournir un effort plus important (elle assure la grande circulation), est plus épaisse que celle du ventricule droit.

Vue postérieure du coeur

Le péricarde se compose de deux parties :

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  •     La séreuse péricardique, dont les deux feuillets, qui peuvent coulisser l’un sur l’autre, délimitent la cavité péricardique ;
  •    Le sac fibreux péricardique, qui double le feuillet externe (pariétal) de la séreuse et qui, par un système de ligaments, se rattache à la colonne vertébrale, au sternum et au diaphragme, arrimant ainsi le cœur à la cage thoracique.

    Le cœur se compose d’un tissu musculaire épais, le myocarde, doublé à l’intérieur d’une membrane, l’endocarde. Le myocarde est un muscle automatique, composé de fibres musculaires striées regroupées en faisceaux. Il possède son propre système nerveux indépendant du système nerveux central : le système nerveux intracardiaque constitué d’un grand nombre de cellules et de fibres nerveuses groupées notamment dans deux régions appelées nœud de Keith et de Flack et nœud d’Aschoff-Tawara. La synchronisation des mouvements de contraction est assuré par le système cardionecteur, composé d’éléments nerveux et musculaires.
L’oreillette droite reçoit le sang provenant de la tête, des bras (veine cave supérieure) et de la partie inférieure du corps (veine cave inférieure). Par la tricuspide (appelée ainsi parce qu’elle est composée de trois valvules), l’oreillette droite communique avec le ventricule droit.

    Le ventricule droit reçoit le sang de l’oreillette par l’orifice auriculo-ventriculaire droit. C’est de ce ventricule que part l’artère pulmonaire conduisant le sang aux poumons. Comme on l’a vu précédemment, l’orifice où débouche l’artère pulmonaire
est bouché par les valves sigmoïdes qui empêchent le sang parvenu dans l’artère de retourner dans le ventricule.

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    L’oreillette gauche collecte le sang reçu par les quatre veines pulmonaires et, par l’orifice auriventriculaire gauche, communique avec le ventricule gauche, fermé lui aussi par une valvule, la valvule bicuspide, (formée de deux valves, elle est aussi appelée mitrale car elle a la forme d’une mitre d’évêque renversée).

Vue antérieure du coeur (partie appuant contre le sternum et les côtes)

    C’est du ventricule gauche que part la plus grosse artère de l’organisme, l’artère aorte. Le ventricule gauche reçoit le sang de l’oreillette gauche par l’orifice auriventriculaire gauche. L’artère aorte est, elle aussi, dotée à son embouchure de valvules sigmoïdes qui ont la même fonction que celles de l’artère pulmonaire : elles empêchent le retour du sang dans le ventricule.

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  • Systole auriculaire :

    Les deux oreillettes se contractent simultanément. L’oreillette droite reçoit le sang des veines cave ; la gauche, celui des veines pulmonaires : le sang est poussé dans les ventricules. En passant, le sang poussé par la contraction provoque l’ouverture des valvules auriculo-ventriculaires qui se rabattent aussitôt que cesse la contraction. La durée de la systole auriculaire est de  1/10 de seconde.

  • Systole ventriculaire :

    Les deux ventricules se contractent simultanément. Le sang est alors poussé dans le corps et les poumons par le biais des artères aorte et pulmonaire. Cette poussée provoque l’ouverture des valvules sigmoïdes. Pour cela, il faut que les valvules auriculo-ventriculaires soit fermées, sinon le sang refluerait dans l’oreillette. La durée de la systole ventriculaire est de 3/10 de seconde. Puis les valvules sigmoïdes se ferment pour empêcher le sang de refluer dans les ventricules.

  • Diastole générale :

     Les deux ventricules et les deux oreillettes se relâchent en même temps. Cette phase, qui dure 4/10 de seconde, est celle de la pause pendant laquelle le cœur est au repos. Puis, le cycle (dont la durée est de 0,8 seconde soit 75 à 80 cycles à la minute) reprend.
C’est différence de pression créée dans les cavités du cœur par les contractions du muscles qui permet l’aspiration ou le refoulement du flux sanguin. Pendant les diastoles, les oreillettes et les ventricules sont distendus et le sang s’y engouffre. En se contractant lors des systoles, les cavités, agissant comme une poire en caoutchouc, expulsent le sang. Cette alternance de dilatation et de contraction s’appelle la révolution cardiaque.

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