Maîtrise du stress et de la frustration de renseignant

> > Maîtrise du stress et de la frustration de renseignant ; écrit le: 26 mai 2012 par najla modifié le 19 mars 2015

Il est certain qu’il est difficile d’enseigner à l’enfant hyperactif. Il est souvent très perturbateur et, de plus, il est imprévisible. Enseigner à ces enfants exige donc beaucoup d’un enseignant et cette situation est souvent source de stress et de frustration. L’enseignant devra prévoir des mécanismes pour réduire au minimum sa vulnérabilité devant ces enfants.
Le premier conseil que je donnerais à ces enseignants serait d’ignorer le plus possible les comportements perturbateurs de ces enfants. Il faut se garder de réagir à chaque comportement négatif de l’enfant; seuls les gestes qui nuisent au reste de la classe devront être relevés. Par contre, lorsqu’il faut intervenir, il importe de le faire de façon immédiate. Je suis conscient de la difficulté qu’il y a à suivre ce conseil; c’est un idéal à atteindre, et tant mieux si on peut le réaliser.
Il faut aussi, dans la mesure du possible, éviter de réagir émotivement. d’enfant impulsif exprime facilement beaucoup de choses et ses parolès ‘sont souvent blessantes pour son entourage. Je me souviens d’un jeune garçon qui avait accueilli un matin son enseignante en lui disant: «T’as donc mis une robe laide ce matin.» L’enfant avait oublié rapidement ces paroles. Pour l’enseignante, cela avait été plus difficile.
Idéalement, un enseignant devrait toujours être préparé à ce genre de commentaire de la part d’un enfant hyperactif; celui-ci n’agit pas ainsi par méchanceté. L’enseignant devrait toujours garder à l’esprit que l’enfant est handicapé et n’est pas entièrement responsable de ses actions; il pourra alors faire preuve de plus de sang-froid lorsque ce sera nécessaire.
Lorsque des activités exceptionnelles sont prévues, comme des sorties, l’enseignant devrait toujours tenter de prévoir le comportement de l’enfant hyperactif. Ainsi, il sera prêt à réagir si des situations nécessitant une intervention disciplinaire surviennent.
Finalement, il est fortement conseillé aux enseignants de ne jamais hésiter à faire appel aux spécialistes: psychologues, orthopédagogues, etc. Demander leur assistance n’équivaut pas à faire preuve d’incompétence; c’est simplement qu’on est conscient de ses limites et des difficultés que représentent les symptômes de l’enfant. On peut aussi demander des conseils à des enseignants plus expérimentés, surtout ceux qui ont travaillé longtemps avec des groupes d’enfants à problèmes. S’ils ont réussi sans souffrir de burn ouï, c’est peut-être qu’ils ont mis au point des trucs qui pourront aider leurs collègues moins expérimentés.
Dans son ouvrage déjà cité, le Dr Michael Gordon s’est amusé à décrire l’enseignant idéal et la classe idéale pour les enfants hyperactifs. Vous pourrez trouver ces propositions dans les annexes 3 et 4. Il est évident qu’il est utopique de penser qu’il sera un jour possible d’offrir une telle classe et un tel enseignant à ces enfants. Ce modèle peut quand même servir de guide à ceux qui travaillent avec eux.
Devant une telle liste de suggestions, plusieurs enseignants seront découragés par l’ampleur de ce qu’on leur demande (et c’est légitime). Je leur répondrai que «Rome ne s’est pas faite en un jour»; ce que je tente de leur transmettre est une liste de suggestions qu’ils pourront adapter à leurs besoins, et ce progressivement, une chose à la fois.
Si on dit souvent qu’il faut des parents exceptionnels pour interagir efficacement avec les enfants souffrant d’hyperactivité, c’est tout aussi vrai pour leurs enseignants. Tous les jours, ces enfants les feront douter de leurs capacités. Un pousseront au maximum leur faculté d’imaginer de nouvelles formes d’intervention; ils éprouveront leur patience.
Mais si les enseignants apprennent à les connaître et à les accepter tels qu’ils sont, ils leur apporteront aussi beaucoup. Le simple fait de les aider à réussir est extrêmement valorisant. De plus, parce qu’ils sont impulsifs, ils expriment rapidement leur satisfaction pour l’aide qu’ils reçoivent, ce qui est aussi très valorisant.

Pascal est un jeune garçon de douze ans qui consulte un médecin pour difficultés scolaires. Il est actuellement en sixième année spéciale (où il suit un programme de cinquième année) et il a beaucoup de difficulté. On vient de l’aviser que s’il ne fait pas plus d’efforts, il se retrouvera en cheminement particulier continu lorsqu’il sera au secondaire.

Son enseignant pense qu’il est inutile qu’il voit un médecin, car c’est un enfant normal. On le croit simplement paresseux. Il ne ressemble en rien à ces hyperactifs qui donnent tant de maux de tête à leurs enseignants. Son enseignant n’a rien à redire sur son comportement si ce n’est qu’il est souvent dans la lune. Il ne dérange pas les autres enfants, bouge très peu. Lorsque vient le temps des examens, il semble travailler au ralenti. Il semble aussi avoir de la difficulté à se concentrer. Or, malgré ses diffi­cultés scolaires, il a une intelligence normale selon les tests.À la maison, c’est un enfant facile à satisfaire, qui se retire souvent dans son monde à lui plutôt que de rechercher la com­pagnie d’autres enfants. Il a beaucoup d’imagination.

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Jusqu’à récemment, on considérait que tous les enfants ayant des problèmes scolaires dus à des difficultés d’attention souf­fraient d’un même dérèglement. On parlait de troubles déficitai­res de l’attention (Attention Déficit Disorder) avec ou sans hyperactivité. Progressivement, il est apparu aux chercheurs que les deux groupes étaient différents sous plusieurs aspects, et pas seulement sur le plan de leur niveau d’activité. Durant la deuxième moitié des années quatre-vingt, des recherches ont été menées pour savoir s’il s’agissait de deux variantes du même problème ou de deux pathologies différentes.

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