L’ostéopathie et l’art dentaire peuvent se compléter

> > L’ostéopathie et l’art dentaire peuvent se compléter ; écrit le: 9 février 2012 par Mahfoudhi

L’ostéopathie a un rôle diagnostique, car elle doit détecter les dérangements fonctionnels des articulations. Elle a aussi un but thérapeutique car elle restaure les rapports anatomiques et fonctionnels entre les différents éléments articulaires (élé­ments moteurs tels que les muscles et les tendons, éléments de contention mécanique tels que les ligaments, l’enveloppe articulaire [la capsule], et éléments osseux dans leurs rapports respectifs).

Ces dérangements articulaires sont source :

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  • de douleurs locales ou Irradiées ;
  •   d’inflammation ;
  •  de contractures musculaires de défense ou de fatigue par surmenage fonc­tionnel ;
  •   et avec le temps, de détérioration des éléments anatomiques et d’arthrose.

Il existe une interdépendance étroite entre l’art dentaire et l’ostéopathie.

Les troubles de l’occlusion tels par exemple qu’une surélévation, un faux contact dentaire (provoqué par une usure des dents saines voisines d’une couronne en céramique qui ne s’use pas avec le temps), va provoquer une asymétrie de contact. Cette asymétrie sera responsable d’une fatigue des articulations temporomandibulaires situées juste devant le pavillon de l’oreille.

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L’ostéopathe qui détectera ce dysfonctionnement articulaire devra faire appel au praticien dentaire pour corriger la cause première de cette souffrance pouvant générer des douleurs locales mais aussi des maux de tête ou d’autres symptômes qui peuvent avoir motivé la consultation chez l’ostéopathe.

Un autre exemple : la perte de la dimension verticale (diminution de la distance entre les arcades dentaires provoquée par l’usure normale des dents) est responsable d’une accentuation de la courbure cervicale pouvant être à l’origine de fortes douleurs cervicales et crâniennes chez un patient porteur d’arthrose et de raideur des cervicales, indolores jusque-là. Dans ce cas, l’ostéopathe demandera l’intervention dentaire.

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La mandibule est mobilisée par des muscles proches de l’articulation (masséters, ptérygoïdiens…) mais aussi par de puissants muscles qui s’insèrent sur le crâne (temporaux, digastriques…). Elle a un lien étroit avec la colonne cervicale par une solide membrane, l’aponévrose cervicale moyenne et via l’os hyoïde, par les muscles situés au-dessus et au-dessous de ce petit os situé juste devant la gorge.

Tout dérangement dans ces éléments anatomiques va avoir une incidence sur le fonctionnement des articulations temporomandibulaires :

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  •  conséquences locales : douleurs, contractures musculaires, inflammation, craquements puis usure des ménisques ;
  •  conséquences dentaires : douleurs, déchaussements, usure ou rupture de prothèse.

Le spécialiste saura solliciter l’ostéopathe lorsque les symptômes persistent après qu’il a effectué les soins dentaires éventuellement nécessaires.

De même – et par anticipation -, il pourra solliciter un examen, voire un traite­ment, ostéopathique avant la pose de prothèses élaborées chez un patient présentant des dérangements cervicaux ou des asymétries lors des mouvements d’ouverture/ferme­ture de la mâchoire.

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Ainsi, une collaboration éclairée est parfois nécessaire.

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