L’asthme est-il une maladie psychosomatique ?

> > L’asthme est-il une maladie psychosomatique ? ; écrit le: 18 juillet 2012 par lamia modifié le 3 mars 2015

L’asthme est-il l’expression, localisée aux poumons, de l’anxiété du sujet qui en est atteint ? La lecture du livre de E. Albert et L. Chneiweiss, L’anxiété au quotidien, dans cette même collection, permet d’avoir un début de réponse. De l’autre point de vue, qui est le nôtre ici, quelque» anecdotes vont nous permettre de nous rendre compte que cette question n’est pas dénuée de sens.

Au moins vont contre l’hypothèse de l’asthme, maladie psychosomatique. Le premier est qu’il existe un lien plus que probable entre l’hyperréactivité bronchique et nos chromosomes. Le second est que cette hyperréactivité bronchique est facilement reproduite sur des animaux de laboratoire, et qu’il existe chez l’homme une hyperréactivité bronchique non spécifique. Enfin, aucune étude n’a pu confirmer cette hypothèse, de l’asthme comme maladie psychosomatique.

Que deviendra l’asthme de votre enfant ?

Votre enfant asthmatique ne sera pas obligatoirement un adulte asthmatique. On peut estimer que 80 % des enfants asthmatiques guériront de leur asthme avant leur puberté. Seuls 20 % des enfants poursuivront leur asthme au-delà de cette période. Il n’y a pas à notre connaissance de facteurs prédictifs permettant de savoir ce que fera votre enfant.

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À l’inverse, des travaux récents semblent suggérer que l’asthme n’est qu’une des facettes de la maladie générale de l’enfant. Si l’on parvient à prévenir l’expression de la dermatite atopique, il semble que l’on puisse empêcher celle de l’asthme ou la retarder. Cette hypothèse fait l’objet de recherches actives, car l’enjeu est important, en termes de santé publique et individuelle.

Est-ce qu’un (des) parent (s) asthmatique(s) transmettra (ont) son (leur) asthme à son (leur) enfant ?

La réponse à cette question est la même que celle concernant l’origine génétique de l’asthme. Si les deux parents sont asthmatiques, les enfants ont une possibilité non négligeable, mais pas absolue de faire de l’asthme. La réponse ne peut pas être plus précise car le mode de transmission de l’asthme n’est pas connu exactement. Il est impossible de donner des chiffres concernant la transmission de cette maladie, car il y a trop de risques qu’ils soient fantaisistes.
Nous pouvons donner des chiffres concernant l’atopie. Si deux parents sont atopiques, en terme d’IgE, en ayant la même maladie, par exemple de l’asthme, leur enfant a 60 % de « chance » d’avoir une maladie atopique, que ce soit de l’asthme mais aussi de l’eczéma, une dermatite, etc. Si un seul des parents est atopique, le risque pour l’enfant est de 30 %, alors que si aucun de ses parents ne l’est, le risque est de 13 %.

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Il arrive que deux parents non allergiques et non asthmatiques aient un enfant asthmatique, mais c’est exceptionnel. Le tabagisme passif joue un rôle certain dans la genèse de l’asthme. I e tabagisme passif est le fait de respirer l’air chargé de fumée de tabac lorsque l’on est soi-même non fumeur. C’est ce qui arrive aux enfants de fumeurs. Outre la tentation d’imiter leurs parents, de fumer, la respiration de ces fumées pendant l’enfance est un des facteurs impliqués dans la survenue de l’hyper-réactivité bronchique. Cela se comprend aisément, Qui n’a pas toussé en inhalant de la fumée de tabac ? La fumée de tabac est constituée d’agents irritants et va donc agresser les bronches de nos enfants. Cette agression créerait des « portes d’entrée » aux allergènes, permettant une sensibilisation plus facile. De même, le rôle de la densité d’allergène a été reconnu comme un facteur favorisant dans l’expression de la maladie, comme on l’a vu pour les acariens.

On a beaucoup parlé des mesures alimentaires, diététiques, dans la prévention de l’asthme. Qu’en est-il ? Les mesures diététiques de prévention de l’allergie par des régimes hypoallergéniques, que cela soit pendant la grossesse de la mère ou, pour l’enfant, à partir de sa naissance, n’ont pas réussi à prévenir l’asthme. Ces mesures sont un échec. Néanmoins, un régime hypoallergénique permet de retarder la survenue des autres manifestations allergiques, comme l’eczéma atopique, la dermatite atopique, etc.

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