Implant contraceptif

L’implant contraceptif est un petit bâtonnet souple placé sous la peau du bras, qui libère en continu une hormone empêchant la grossesse pendant trois ans. En France, le modèle disponible contient de l’étonogestrel, un progestatif de synthèse. C’est l’une des méthodes de contraception les plus efficaces, car son action ne dépend d’aucun oubli.
Comment fonctionne l’implant ?
L’implant mesure environ 4 centimètres de long pour 2 millimètres de diamètre. L’étonogestrel qu’il diffuse agit principalement en bloquant l’ovulation. Il épaissit aussi la glaire du col de l’utérus, ce qui gêne le passage des spermatozoïdes. L’implant ne contient pas d’œstrogène : il peut donc convenir à des femmes à qui la pilule combinée est déconseillée, après avis médical.
Son efficacité est très élevée et se maintient pendant toute sa durée d’action. Elle peut toutefois être diminuée par certains médicaments, notamment des traitements de l’épilepsie, de la tuberculose ou du VIH, ainsi que par le millepertuis : il faut toujours signaler le port d’un implant à un médecin ou à un pharmacien.
La pose et le retrait
La pose est réalisée par un médecin ou une sage-femme formés, en consultation, sous anesthésie locale. L’implant est introduit sous la peau de la face interne du bras, en général du côté non dominant. Des cas rares de migration de l’implant ont conduit les autorités sanitaires à préciser la technique et la zone de pose. Après l’insertion, la personne doit pouvoir sentir l’implant sous ses doigts ; s’il n’est pas palpable, une vérification s’impose, et une autre contraception doit être utilisée en attendant.
L’implant doit être retiré ou remplacé au bout de trois ans. Il peut aussi être enlevé à tout moment, à la demande. Le retrait se fait par une petite incision, également sous anesthésie locale. La fertilité revient rapidement après le retrait.
Effets indésirables possibles
L’effet le plus fréquent concerne les saignements : règles irrégulières, saignements imprévisibles, plus rares, plus fréquents ou, au contraire, absence de règles. Ce changement est sans danger mais constitue la première cause de retrait anticipé. D’autres effets peuvent survenir, comme de l’acné, des maux de tête, une sensibilité des seins, des variations de poids ou des changements d’humeur. Une consultation de contrôle quelques mois après la pose permet de faire le point.
Comme toute contraception hormonale, l’implant comporte des contre-indications (certains cancers hormonodépendants, maladies du foie, antécédents de thrombose, saignements génitaux inexpliqués…), qui sont recherchées lors de la consultation préalable. Il ne protège pas des infections sexuellement transmissibles : seul le préservatif le fait.
Pour qui ?
L’implant convient particulièrement aux personnes qui souhaitent une contraception de longue durée sans contrainte quotidienne. Le choix d’une méthode reste personnel et se fait avec un professionnel de santé, en fonction de l’âge, des antécédents et des préférences. D’autres méthodes existent : Stérilet, Contraception patch, et des conseils lorsque la pilule est mal tolérée : Quelle contraception lorsque la pilule est mal supportée ?


vous devez être connecter pour déposer un commentaire connecter