Interrompre une grossesse

Interrompre une grossesse de façon volontaire, ce que la loi française appelle l’interruption volontaire de grossesse (IVG), est un droit encadré par le Code de la santé publique. Toute femme enceinte qui ne souhaite pas poursuivre sa grossesse peut la demander, qu’elle soit majeure ou mineure. Les règles présentées ici concernent la France ; elles ont évolué à plusieurs reprises depuis 1975 et peuvent encore changer : il convient de vérifier les dispositions en vigueur auprès d’un professionnel de santé ou des sources officielles.
Le cadre légal en France
L’IVG a été dépénalisée par la loi du 17 janvier 1975, dite loi Veil. Depuis la loi du 2 mars 2022, elle peut être pratiquée jusqu’à la fin de la quatorzième semaine de grossesse, soit seize semaines après le premier jour des dernières règles. Depuis mars 2024, la Constitution mentionne la liberté garantie à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. L’IVG est prise en charge à 100 % par l’Assurance maladie, et la confidentialité peut être demandée. Elle ne doit pas être confondue avec l’interruption médicale de grossesse, possible pour des raisons médicales graves selon une procédure distincte.
Les deux méthodes
- L’IVG médicamenteuse repose sur la prise successive de deux médicaments, qui interrompent la grossesse puis provoquent l’expulsion. Elle n’est possible qu’en début de grossesse, dans un délai plus court que la méthode instrumentale. Elle peut être réalisée en établissement de santé, en centre de santé sexuelle ou en ville, par un médecin ou une sage-femme habilités.
- L’IVG instrumentale, dite chirurgicale, consiste à aspirer le contenu de l’utérus, sous anesthésie locale ou générale, dans un établissement de santé. Elle est possible jusqu’au terme légal.
Le choix de la méthode dépend du terme de la grossesse, de l’état de santé et des préférences de la femme, après information par le professionnel.
Le parcours
Le parcours commence par une consultation auprès d’un médecin ou d’une sage-femme : la femme formule sa demande et reçoit une information complète sur les méthodes, leurs risques et leurs effets possibles ; le terme de la grossesse est vérifié, souvent par une échographie. Un entretien psychosocial est systématiquement proposé ; il est obligatoire pour les mineures. La femme confirme ensuite sa demande par écrit auprès du professionnel. Les délais de réflexion obligatoires qui existaient auparavant ont été supprimés. Si une anesthésie est prévue, une consultation pré-anesthésique a lieu avant l’intervention. Une consultation de contrôle est recommandée après l’IVG ; elle permet aussi de faire le point sur la contraception.
Le cas des mineures
Une mineure peut demander une IVG. Le consentement de l’un des titulaires de l’autorité parentale est recherché, mais si elle souhaite garder le secret, elle peut se faire accompagner dans ses démarches par une personne majeure de son choix. La prise en charge est alors assurée sans que les parents en soient informés.
Où s’informer
Un médecin, une sage-femme, un centre de santé sexuelle ou un établissement de santé peuvent informer et orienter. Un numéro vert national, anonyme et gratuit, le 0 800 08 11 11, répond aux questions sur la sexualité, la contraception et l’IVG, et le ministère chargé de la santé publie un site d’information officiel. Il faut se méfier de sites qui se présentent comme neutres mais cherchent à dissuader : depuis 2017, le délit d’entrave à l’IVG s’applique aussi aux pressions et aux informations trompeuses diffusées en ligne.


1 réponses pour "Interrompre une grossesse"
bonjour suis vrément désespérée suis en seinte de 1 mois comment faire pour l’arrêter répondez moi je sais pas quoi faire je suis perdue
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