Le mental Anticancer : Une personnalité propice au cancer ?

> > Le mental Anticancer : Une personnalité propice au cancer ? ; écrit le: 15 juillet 2012 par azza modifié le 28 février 2015

À l’université de Californie à San Francisco, les chercheurs en psychologie Lydia Temoshok et Andrew Kneier ont comparé les réactions émotionnelles des patients atteints de maladies cardiaques avec celles des malades souffrant d’un cancer. Ils les soumettaient à de petits chocs électriques, mesu­raient leurs réactions physiologiques, puis leur demandaient de raconter comment ils avaient vécu l’expérience. Physiquement, les patients souffrant d’un cancer réagissaient aux chocs plus fortement que ceux avec une maladie cardiaque, mais ils avaient ensuite tendance à les minimiser lorsqu’ils répondaient aux questions des chercheurs5. Temoshok a proposé le concept de « personnalité de type C » pour les patients atteints de cancer (par contraste avec la personnalité de type A, caractéristique des tendances agressives et impatientes des cardiaques). La plupart des psychothérapeutes qui ont travaillé avec des personnes souffrant d’un cancer – comme Cari O. et Stéphanie Simonton, le docteur Lawrence LeShan, ou Ian Gawler – ont retrouvé des éléments psychologiques communs, non pas chez tous, mais chez un bon nombre d’entre eux.

Comme moi, il s’agit souvent de personnes qui, à tort ou à raison, ne se sont pas senties pleinement accueillies dans leur enfance. Leurs parents ont pu être violents ou irascibles, ou bien simplement froids, distants et exigeants. Souvent, ces enfants ont reçu peu d’encouragements et ont développé un sentiment de vulnérabilité ou de faiblesse. Par la suite, pour être sûrs d’être aimés, ils ont décidé de se conformer au maximum à ce qu’on attendait d’eux plutôt que de suivre leurs propres penchants. Rarement en colère (parfois jamais !), ils deviennent des adultes « vraiment gentils », « toujours prêts à aider les autres », « un saint-bernard, une sainte ! ». Ils évitent les conflits et mettent leurs besoins et leurs aspirations profondes en veilleuse, parfois pour le restant de leurs jours. Afin de garantir la sécurité émotionnelle qui leur tient tant à cœur, ils peuvent se surinvestir considérablement dans un seul aspect de leur vie : leur métier, leur mariage, ou leurs enfants. Lorsque celui-ci est soudain menacé ou perdu – par un échec professionnel, un divorce, la retraite, ou simplement le départ des enfants de la maison -, la douleur vécue dans l’enfance resurgit. Souvent, elle est plus ravageuse encore, parce qu’elle s’accompagne de l’impression que, quoi qu’on fasse, on ne peut y échapper.

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Ce deuxième traumatisme donne lieu à des sentiments d’impuissance, de désespoir, d’abandon. Et ce sont ces sentiments- là – l’impuissance surtout – qui peuvent peser gravement sur l’équilibre psychologique et corporel. Une de mes collègues thérapeutes appelle cela le phénomène du « touché-coulé » en référence à la bataille navale de notre enfance. La première blessure, celle de l’enfance, est encore supportable même si elle se fait toujours sentir. Lorsqu’un deuxième coup vient frapper exactement au même endroit, c’est tout l’édifice psy­chologique mais aussi physique qui peut s’effondrer. A l’uni­versité d’Emory, à Atlanta, le laboratoire du professeur Charles B. Nemeroff a publié une étude récente qui vient conforter ce modèle du « touché-coulé ». Des patients déprimés à l’âge adulte avec une histoire de traumatisme dans la petite enfance voient leurs facteurs d’inflammation (qui favorisent le développement du cancer) réagir d’une façon particulièrement violente à un stress de laboratoire.

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Une réponse pour "Le mental Anticancer : Une personnalité propice au cancer ?"

  1. corbeau  5 novembre 2012 at 19 h 05 min

    bonjour
    j’ai lu cette article dans le livre de David Servan schreiber.
    j’ai eu une enfance avec un père violant et une mère qui m’ignorait. je suis une personne trés vulnérable trop gentille , j’ai toujours eu un manque de confience en moi. Ce qu’il a décrit , j’ai eu cette sensation qu’on me comprenait. je n’ai pas de cancer , et fais tout pour pas en avoir son livre est de trés bon conseil.

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