La mort cérébrale

> > La mort cérébrale ; écrit le: 30 novembre 2011 par La rédaction

Qu’est-ce que la mort cérébrale ?

Rien n’était plus facile que de définir la mort (arrêt de l’activité respiratoire et cardiaque) mais avec l’avènement des méthodes médicales de réanimation permettant de maintenir ses deux fonctions vitales une nouvelle définition devint nécessaire pour remédier aux lacunes de la précédente.

La mort cérébrale, appelée également coma dépassé ou coma de type IV, est définie comme l’état de cessation complète, définitive et irréversible de l’activité cérébrale .

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La définition de la mort change avec les progrès scientifiques, dans un temps la mort était synonyme d’arrêt de la respiration ; encore pas tres longtemps c’étais le tour de l’arrêt cardiaque et dernièrement c’est la mort cérébrale et qui sait demain nous aurons peut être une nouvelle approche.

Ainsi une personne pourrait être déclaré morte alors que son cœur continuait à battre sous prétexte qu’elle présente une mort cérébrale.

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Comment la mort cérébrale est-elle diagnostiquée ?

Le diagnostic de mort cérébrale est posé essentiellement sur un examen clinique minutieux .

Les examens complémentaires sont réalisés au moindre doute.

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La déclaration de mort cérébrale impose la présence des critères suivants :

  • La connaissance de la cause du coma et de la destruction cérébrale (trauma crânien, rupture d’anévrisme,…).
  • La certitude de l’irréversibilité du coma, et l’exclusion des comas d’origine toxique (hypnotiques, sédatifs, alcool, drogues, curares,…), endocrinienne, métabolique (coma hypoglycémique) ou secondaire à une hypothermie (<32°C).
  • La présence d’un coma profond (absence de réaction à toute stimulation).
  • L’abolition de tous les réflexes du tronc cérébral: (pupilles fixes par disparition du réflexe photomoteur pupillaire), disparition du réflexe oculo-moteur, du réflexe cornéen, de la ventilation spontanée).

De plus, en complément des trois critères cliniques mentionnés précédemment, il doit être recouru pour attester du caractère irréversible de la destruction encéphalique :

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  • soit à deux électroencéphalogrammes nuls et aréactifs effectués à un intervalle minimal de quatre heures, réalisés avec amplification maximale sur une durée d’enregistrement de trente minutes et dont le résultat doit être immédiatement consigné par le médecin qui en fait l’interprétation ;
  • soit à une angiographie objectivant l’arrêt de la circulation encéphalique et dont le résultat doit être immédiatement consigné par le radiologue qui en fait l’interprétation.
  • Si la personne dont le décès est constaté cliniquement, est assistée par ventilation mécanique et conserve une fonction hémodynamique, l’absence de ventilation spontanée est vérifiée par une épreuve d’hypercapnie : augmentation du gaz carbonique dissous dans le plasma sanguin

Quelles sont les principales causes ?

  • La mort cérébrale est une façon peu courante de mourir : elle ne représente qu’à peu près 0,5% des décès recensés.

La première cause de mort encéphalique est l’accident vasculaire cérébral (AVC), hémorragique ou ischémique (55-60% des donneurs).

La mort encéphalique par traumatisme routier a fortement régressé actuellement.

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D’autres causes de mort encéphalique sont les anoxies (= manque brutale d’oxygène), les intoxications, des traumatismes crâniens non liés aux accidents de la voie publique.

Ce que le médecin peut faire .

Un tel diagnostic requiert une certitude absolue, une fois celle ci acquise, le médecin responsable doit :

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  • Soit cesser la ventilation artificielle, afin de ne pas prolonger une situation sans issue.
  • Soit poursuivre le traitement de réanimation en vue d’un prélèvement d’organes à des fins thérapeutiques.

La mort cérébrale est une situation désespérer ou la médecine est incapable de faire quoi que ce soit et c’est pour cette raison qu’on la considère comme une mort réelle au même titre que l’arrêt cardio-respiratoire, la seule issue étant de sauver la vie d’une autre personne grâce à la transplantation d’organe.

Le concept de mort diffère d’un état à l’autre et d’une personne à une autre et cette différence de point de vue est légitime et permise puisque nous parlons tous d’une chose mystérieuse et les seules vérités qui existent même médicales sont toutes des hypothèses.

Ainsi apparaît-il clairement que la différence entre les points de vue médicaux n’est autre que la différence entre les concepts philosophiques d’un chacun.

Ce qui revient à dire qu’il est impossible de discuter de la mort uniquement dans le cadre de la médecine.

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