Contre la fatigue, le repos sous toutes ses formes

> > Contre la fatigue, le repos sous toutes ses formes ; écrit le: 15 mai 2012 par chiraz modifié le 26 février 2015

Quels sont les éléments d’un repos réparateur ?

Selon le dictionnaire : « Le repos est la cessation partielle du mouvement/travail dans le but d’atténuer, d’apaiser la fatigue. »

On retrouve là d’emblée les deux composantes du repos : le repos physique et le repos psychologique. On rejoint la notion plus actuelle de « récupération » qui sous-entend d’une part la compensation d’un effort physique ou psychologique, d’autre part un nouveau départ vers la vie active. La notion tout aussi actuelle de « retraite » est plus définitive : c’est, pour une retraite bien comprise, à la sortie du monde dit actif, la continuation d’une activité à son rythme, sans la pression du rendement, les contraintes financières, etc.

En fait, on peut dire que le repos est un changement de vie temporaire plus ou moins complet qui permet de décrocher de l’activité fatigante.

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Maintenant, faut-il ne plus rien faire ou changer d’activité, rester chez soi ou aller ailleurs, s’isoler ou voir des amis ? Du moment que le but est atteint, ce sera « comme vous le sentez » : il y a autant de repos que de fatigues ou de fatigués.

Être fatigué, c’est avoir laissé s’accumuler une dégradation des biorythmes ; se reposer, c’est restaurer ces biorythmes sur le plan physique et/ou sur le plan mental.

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Toutefois, trois préalables sont indispensables à la bonne efficacité du repos.

Quels sont les préalables au repos ?

Ces trois préalables peuvent paraître une lapalissade, et pourtant…

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Il faut tout d’abord comprendre que l’on est fatigué, ce qui n’est pas toujours facile. En cas de fatigue débutante, c’est l’entourage qui vous la fait remarquer. En cas de fatigue très intense, on peut parfois continuer sur sa lancée sans réagir. Là encore, l’entourage a son mot à dire. Dans tous les cas, on ne peut pas se reposer pour ou à cause des autres.

Il est important d’accepter la fatigue, de ne pas la mépriser, de ne pas s’en servir comme d’un alibi utile, de ne pas être vexé si ce sont les autres qui vous la font remarquer. Il n’est pas honteux d’être fatigué, on n’a pas à se culpabiliser de se reposer. Le repos, c’est une halte avant de repartir en avant.

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Enfin, il faut trouver le temps de se reposer, c’est-à-dire tout simplement qu’il suffit de décider de se faire du bien. En effet, des deux organisations, celle du travail et celle du repos, il n’y a aucune raison pour que la première écrase la deuxième au prix de notre santé.

Quand et où faut-il se reposer ?

Si l’on veut que le repos soit efficace et suffisant, il faut le mettre en œuvre dans des conditions favorables.

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Quand faut-il l’envisager ?

Pas trop tardivement, sinon il devient insuffisant en soi. Autant dire aussitôt que l’on reconnaît les premiers signes de fatigue et que l’on s’aperçoit que :

  •    l’effort physique ou la résistance deviennent difficiles ;
  •     la concentration ou la créativité s’amoindrissent ;
  •    le moral ou le tonus commencent à manquer.

Bref, aussitôt que l’on s’aperçoit que l’on a « trop tiré sur la corde bioénergétique ».

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Où, dans quel endroit faut-il le mettre en œuvre ?

Quel que soit le lieu, dans une « retraite », c’est-à-dire en dehors de votre lieu de travail ou d’occupation professionnelle.

Cette retraite peut être tout simplement votre domicile, sachant toutefois que si vous pouvez vous y reposer, vous pouvez plus difficilement vous y changer les idées : le même environnement génère les mêmes pensées.

Ce peut être un autre lieu, ce qui peut présenter le double avantage, grâce au changement de cadre, de vous permettre d’oublier vos préoccupations, et de vous donner un espace pour faire de l’exercice physique.

Cet autre lieu peut aller de la villégiature, si vous avez une résidence secondaire, à l’immersion en pleine nature (camping) ou au séjour dans une station de remise en forme ou de thalassothérapie.

Peut-on, ou doit-on, arrêter toute activité ?

Faut-il obligatoirement ne plus rien faire pour se reposer ?

Nos différentes activités doivent être menées à un certain rythme… ou biorythme. Si l’on va au-delà, c’est la fatigue, si l’on reste en deçà, c’est aussi la fatigue… par lassitude de ne rien faire.

Donc, il faut certainement « lever le pied de l’accélérateur », c’est le principe même du repos, mais garder une activité de base. Il peut s’agir d’une activité physique : quelques marches ou balades à vélo, ou une activité plus soutenue d’endurance douce : marche tonique, jogging, vélo, natation, etc.

D’autres activités à composante physique non sportive occupent aussi l’esprit : jardinage en extérieur, bricolage en intérieur.

Il peut s’agir d’une activité sédentaire et occupant avant tout l’esprit : elle peut être à dominante passive (cinéma, théâtre, concert…) ou plus active, pratiquée alors seul (musique, mots croisés), à deux (échecs ou autres jeux de société) ou en groupe (Scrabble, bridge…). D’où la question : faut-il être seul ou accompagné ?

C’est selon : pour se reposer physiquement, c’est plus ou moins indifférent ; certaines professions « grand public » entraînent une fatigue relationnelle, il faut donc alors se retrouver seul ou en petit comité. En cas de fatigue morale, il vaut mieux être entouré pour se changer les idées, mais entouré d’individus choisis pour leur caractère gai.

Comment accompagner le repos ?

Un certain nombre de mesures accompagnent les activités de base du repos et en augmentent l’efficacité.

Activité physique

Nous avons vu que les activités physiques d’endurance douce sont indiquées en cas de fatigue psychologique, laquelle est alors transformée en fatigue physique facilement curable par le repos. L’exercice physique augmente en effet l’oxygénation du cerveau et la production des endorphines, nos morphines naturelles. Cette activité physique peut être complétée par des séances d’étirements (stretching) pour combattre les contractures des muscles et débloquer les articulations.

Massages

Les massages d’une manière générale ont un double effet :

  •     assouplissement des muscles contracturés par la tension nerveuse et disparition de troubles tels que courbatures, maux de tête, etc. ;
  •    mobilisation de la peau sur les tissus sous-cutanés, qui aboutit à une sensation de détente et d’euphorie.

Les massages superficiels amènent une sensation de bien-être par stimulation des morphines naturelles de l’organisme, les endorphines. Les massages plus appuyés, tonifiants, ont aussi un effet de drainage de la lymphe et de désengorgement des zones de stase. Les massages appuyés type palpé-roulé ont une fonction d’élimination des toxines. Deux ou trois séances par semaine donnent de très bons résultats. Ces massages commencent à s’intégrer dans les entreprises.

Exercices mentaux

Des exercices psychologiques peuvent aussi être associés : relaxation profonde avec contrôle respiratoire, méditation avec purification du cerveau. Ces aspects seront développés dans les chapitres sur la prévention de la fatigue.

Hygiène de vie

Dans tous les cas, sont indiqués :

  •     un sommeil de récupération suffisant en nombre d’heures sans pour autant le prolonger à l’excès, bien positionné dans le temps, c’est-à-dire plutôt coucher tôt et lever tôt, complété éventuellement par une sieste d’une demi- heure – trois quarts d’heure en milieu de journée ;
  •    une diététique de détoxication, un petit peu analogue à celle du plan de cinq jours des sevrages tabagiques : boisson abondante (2,5 1 par jour), alimentation donnant la préférence aux fruits et légumes frais, céréales, viande blanche et poisson, en évitant les graisses, les aliments hypersucrés, les aliments acides, les féculents.

On s’aperçoit qu’en fait le repos correspond à un véritable changement de vie temporaire plus ou moins complet.

Comment apprécier les conséquences du repos ?

Au terme de votre période de repos ou récupération, trois cas peuvent se présenter :

  •    vous êtes parfaitement en forme : la forme physique est là, le moral est présent, l’esprit et l’attention sont aiguisés ; vous êtes prêt à rebondir dans la vie active. Mais n’oubliez pas que certaines mesures sont à prendre pour éviter ou retarder le plus possible la survenue d’un nouvel épisode de fatigue ;
  •     vous êtes tout juste défatigué ou bien un certain degré de lassitude persiste, physique ou psychologique ; sans doute votre période de repos n’a-t-elle pas été assez longue, prolongez-la ou, si c’est impossible, essayez de reprendre progressivement en vous ménageant des créneaux de récupération ;
  •     vous êtes aussi fatigué qu’au départ, voire plus. De deux choses l’une : ou votre repos a été mal suivi, ou il n’a pas été réparateur et il faut alors soupçonner des troubles du sommeil et pratiquer un enregistrement du sommeil en milieu spécialisé ; si ce tracé est normal, c’est que vous êtes en proie à une fatigue anormale, syndrome de fatigue chronique ou fatigue-alarme pouvant correspondre à une maladie sous-jacente : le recours au professionnel de santé s’impose.

Quelles possibilités offre une période de repos ?

Mis à part le fait de se défatiguer, le repos, du fait du temps libre qu’il offre, apporte d’autres possibilités.

La première est d’étudier et de tester sa fatigue :

  •     quelles en sont les composantes (physique, morale, intellectuelle) et dans quelles proportions ?
  •   quel en est le type (réactionnel ou constitutionnel) ?
  •    quelle est la part qui vient de l’extérieur et celle qui vient de soi-même ?
  •     quelles en sont les circonstances (professionnelles, familiales, etc.) ?
  •    quelles en sont les conséquences dans la vie de tous les jours ?

Ce point aura des répercussions immédiates sur la structuration même du repos, mais à plus long terme c’est déjà un grand pas vers la maîtrise de la fatigue.

La deuxième possibilité est d’apprendre à être à l’écoute de son corps et des signaux qu’il nous envoie, de manière à éviter une forme d’esprit erronée de type doping psychologique (« je veux toujours être le premier ») ou addiction au travail (« je ne sais pas me reposer »).

La dernière possibilité, enfin, va nous amener à prendre des mesures préventives pour diminuer la fréquence et l’intensité des épisodes de fatigue et pour que, idéalement, de même que l’asthénie précède l’effort, le repos puisse précéder la fatigue.

Quels sont les centres de remise en forme « institutionnels » ?

Il s’agit avant tout des cures hydro-climatiques et des cures de thalassothérapie.

Les cures thermales

Ces cures agissent par trois voies :

  •     l’éloignement des soucis et des lieux de travail et la mise au vert ;
  •     les stages de remise en forme physique souvent proposés par certains établissements ;
  •      les propriétés propres aux eaux de la cure : eaux de détoxication (Contrexéville, Évian, Vittel), eaux d’amincissement ou d’amaigrissement (Eugénie-les-Bains), eaux utilisées contre le stress, l’anxiété, l’irritabilité (Divonne-les-Bains, Néris-les-Bains, Bagnères-de-Bigorre).

Les cures durent trois semaines. Les soins sont remboursés par la Sécurité sociale après entente préalable ; l’hébergement ne l’est pas.

La thalassothérapie

Elle se rapproche du thermalisme par : l’hydrothérapie, la diététique, la physiothérapie, enfin, la climatothérapie par son air iodé et/ou ionisé. L’eau de mer (milieu marin), en dehors de ses diverses formes d’application (bain, douche) ou de ses températures (froide ou chaude), est un milieu extrêmement riche en oligoéléments et en minéraux. Les centres de thalassothérapie sont échelonnés tout le long du littoral. On peut citer entre autres stations du côté de la Manche : Le Touquet, Ouistreham, Trouville, Perros-Guirec ; sur le versant Atlantique : Quiberon, La Baule – Les – Pins, Oléron, Biarritz, Hendaye ; sur les rivages de la Méditerranée : Banyuls, Collioure, Saintes-Maries-de-la-Mer, Antibes, et bien d’autres.

Les modalités de remboursement sont fonction de la convention de l’établissement et du fait qu’il s’agit d’une affection médicale ou non. Les autres soins ou cures ne sont pas remboursés.

Existe-t-il des solutions de proximité ?

qu’ils proposent, y sont souvent inclus des cours de stretching, des séances de relaxation, voire pour certains des cours de tai-chi-chuan ou de yoga.

Enfin, rien ne vous empêche d’aménager chez vous un « espace de défatigation », qui comportera un matériel minimal nécessaire à un entraînement physique d’endurance douce (vélo d’appartement, rameur, etc.), un tapis de relaxation ou de stretching, une chaîne hi-fi pour pratiquer la musicothérapie, une baignoire pour hydrothérapie, etc.

Disposer d’un tel espace chez soi, véritable petit centre anti-fatigue à domicile, où l’on peut laisser ses soucis au vestiaire avant d’entrer, permet de devenir conscient de la nécessité du temps de récupération.

De plus en plus nombreuses sont les villes où il existe un ou plusieurs centres de fitness et de remise en forme. Outre l’activité physique défatigante

qu’ils proposent, y sont souvent inclus des cours de stretching, des séances de relaxation, voire pour certains des cours de tai-chi-chuan ou de yoga.

Enfin, rien ne vous empêche d’aménager chez vous un « espace de défatigation », qui comportera un matériel minimal nécessaire à un entraînement physique d’endurance douce (vélo d’appartement, rameur, etc.), un tapis de relaxation ou de stretching, une chaîne hi-fi pour pratiquer la musicothérapie, une baignoire pour hydrothérapie, etc.

Disposer d’un tel espace chez soi, véritable petit centre anti-fatigue à domicile, où l’on peut laisser ses soucis au vestiaire avant d’entrer, permet de devenir conscient de la nécessité du temps de récupération.

Vidéo : Contre la fatigue, le repos sous toutes ses formes

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