Autres maux

> > Autres maux ; écrit le: 15 mai 2012 par Samouha modifié le 24 février 2015

Le mal des transports

Pour beaucoup, le voyage est synonyme de sac en plastique sorti in extremis et d’arrêt catastrophe au bord de la route. Le mal des transports n’est pas grave mais il se manifeste dans tous les moyens de locomotion : air, terre, mer. Son origine ? Une hypersensibilité aux mouvements imperceptibles de la tête qui, lorsqu’ils sont perçus par l’oreille interne (où se situe l’organe de l’équilibre), déclenche via le cerveau des réactions digestives négatives. Il se manifeste essentiellement par des nausées, plus ou moins importantes, accompagnées de vomissements, de sueurs froides, de maux de tête, souvent de vertiges et d’un malaise général. Son intensité est cependant variable, allant de la simple sensation d’inconfort à la prostration la plus complète. Le malade est très pâle et devient alors incapable de bouger et de parler.

Les bons gestes

Avant le voyage, évitez l’appréhension : c’est bien connu, c’est parce qu’on a peur d’être malade qu’on le devient. Même si vous n’avez pas faim, faites un repas léger composé d’aliments solides (pour éviter les ballonnements dans l’estomac) et sucrés (gâteaux secs, biscottes, confitures, fruits) : un taux élevé de sucre dans le sang diminue le mal des transports. En prévention, deux heures avant votre départ, prenez un médicament dit antinaupathique type Cocculine qui contient de la caféine.

Pendant le voyage, évitez le compartiment fumeur, les atmosphères confinées, chaudes et bruyantes qui aggravent les symptômes. Installez-vous à l’avant de la voiture, au milieu d’un autobus, ou au centre de gravité d’un bateau ou d’un avion (demandez au personnel naviguant). Au premier malaise, allongez-vous en position semi-couchée, la tête calée dans l’axe du déplacement. Evitez de lire, de regarder sur les côtés. Fixez au contraire un repère lointain. Si vous vous en sentez capable, mangez des aliments sucrés (pommes, biscottes) pour maintenir votre taux de sucre et si nécessaire reprenez vos médicaments à la dose prescrite. Si vraiment le mal ne passe pas, vous pouvez prendre un antispasmodique (type Spasfon) ou un anti vomitif (Primpéran).

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Le barotraumatisme (mal aux oreilles en avion)

Les personnes très sensibles aux variations de pression atmosphérique dans les avions redoutent par dessus tous les atterrissages et les décollages. Ils déclenchent chez eux des douleurs, des bourdonnements et des claquements dans les oreilles qui sont complètement bouchées. Cela est dû à la différence de pression entre celle qui règne dans la caisse du tympan et celle de la cabine de l’avion.

Les bons gestes

Pour soulager ce petit mal, il faut réintroduire de l’air dans l’oreille de façon à obtenir une pression égale à celle de l’extérieur. Un seul moyen : la déglutition (qui favorise l’entrée ou la sortie d’air de l’oreille). Si vous avez la chance de voyager sur une compagnie qui distribue des friandises au décollage et à l’atterrissage, prenez- en, sinon, mâchez des chewing-gums et apportez vos provisions.

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Lorsque la douleur survient à la suite d’un trou d’air, c’est-à- dire d’un changement de pression brutal, une technique simple permet de soulager la douleur : pincez-vous le nez, fermez la bouche puis avalez votre salive ou soufflez en gonflant les joues. Si la douleur persiste ou s’accompagne d’un écoulement d’oreille, de fièvre, d’une atteinte de l’ouïe et de l’équilibre, faites appel au personnel naviguant formé pour venir en aide dans de tels cas aux voyageurs.

La sensibilité au décalage horaire

Le passage de plusieurs fuseaux horaires perturbe le rythme physiologique ; en général, les effets du décalage horaire se manifestent dès le franchissement de 4 fuseaux horaires. Cela se traduit dans les jours qui suivent le vol par toute une série de petits maux : insomnie, manque d’appétit, désordres gastro-intestinaux, malaise général et sentiment d’être déboussolé. Ils s’estompent spontanément. Il faut compter 1 jour d’adaptation pour chaque tranche de décalage de 90 minutes vers l’ouest et pour chaque tranche de 60 minutes de décalage vers l’est, du moins en théorie, car face au « syndrome du décalage horaire », on observe de grandes variations individuelles.

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Les bons gestes

Les personnes très sensibles peuvent les atténuer en suivant ces consignes :

  • avant le départ : faites de bonnes nuits, vous aurez ainsi du sommeil d’avance, et mangez peu. Cette diète vous permettra de mieux vous adapter aux plats locaux pris à des heures décalées, de manger par exemple un Cari d’agneau alors que pour vous, c’est l’heure du café/croissant chaud ;
  • dans l’avion : dès le décollage, réglez votre montre sur l’heure du pays d’arrivée et adoptez d’emblée le nouveau rythme. Si votre arrivée est prévue tôt le matin (heure locale), installez- vous sur votre siège et forcez-vous à dormir en vous équipant d’un masque anti lumière, et de boules Quilès. À l’inverse, si vous arrivez en soirée, essayez de résister au sommeil, en abusant de café et de thé. Buvez beaucoup : un organisme bien hydraté s’adapte mieux au décalage horaire ;
  • à l’arrivée : calez-vous sur le rythme du pays. S’il est minuit, et que vous n’avez pas sommeil : prenez un somnifère type Stil- nox, (testez-le avant de partir). S’il est 9 h, et que vous tombez de fatigue : forcez-vous à tenir. Le premier jour, allez-y doucement et les jours suivants, accordez-vous une sieste, mais pas trop longtemps, et si possible à l’extérieur, à la lumière du jour, car celle-ci agit comme un signal qui ordonne au cerveau de modifier son rythme biologique.

Le coup de soleil carabiné

Banals en période estivale, ils sont le résultat d’une exposition trop prolongée aux U.V. sans protection solaire. La peau est rouge, gonflée, et très chaude ; elle démange et est très sensible au toucher. 11 s’agit d’une brûlure superficielle.

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Les bons gestes

Passez les zones affectées régulièrement à l’eau froide et appliquez une crème cicatrisante appropriée (Biafine, buvez  abondamment de l’eau, prenez du paracétamol pour calmer la douleur et éventuellement une crème anti-inflammatoire (type Parfenac). Et surtout, attendez que votre peau retrouve une couleur normale, et ait fini de peler pour de nouveau lézarder.

Si des cloques apparaissent, il s’agit d’une brûlure de deuxième degré ; faites couler de l’eau fraîche sur la zone brûlée, appliquez un antiseptique (type Poliodine) et appliquez du tulle gras ; faites un pansement. Consultez un médecin. Il vous prescrira un traitement approprié aux brûlures. Toute exposition au soleil est alors interdite jusqu’à guérison complète.

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L’allergie au soleil

Sous le terme plutôt mignon de licite, se cache une allergie à la hausse, responsable de petits boutons qui surgissent brutalement.

Au début, elle se manifeste par une rougeur de la peau, puis, quelques heures après, la lucite se déclare. Elle prend tantôt l’aspect de minuscules cloques, tantôt de petits boutons rouges ressemblant à de l’urticaire. Dans les deux cas, elle atteint les parties du corps exposées (rarement le visage) et occasionne d’horribles démangeaisons.

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Sont en cause les U.V.A qui pénètrent profondément dans la peau. Bien qu’on ignore son origine exacte, l’allergie au soleil survient en général après la première exposition solaire brutale ou prolongée de l’année, et est favorisée par la prise de médicaments photo sensibilisants qui provoquent des réactions anormales de la peau aux U.V.

Les bons gestes

Le traitement repose sur la prise d’antihistaminiques (anti allergie), voire d’anti-inflammatoires (sans corticoïdes) accompagnée de pulvérisations d’eau thermale sur les zones touchées. Avec bien entendu l’interdiction formelle de s’exposer au soleil. Comptez 4 ou 5 jours avant un retour progressif à la plage.

Les récidives étant fréquentes (parfois des années après), consultez un dermatologue : il pourra vous prescrire à titre de prévention des médicaments contre le paludisme (Nivaquine), à prendre 8 jours avant le départ associée à un traitement à base de vitamines et de caroténoïdes et une crème protectrice solaire à base de béta carotènes.

La surdité brutale

Lors du bal traditionnel du 14 juillet, vous avez décidé d’être aux premières loges, mais vous aviez oublié la ribambelle de gamins faisant claquer leurs pétards, et de préférence au milieu de la foule, juste à côté de vous. Résultat : après un sifflement, des bourdonnements d’oreille (et éventuellement des vertiges), vous n’entendez plus d’une oreille. Si au terme de 12 heures, votre audition n’est pas redevenue normale, il faut en urgence se rendre chez un O.R.L. qui fera un diagnostic. Vous avez peut-être une rupture du tympan.

 L’ophtalmie des neiges

L’action des U.V. sur des yeux non protégés accélère le vieillissement du cristallin, détériore la rétine et provoque terme un risque de cataracte précoce.

Ceux qui pratiquent du ski d’été sur les glaciers le savent bien : une forte luminosité provoque une cécité partielle appelée ophtalmie.

C’est la réverbération du soleil sur la neige, l’eau ou le sable qui sont responsables de cette inflammation de la cornée (membrane transparente recouvrant l’œil). Le lendemain d’une jour¬née particulièrement ensoleillée, les yeux sont douloureux, rouges, larmoyants, les paupières sont parfois gonflées, la personne a l’impression d’avoir du sable dans les yeux, et ne supporte plus la lumière. C’est l’éblouissement total qui oblige à porter des lunettes de soleil.

Les bons gestes

Baignez les yeux à l’eau froide, cela soulagera la douleur, puis instillez un collyre antiseptique 4 à 6 fois par jour. L’ophtalmie disparaît d’elle-même.

Si au terme de 24 heures de traitement, la gêne persiste, consultez un ophtalmologiste.

L’hydrocution

C’est un accident grave survenant lors de l’entrée dans l’eau. Mal connue, l’hydrocution résulterait de la trop grande différence entre la température du corps et celle de l’eau. Le cas typique est celui d’une personne qui est restée trop longtemps au soleil et qui plonge dans une eau froide. Il se produit alors une syncope dite « thermo différentielle ». Elle perd connaissance, et peut ainsi se noyer, même dans des eaux peu profondes. Il existe quelques signes annonciateurs de l’hydrocution : maux de tête, nausées, fourmillements des extrémités (mains, pieds), troubles de la vision. Prudence donc si vous éprouvez un de ces symptômes en entrant dans l’eau : sortez-en immédiatement.

Les bons gestes Alertez les secours.

Si la victime noyée respire encore, mettez-la en position latérale de sécurité.

Si elle ne respire plus, commencez immédiatement le bouche-à- bouche, en la mettant sur le dos, tête légèrement basculée en arrière.

Si elle ne respire plus et n’a plus de pouls, associez le bouche-à- bouche et le massage cardiaque (réanimation cardio-respiratoire).

Dans tous les cas, réchauffez-la en la couvrant de vêtements ou d’une couverture.

L’insolation

Elle résulte d’une surexposition du corps au soleil. Au début, cela se traduit par de violents maux de tête, une grande fatigue ; la personne est agitée, nauséeuse, se plaint de vertiges. La transpiration jusque-là abondante se tarit peu à peu et la température s’élève rapidement à 40,5 °C. La personne peut perdre connaissance.

Les bons gestes

Déshabillez la personne et installez-la en position demi-assise, dans un endroit frais et aéré.

Si elle est consciente, donnez-lui à boire de l’eau fraîche à laquelle vous ajouterez du sel (une demi-cuiller à café par litre d’eau froide) ou de l’eau de Vichy St-Yorre.

Enveloppez la personne dans un drap frais et mouillé. Éventez- la avec un journal ou un ventilateur ou appliquez-lui des compresses froides sur la tête, le thorax et le cou jusqu’à ce que sa température redescende à 38 °C.

Soulagez ses maux de tête avec du paracétamol ou de l’aspirine.

En cas de perte de conscience, placez le malade en position latérale de sécurité en attendant les secours.

Le coup de chaleur

Le coup de chaleur est l’aboutissement de l’augmentation de la température du corps qui, dans certain cas peut atteindre 41,5 °C, voire plus.

Il peut être consécutif à une insolation, mais peut également survenir à l’ombre dans une atmosphère chaude et humide pendant un effort physique important (randonnée pédestre ou en V.T.T.).

Le coup de chaleur survient surtout chez les personnes peu entraînées aux sports intenses et chez les personnes âgées et les enfants de moins de deux ans. La fièvre est élevée (souvent supérieure à 40 °C), la peau est sèche, brûlante, la personne souffre de douleurs musculaires, de crampes aux jambes ; elle a des vertiges, des nausées et peut commencer à délirer. Le pouls est rapide (tachycardie) et si l’on n’agit pas rapidement, la victime entre dans le coma.

Les bons gestes

Asseyez la personne à l’ombre dans un endroit frais et aéré, déshabillez-la et mettez-la en position latérale de sécurité.

Tamponnez son visage à l’aide d’un linge humide.

Donnez-lui à boire de l’eau froide, mais surtout pas glacée et légèrement salée pour augmenter la réhydratation.

Éventuellement, donnez-lui du paracétamol pour calmer ses maux de tête.

Selon l’état du malade, alertez les secours.

Le coup de chaleur des nourrissons

Plus l’enfant est jeune, plus le coup de chaleur est grave.

Il est dû à une exposition prolongée à une température trop élevée et à une déshydrations importante. Le coup de chaleur ne survient pas uniquement lorsqu’il est exposé au soleil. Il peut apparaître sur la plage, même si l’enfant est protégé par un parasol, sous une tente au camping, lors d’une promenade aux heures chaudes de l’été, ou encore, et c’est fréquent, dans les voitures pendant les longs trajets. Dans un premier temps, la transpiration de l’enfant est abondante, il est très agité, puis il devient fiévreux (jusqu’à 41 °C), abattu, et peut souffrir de diarrhée.

Les bons gestes

Faites-le boire abondamment (boissons fraîches).

Si possible, donnez-lui un bain à une température de 2 °C inférieure à celle de sa température rectale ou/et appliquez des linges (serviettes) trempés dans une eau à la même température que l’eau du bain sur l’ensemble du corps.

Donnez-lui des médicaments contre la fièvre (aspirine ou paracétamol).

Si la température ne baisse pas, et si l’enfant reste agité, n’hésitez pas à appeler un médecin : le coup de chaleur est considéré comme une urgence.

Marcher sur un hameçon

Plus fréquent qu’on ne le croit, cet incident peut se présenter sous deux formes : ce n’est que la pointe de l’hameçon qui a pénétré sous la peau, auquel cas on peut facilement le retirer et appliquer ensuite un antiseptique, ou un nettoyage à l’eau  au savon ; si le barbillon est également enfoncé, il ne faut sur tout pas tenter de l’enlever en tirant dessus, ce qui arrache li s chairs, mais consulter un médecin.

Un insecte niché dans l’oreille

Il arrive que des mouches, blattes et autres petites bestioles partent à la découverte de notre conduit auditif. Leur présence est très caractéristique : elle se manifeste par des bourdonnements et des vibrations assourdissantes. Inutile de vouloir le déloger, car vous n’y parviendriez pas et risqueriez de perforer le tympan de la victime.

Pour déloger l’intrus, versez de l’eau tiède dans l’oreille à l’aide d’une bouteille ou quelques gouttes d’huile de table pour neutraliser l’insecte et faciliter son extraction.

Consultez rapidement un O.R.L. : il se chargera d’extraire l’intrus.

La première cible des moustiques

C’est couru d’avance : à la moindre intrusion d’un moustique dans la pièce, il se jette sur vous et vous dévore à l’envie. Si l’on ignore la raison pour laquelle certaines personnes sont la proie systématique des moustiques, on sait cependant que les moustiques attaquent en nombre au lever et à la tombée du jour et sont particulièrement voraces avec les peaux blanches et fines. Ils sont attirés par la chaleur du corps et piquent en priorité les veines et les petits vaisseaux sanguins. De plus, ils aiment le bruit, les émanations de gaz carbonique et par conséquent choisissent en priorité les ronfleurs qui réunissent toutes ces conditions.

Dans les régions infestées, il faut bien sûr penser à la moustiquaire, a fortiori si le risque de paludisme est important. La climatisation est un bon rempart : l’air frais endort ou fait fuir les moustiques, et les diffuseurs d’insecticides sont très pratiques : on les branche sur une prise électrique et leurs effets durent plusieurs semaines. Pensez aussi aux insectifuges à appliquer sur les parties du corps découvertes et (en spray) sur les vêtements. Cela les tiendra à distance pendant 6 heures. En cas de piqûres, lavez les plaies à l’eau et au savon de Marseille et appliquez une lotion apaisante (type Buti).

La crise d’asthme

La crise, très angoissante est reconnaissable entre toutes. Elle survient le plus souvent le soir ou pendant la nuit, et s’annonce parfois par des maux de tête, des éternuements ou des démangeaisons. Après quelques quintes de toux sèche, l’expiration devient sifflante et difficile et le rythme cardiaque s’accélère. Le malade a alors l’impression d’étouffer.

Les bons gestes

Calmez le malade et installez-le dans un endroit aéré. Dites-lui de s’asseoir, le dos bien droit afin de donner le maximum d’amplitude à la cage thoracique. En général, les asthmatiques ont toujours un flacon de Ventoline (bronchodilatateur) sur eux. Ce médicament a en général un effet immédiat et son action se prolonge pendant 3 à 5 heures. Toutefois, si la crise persiste malgré les inhalations répétées de Ventoline® et s’intensifie, on peut craindre « l’état de mal asthmatique ». La respiration et le rythme cardiaque du malade s’accélèrent, il est alors incapable de tousser, ses lèvres et ses doigts deviennent bleus et il connaît des troubles de la conscience. Il faut immédiatement appeler les secours (le 15 ou le 18) et vous tenir prêt à pratiquer le bouche-à-bouche associé au massage cardiaque externe.

A l’hôpital, le malade sera maintenu sous oxygène tant que durera la crise et soumis à un traitement à base de bronchodilatateurs et de corticoïdes.

La conjonctivite

En voyage, quoi qu’on fasse, les mains sont porteuses de poussières et de germes qui, pour peu que l’on se frotte les yeux s’immiscent volontiers sous les paupières et provoquent une inflammation de la conjonctive (membrane transparente qui recouvre le blanc de l’œil et tapisse la face interne des paupières). Les conjonctivites peuvent également être d’origine allergique ou virale et atteindre un ou deux yeux. Bien que banales, elles demandent à être traitées sérieusement. Cela se traduit par une impression d’avoir quelque chose dans l’œil, comme du sable ; l’œil est rouge, larmoie, et ne supporte pas la luminosité. Les paupières sont fréquemment collées au réveil, souvent gonflées et les sécrétions de l’œil parfois purulentes.

Si les paupières sont collées, décollez-les à l’aide de compresses tièdes ou de sérum physiologique, puis consultez un ophtalmologiste ; il vous prescrira un collyre adapté à l’origine de votre conjonctivite. La guérison s’effectue en une semaine environ.

Le mal aigu des montagnes

Pour les personnes peu habituées à l’altitude, le seuil critique avoisine les 3 000 mètres, parfois moins pour les plus sensibles. Le mal aigu des montagnes se traduit par des maux de tête, des nausées, des vertiges, des insomnies fugaces, une perte d’appétit, des bourdonnements d’oreille et cela durant les premiers jours qui suivent l’arrivée. C’est la diminution de la pression atmosphérique, et par conséquent la raréfaction de la quantité d’oxygène dans l’air (affectant du même coup la quantité d’oxygène dans le sang), qui en est la cause.

Les bons gestes

Il n’y a pas de traitement contre cette maladie qui disparaît spontanément. Il faut prendre son mal en patience et attendre que le corps s’habitue à la nouvelle situation. Pour vous soulager, buvez abondamment des boissons très sucrées, prenez de l’aspirine ou du paracétamol contre les maux de tête et évitez de faire des efforts violents. Le repos favorise la guérison et l’adaptation à l’altitude. Si au terme de plusieurs jours le mal persiste, une seule solution : redescendez dans la vallée.

Les engelures

Par grand froid, notre corps réagit pour conserver la chaleur : le sang a tendance à quitter la périphérie du corps (la peau) pour préserver la circulation des gros vaisseaux. Premières zones à en pâtir : les extrémités des membres, essentiellement les oreilles, le nez, les pieds et les mains. Les engelures sont toujours douloureuses ; elles sont favorisées par l’atmosphère froide et humide, l’immobilité (sur un télésiège par exemple) et des vêtements ou chaussures trop serrées (qui gênent la circulation sanguine). Cela débute par un engourdissement et des picotements des doigts, puis apparaissent des plaques rouges, violacées, épaisses et froides. Les doigts se mettent à gonfler et peuvent présenter des cloques et des fissures. Puis la douleur fait peu à peu place à une insensibilité faussement rassurante, ce qui est un signe de gravité. Le doigt est en train de geler.

Les bons gestes

Mettez-vous si possible à l’abri du froid.

Dénudez la zone atteinte, enlevez tout ce qui peut freiner circulation sanguine ( bagues, montres, chaussures).

Réchauffez progressivement les parties atteintes par i contact peau contre peau, ou contre une autre partie du cor (sous les aisselles) jusqu’à ce que la couleur et la sensibilité la peau soient revenues (signe du rétablissement de la circulation sanguine).

Si vous pouvez, plongez les zones atteintes dans de légèrement plus chaude que la température de votre corps i 37-40 °C) et faites un massage doux à l’aide de pommades grasses à la vitamine A.

Si la peau comporte quelques vésicules, recouvrez-les simplement d’une compresse stérile ou d’un linge propre. Consultez un médecin : les engelures s’infectent facilement.

Vidéo : Autres maux

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