Ce terrible « à mon âge » !

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Ce terrible « à mon âge » !

Conclusion peut-être hâtive mais hélas plausible : plus le chômage augmentera dans les années à venir – et il suffit de suivre l’actualité pour savoir que c’est désormais une tendance « lourde » -, plus il deviendra tentant de recourir à la médecine esthé­tique pour augmenter ses chances de trouver – ou retrouver – un emploi !

En effet, il ne sert pas à grand-chose de prolonger jusqu’à 70 ans le droit de rester en activité si, dès les premières rides et bien avant l’âge actuel de la retraite, le ou la salarié(e) ne croit plus à ses chances de garder son emploi, et encore moins à celles d’en décrocher un nouveau.

Je suis toujours frappée, et navrée, quand je regarde le journal télévisé, par les déclarations de femmes et d’hommes apparemment dans la force de l’âge, victimes d’une fermeture d’usine ou d’un plan de licenciement :

« J’ai 52 ans – ou 48, ou même 45 ans ! – je travaillais dans cette entreprise depuis vingt ans – ou vingt-cinq, ou même trente ans parfois ! -, comment voulez-vous que je retrouve du travail à mon âge ? »

« Pour moi, ce n’est même pas la peine d’entre­prendre une formation, il y a tellement de jeunes qui cherchent dans notre région. Pourquoi m’em­baucherait-on, à mon âge ? »

Cet « à mon âge » enlève à celles et ceux qui le sentent peser sur leurs épaules l’espoir de repartir, donc la volonté de se battre ! Entre 45 et 55 ans, on pourrait, au contraire, se sentir en pleine force de l’âge, encore en bonne santé, débarrassé(e) des contraintes familiales de très jeunes enfants, et fort d’une expérience professionnelle qui permet de s’adapter plus rapidement aux méthodes et aux conditions de travail dans un nouvel emploi.

Les victimes de cet ostracisme qui prévaut dans nos sociétés développées n’en sont pourtant qu’à la première moitié de leur vie adulte. Comment leur faire comprendre qu’à 50 ans, aujourd’hui, on a encore vingt, si ce n’est trente, et même souvent quarante années à vivre pour une majorité d’indi­vidus, et davantage encore pour les femmes ? On devrait au contraire « à cet âge » se sentir prêts à repartir pour de nouvelles aventures profession­nelles… ou affectives. Beaucoup d’hommes et de femmes nous en donnent la preuve en changeant de partenaire et de mode d’existence pour se prouver qu’ils sont encore suffisamment en forme pour refaire leur vie. Et leurs rides ne font rien à l’af­faire !

Elles ne changent rien pour les hommes, en tout cas, qui « à cet âge » ont surtout besoin pour séduire d’une parcelle de pouvoir, d’un joli compte en banque, ou d’un intérêt remarquable pour la « chose ». Il semblerait que ces messieurs invoquent très souvent l’argument professionnel pour justifier une intervention esthétique auprès des médecins qu’ils consultent, mais que le domaine sexuel ou affectif ne fasse guère partie de leurs motivations avouées. Peut-être aussi n’osent-ils pas avouer les pulsions impératives de leur « démon de midi » ?

Vidéo: Ce terrible « à mon âge » !

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur: Ce terrible « à mon âge » ! 

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