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Pendant la grossesse et la préparation à l’accouchement

Vous êtes ici : » » Pendant la grossesse et la préparation à l’accouchement ; écrit le: 12 mai 2012 par najla modifié le 3 juin 2014

Pendant la grossesse et la préparation à l’accouchementl’ostéopathe peut intervenir jusqu’au terme. La grossesse reste un moment privilégié de la vie d’une femme, moment que les médecins et les acteurs de santé tentent de rendre le plus idéal possible. On peut classer les risques, mais on ne peut modifier les variations physiologiques que la nature commande. Toutes les fonctions, rénale, endocrinienne, pulmonaire, circulatoire, subissent des adaptations, de véritables détournements au profit d’une vie qui se construit. Mais tout rentre dans l’ordre après l’accouchement. Les apports énergétiques doivent être régulés, afin d’assurer le développement harmonieux du fœtus sans que ce soit au détriment de la mère. L’augmentation des besoins caloriques quotidiens (250 kc), la prise de poids (11 à 13,5 kg) sont nécessaires au bon déroulement d’une grossesse, au même titre que l’environnement affectif, social, la bonne santé psychologique de la mère.
Il est établi que l’hypertrophie de l’utérus provoque un transfert de charge avec des modifications d’équilibre des forces statiques et dynamiques qui affectent le schéma corporel. Il suffit d’observer une femme enceinte de profil pour se rendre compte de cette réalité. La position fœtale (haute ou basse) ainsi que le morphotype de chaque parturiente sont des données qui doivent être analysées pour mieux comprendre l’apparition de certaines douleurs. L’imprégnation hormonale, caractéristique de la grossesse et responsable du relâchement de certains tissus, intervient comme facteur déterminant. Le passé rhumatologique ou traumatologique, le mode de vie, la pratique d’activités physiques ou sportives, vont plus ou moins influencer l’apparition de certains syndromes cliniques. Ils pourront bénéficier du traitement ostéopathique.
En écartant certaines techniques à risques abortifs au début du premier trimestre ou à la fin de la gestation, on peut contribuer à l’amélioration du confort de la parturiente que la progestérone propulse sur son nuage. Le relâchement des sphincters, responsable de reflux gastriques acides, provoque des aigreurs d’esto¬mac, des éructations. Les œdèmes, les varicosités, les hémorroïdes peuvent être la conséquence d’une augmentation de la « colonne des pressions » dans la région pelvienne. Les techniques à la disposition du praticien dans ces pathologies tournent autour du duo technique de fascias-régulation des pressions entre le comparti¬ment thoracique et abdominal.
La majorité des plaintes rhumatologiques concernent les dorso- lombalgies, les lombalgies basses, les lombo-sciatalgies, les dou¬leurs de la symphyse pubienne, plus rarement les cervicalgies, quelquefois le thorax. Les sensations douloureuses de blocage tho-racique que l’on rencontre dans les spasmes du diaphragme ou dans les étirements des fascias profonds thoraciques sont facile¬ment reconnues.
En l’absence de contre-indication formelle, de facteur de risque gestationnel, les ajustements sont pratiqués dans les meilleures conditions techniques possible. Il faut écarter les positions incon-fortables, telles que les verrouillages en torsion hélicoïdale que l’on ne peut obtenir de manière satisfaisante. Il vaut mieux privilégier les techniques cranio-sacrales de Lawrence Jones, les techniques dites de relâchement myotensif.
Que ce soit pour des syndromes cliniques d’apparition récente ou connus dans le passé de la patiente, la consultation de « surveillance ostéopathique » à visée préventive sera instituée toutes les quatre semaines à partir du cinquième mois de grossesse. Si c’est le médecin-ostéopathe qui assure le suivi médical de la gros¬sesse, les deux consultations n’en font qu’une.
L’ostéopathe peut apporter son concours au bon déroulement de l’accouchement même si celui-ci a recours à l’anesthésie locale ou régionale. Le premier examen pelvien complet pratiqué par l’obs-tétricien permet de mesurer la taille et la configuration de l’utérus, de vérifier la normalité des annexes. L’évaluation des distances entre différents repères anatomiques de l’anneau pelvien peut s’ef¬fectuer avec les deux mains. Le diamètre du détroit supérieur, l’angle d’inclinaison de la symphyse pubienne, la profondeur du pelvis, répondent à des normes. Elles sont essentielles et suffisantes pour garantir, couplées à l’examen échographique qui détectera les positions, un déroulement à moindre risque du travail et de l’accouchement. L’examen statique et dynamique tel que le pratiquent les ostéopathes se situe soit en amont de la grossesse, soit au moment du premier examen lorsque celle-ci est connue.
Des patientes sont suivies pour des lombalgies. Que ce soit des hyperlordoses avec des anomalies de la charnière lombo-pel- vienne, des scolioses modérées ou importantes traitées par des moyens orthopédiques qui modifient la souplesse, la mobilité, l’orientation de l’anneau pelvien, ou d’asymétries musculaires avec vraies ou fausses jambes courtes, les incidences sur les para-mètres anthropométriques ne sont pas négligeables. Des clichés radiographiques antérieurs à la grossesse permettent d’effectuer des mesures qui confirment les écarts, parfois minimes, par rapport aux normes. Dans ces cas, préparer un accouchement, c’est s’assurer du respect de la position et de la mobilité de l’ensemble lombo-pelvien par des traitements préventifs appropriés. Pour rétablir un équilibre des tensions et des forces de stabilité, modifier significativement et durablement les paramètres, le traitement ostéopathique doit pouvoir se poursuivre jusqu’au terme. Les techniques seront adaptées. L’évolution favorable des mesures devra être confirmée par l’examen clinique de l’obstétricien.
À d’autres moments, l’ostéopathe intervient plus tardivement, mais en réponse à une demande précise de la patiente pour facili¬ter un accouchement naturel. Les radiographies ne sont pas indi¬quées, mais l’examen morphotypologique, les antécédents rhuma- tologiques, les renseignements fournis par l’obstétricien, peuvent guider l’action du praticien. Chez une parturiente, la recherche de la mobilité n’est pas un critère. Par contre, l’évaluation des torsions avec enroulement-redressement des fascias dans le système lombo-pelvi-fémoral est une très bonne indication de la technique des fascias. Les dysfonctions du sacrum responsables de modifica¬tions de l’angle d’inclinaison lombo-sacrale seront traitées par les techniques cranio-sacrales ou manipulatives.
L’intervention des ostéopathes dans la préparation de l’accouchement est plus particulièrement recommandée aux primipares. Il doit lui aussi surveiller les différents symptômes d’alarme et veiller à l’innocuité de ces manœuvres. On peut regretter qu’elle reste encore trop confidentielle, malgré les résultats encoura¬geants. Quel plus grand bonheur que celui qui concourt à donner la vie !

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