L'ostéopathie : Les cinq concepts de l'ostéopathie crânienne

Accueil » Orthopédie » L'ostéopathie : Les cinq concepts de l'ostéopathie crânienne écrit le: 14 mars 2012 par admin

Le crâne humain, constitué de vingt-neuf os articulés entre eux par des sutures permettant une légère mobilité, vit au rythme du MRP, nécessaire aux échanges liquidiens au sein de la boule crânienne mais également dans l’ensemble de l’organisme. L’ostéopathie crânienne est un élément important de cette thérapie manuelle, car elle rectifie le mouvement lésé des pièces osseuses et des membranes et rétablit l’équilibre. On dit qu’elle est « cranio-sacrée » parce qu’elle met en évidence la relation existant entre les os du crâne et le sacrum. Cette liaison est rendue possible par l’intermédiaire de la dure-mère, membrane tapissant l’intérieur leur des os du crâne et étendant ses prolongements in qu’au sacrum. Mais que transmet donc la dure-mère au h i uni ? Tout simplement le mouvement émis par le moteur » situé au centre du crâne, le cerveau, dont nul ne conteste le rôle fondamental sur le liquide céphalo-rachidien  et les membranes. C’est le mouvement de ce « moteur », .mimé par une force longtemps considérée comme aussi mystérieuse que celle qui fait battre le cœur, qui fait bouger les pièces osseuses de la boîte crânienne. Si ces pièces osseuses ou ces membranes sont en disharmonie (articulations déplacées lors de traumatismes divers : naissance, choc, etc.), le mouvement s’en trouve modifié, entraînant des troubles au niveau local ou à distance : l’équilibre de l’individu total est bouleversé.

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MOUVEMENT SPONTANÉ DES OS DU CRANE

La boule crânienne, de forme allongée, légèrement plus large derrière que devant, est composée d’os non soudés mais suturés entre eux par des cartilages. Certaines pièces osseuses sont constituées de plusieurs morceaux qui s’articuleront entre eux au cours de la croissance. Si, lors de la grossesse ou de l’accouchement, ces éléments sont légère-ment déplacés, l’ostéopathe les replacera de façon que l’ossification s’effectue dans de bonnes conditions. Dans le cas contraire, des asymétries du visage ou des troubles divers pourront survenir. Vous constaterez en observant votre entourage que certaines personnes présentent un visage aux traits asymétriques : les pièces osseuses, contraintes de supporter les déformations non décelées des articulations internes, ont dû s’adapter – car la machine humaine compense et s’adapte sans relâche.
Du début à la fin de la vie, les pièces osseuses s’animent de mouvements organisés au rythme du MRP : rotations externes et internes, gonflements et rétractions… Le siège central de ce mouvement articulé se situe entre l’os occipital et le sphénoïde. Il est en quelque sorte l’enfant chéri des ostéopathes ; de par sa position spécifique, il s’articule avec dix os : le praticien entraîné ressent ce mouvement infime, mais la science également, qui a enregistré, comme nous l’avons déjà précisé, électroniquement ses effets. Grâce aux fascias, il est aisé de percevoir le MRP partout dans le corps du patient, car ils en sont les porteurs et diffusent l’expression de ce mouvement jusqu’au bout des membres de l’individu.

MOUVEMENT SPONTANÉ DU SACRUM

Comme les os du crâne, le sacrum est animé d’un rythme lié à celui du MRP. Le sacrum est un os qui se trouve entre les os iliaques, articulé au coccyx. Il était autrefois « sacré » dans la mesure où l’on offrait aux dieux, lors des sacrifices, celui de certains animaux. On a vu que la dure-mère (membrane non extensible) tapissait l’intérieur des os du crâne. Cette membrane, solidement fixée aux vertèbres cervicales, projette ses prolongements jusqu’au sacrum où elle est également attachée. Ainsi, lorsque les os du crâne bougent, le sacrum entre également en mouvement, au rythme du MRP, basculant d’avant en arrière. Les ostéopathes prennent conscience que tout traumatisme survenu au niveau du sacrum (chute sur le siège) peut engendrer des troubles remontant jusqu’au crâne par l’intermédiaire de la membrane dure-mérienne qui, rappelons-le, est non élastique. De même, un choc déplaçant, même manière infime, les pièces osseuses de la boule . la mienne pourra générer des troubles mécaniques dans région du sacrum : douleurs lombaires, troubles circulatoires, etc.
Il semble intéressant de souligner que certains ostéopailies travaillent à deux afin de traiter simultanément par les deux bouts » : l’un par le sacrum, l’autre par le crâne. En effet, ces deux éléments étant solidement attachés par l’intermédiaire de la dure-mère et de ses prolongations, certaines thérapies nécessitent une action parallèle ni ces deux éléments.

Flux ET REFLUX DU LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN

Le liquide céphalo-rachidien (LCR) est une substance liquide prenant sa source dans les ventricules du cerveau ri dans les méninges crâniennes et spinales. Constitué de ehlorure de sodium, d’hormones, de protéines, de bicarbonales, d’immunoglobulines, d’endorphines et de glucose, il joue de toute évidence un rôle nutritif, mais aussi un rôle de transmetteur du MRP au reste du corps. En effet, il est animé d’une fluctuation provoquée par la névroglie (contraction spontanée de cellules corticales), elmitement liée au MRR C’est cette névroglie qui serait le point de départ du MRR En effet, les quelque cent milliards de cellules seraient animées d’un mouvement autonome de contraction/rétraction, mouvement de vie, comparable au flux et au reflux de la mer.

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Le LCR est traditionnellement perçu comme un rempart hydraulique entre le cerveau et les pièces osseuses. La deuxième méninge, tissu spongieux entourant le cerveau et baignant dans le LCR, fait office de tampon semi-liquide. Ainsi, en cas de choc violent, le cerveau est protégé.
Le LCR joue un rôle important dans la nutrition des cellules nerveuses, de l’hypophyse, et l’élimination des déchets. Formé à partir du sang dans les ventricules du cerveau, il accomplit sa tâche de nutrition-évacuation et se renouvelle plusieurs fois par jour. L’organisme humain détient son propre réseau circulatoire, sanguin et lymphatique. Pourtant, le cerveau ne possède pas de réseau lymphatique : le LCR prend alors le relais, lubrifiant les cellules, soutenant et protégeant le cerveau, subissant l’action névroglique entraînant ce mouvement de flux et de reflux, d’expansion et de rétraction.

Mieux, le LCR, qui baigne rythmiquement l’ensemble cerveau-méninges, est en interaction avec le reste de l’organisme, car un tissu spécifique, prolongement de la deuxième méninge, sort par le cou, parcourt la moelle épinière, la colonne vertébrale, pour se répandre au cœur des tissus. Les nerfs crâniens sont gainés par le même tissu spongieux qui conduit le LCR au cœur de l’organisme : il est présent dans le milieu intérieur du corps, dans chaque interstice, au cœur des fascias et du tissu conjonctif. C’est pourquoi nous pourrions affirmer que cette fluctuation de vie, ce mouvement calqué sur celui du MRP se retrouve partout dans l’organisme.
L’ostéopathe utilise l’énergie amenée par le LCR pour modifier un mouvement crânien perturbé. Ainsi, son ralentissement, par exemple, contribuera à faciliter la circulation des échanges et des informations. De même, il pourra percevoir, par palpation, les chocs subis par les patients et ayant entraîné des troubles divers : migraines, nausées, vertiges. En effet, les fascias portent le MRP dans le corps, et le MRP influence la circulation du LCR.
Exemple : si vous avez dû subir une ponction lombaire (suspicion de méningite), n’hésitez pas à aller consulter par la suite votre ostéopathe ; en effet, la circulation du liquide, donc, le bon équilibre de votre organisme, peut s’en trouver perturbé.

LA TENSION DES MÉNINGES

Laa deuxième méninge, ou méninge arachnoïde (du grec arakhnê, araignée), car elle enrobe et maintient le cerveau comme le ferait la toile), est gorgée de LCR. Enveloppant  cette deuxième méninge, la dure-mère, cette membrane résistante et non élastique, adhère étroitement aux pièces osseuses. Afin de maintenir le cerveau dans sa « boîte » malgré l’activité physique de l’individu et les chocs accidentels, elle étend des ramifications dans la boule crânienne ainsi divisée en quatre parties appelées les ventricules. Ces cloisons et la membrane dure-mérienne forment un ensemble en quête perpétuelle d’harmonie. Si une tension s’exerce à une extrémité d’une membrane, l’autre suit le mouvement, afin de retrouver un équilibre qui sera bouleversé par un nouveau changement. Les phénomènes de modification dans la tension de ces membranes sont dites de « tension réciproque », car elles se tiraillent sans cesse rime l’autre. Ces accommodations, lorsqu’elles sont dues à un traumatisme (coup, choc), entraînent parfois des bouleversements dans l’agencement des os et de leurs sutures, cer les membranes, quelles que soient les tensions dont elles font l’objet, doivent moduler, réguler, contrôler le mouvement. L’ostéopathe veillera à harmoniser le tout. Pour résumer, les membranes de tension réciproque ont pour rôle de gérer et d’accommoder le mouvement provenant du LCR ou de l’environnement extérieur. Le fulcrum est le lieu d’harmonie des membranes de tension réciproque. il reste fondamental dans la théorie osléopathique, car c’est le lieu où les tensions des fascias rencontrent leur équilibre. Il se trouve entre la tente du cervelet et la faux du cerveau. Nous reparlerons de son importance dans la partie « Techniques et traitements » de notre ouvrage.

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MOBILITÉ INNÉE DU CERVEAU ET DE LA MOELLE ÉPINIÈRE

Nous avons vu que le cerveau et la moelle épinière sont constitués de cellules animées par un mouvement auto-nome de dilatation et de rétraction. Ce mouvement combiné de milliards de cellules provoque un phénomène de palpitation du cerveau, insufflant au reste de l’organisme, par le biais du liquide céphalo-rachidien, son message d’équilibre et de vie.

Ce mouvement du cerveau et de la moelle est ressenti facilement lors d’interventions en neurochirurgie : outre le rythme pulmonaire et cardiaque, une troisième pulsation, issue du cerveau, est perçue. Cette pulsation semble étroitement liée au MRP : sous sa poussée, le LCR fluctue, influençant lui-même les mouvements des os du crâne et du sacrum. Ainsi, il ne semble pas saugrenu d’avancer que l’origine des « articulations » des pièces osseuses de la boîte crânienne est directement liée à la pression exercée par le MRR Plus que jamais, les principes du docteur Still sont fondés : la fonction détermine la structure.

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