L'ostéopathie et l'enfant

Accueil » Orthopédie » L'ostéopathie et l'enfant écrit le: 15 mars 2012 par admin

Le suivi de l’enfant

La réduction des lésions dues à une naissance difficile et la prévention (visite bisannuelle à son thérapeute) ont contribué à amener l’enfant sain de corps et d’esprit à la veille de son entrée dans le monde des grands : l’école élémentaire. Et, pourtant, ce petit privilégié – car, hélas, il s’agit bien encore il’un privilège, Fait ostéopathique n’étant pas encore reconnu du grand public – va côtoyer sur les bancs de sa classe une tout autre catégorie d’enfants nettement moins favorisés : leur naissance difficile, leurs traumatismes non traités (chutes de vélo, dans l’escalier, de la poussette, de la table à langer, du loboggan) ont contribué à « couper le cours en deux » : d’un côté, on trouvera des enfants épanouis, heureux de vivre, ne présentant aucune déficience d’apprentissage ni d’intégration.
De l’autre, les petits refoulés de la connaissance, aux crânes déformés, « traînent la patte », sont incapables de tenir en place, présentent des difficultés de concentration et de mémorisation.

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Souvent affublés de lunettes (leur vision est déplorable), asthmatiques, allergiques, portant des appareils dentaires qui créent des chaînes d’adaptation lésionnelles, entraînant de nouvelles lésions, ou présentant des scolioses sévères, ils souffrent quotidiennement de leur handicap et représentât les clients privilégiés des classes d’adaptation et d’intégration scolaire, c’est-à-dire qu’ils se trouvent rapidement hors circuit. Il est désolant de constater que, dès l’âge de six ou huit ans, il est déjà trop tard pour corriger des lésions remontant à la naissance, négligées par ignorance (combien de parents de bonne volonté manquent-ils d’informations).
Les sutures crâniennes se trouvent désormais ossifiées, la formation des tissus cérébraux a pu être gênée dans son développement, et le retard dans l’évolution psychomotrice est désormais installé.

La surmédicalisation

Face à ces situations désespérées, les parents, croyant bien faire, emmènent, sur les conseils de leur généraliste ou de leurs proches, leurs enfants suivre le parcours du combattant, de l’orthodontiste (rappelons qu’un appareil dentaire inadapté contribue à bloquer le mouvement crânien) au psychologue, de l’orthopédiste à l’ORL. En effet, s’ils se voient fragilisés au niveau de la sphère ORL, des « cures d’antibiotiques » seront suivies régulièrement, ne facilitant pas, comme chacun sait, le développement des anticorps. En cas d’asthme ou de terrain allergique, les médicaments proposeront un soutien peu efficace, tentant de masquer les effets mais non de soigner la cause, et le phénomène d’homéostasie aura peu d’espoir de se mettre – ou de se remettre – en place.

Importance de l’environnement

L’environnement joue un rôle essentiel dans l’évolution – ou la non-évolution – de la lésion : un contexte familial satisfaisant, l’attention et l’amour des parents, des principes diététiques de base et une bonne hygiène de vie, sans stress ni angoisses quotidiennes néfastes à l’enfant, l’aident à développer ses capacités d’adaptation.
Pour l’enfant d’âge préscolaire : de deux à six ans

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Entre deux et trois ans

1l traverse une période d’opposition où, par jeu plutôt que par révolte, il dira souvent non. Il ne faut pas vous en alarmer, car cette phase est indispensable au développe-ment de son individualité. Il prend conscience de son auto-nomie et de ses rapports aux autres.
Il commence à utiliser le «je » plutôt que le « il » : « Je veux un gâteau. J’ai faim », plutôt que : « Bébé veut un gâteau. Bébé a faim. » Il existe en tant qu’individu, diffé-rent de sa mère.
Commence alors une période d’identification aux parents (la mère pour la petite fille, le père pour le garçon), marquant le début de la phase œdipienne.
Il devient exigeant, tente de « mener » ses proches : ù voud’être ferme et juste, afin de lui fixer les repères dont il aura besoin. Il peut également traverser une période angoissée où les cauchemars, la peur d’être délaissé le tenaillent. Rassurez-le mais ne cédez pas pour ne pas entretenir le phénomène (le prendre dans votre lit, par exemple, ne lui rendra pas service).

Entre trois et quatre ans

Il développe considérablement ses facultés d’expression orale : à l’école, il commence à communiquer efficacement avec ses camarades. Signalez à votre ostéopathe tout retard de langage ou inhibition de la communication : ces renseignements pourront lui être utiles.
Il est curieux de tout et questionne son entourage afin de comprendre le monde qui l’entoure. C’est la période : « Dis, pourquoi ? » Armez-vous de patience et tentez de répondre le plus précisément possible, avec un vocabulaire adapté à son âge (sans parler « bébé »), à ses interrogations.
Il découvre le fait qu’il est sexué et prend conscience de la différence fille-garçon, pratiquant des attouchements sur sa propre personne. Si ses attouchements ne disparaissent pas spontanément dans l’année qui suit et deviennent systématiques, c’est peut-être que l’enfant dissimule un problème affectif ou psychologique. Signalez-le également mais surtout ne le culpabilisez pas, vous ne feriez qu’envenimer les choses.
il n’est plus un bébé, mais un jeune enfant qui sait évo-luer, sûr de lui, comme un petit homme, sans chuter. S’il continue à tomber trop souvent, songez à effectuer un bilan ostéopathique qui pourra déceler l’origine du trouble et soit réduire la lésion fautive, soit vous orienter vers une
thérapie plus adaptée. Attention, les chutes fréquentes déplacent les structures, entraînant des lésions puis des chaînes adaptatives (songez aux chutes sur les fesses, encore fréquentes à cet âge).
Le monde parallèle qu’il crée dans son imaginaire s’enrichit ; évitez de l’accuser de mensonge ou de hausser les épaules s’il vous affirme avoir voyagé dans l’espace la nuit dernière. Si vous savez vous y prendre, il vous fera partager le plaisir de ses rêves éveillés.

Entre quatre et cinq ans

L’enfant commence à se poser des questions plus profondes sur la vie et la mort. Il enrichit encore son univers à mi-chemin entre l’imaginaire et le réel. De même, il peut rester assis un long moment à dessiner ou à construire un puzzle, et peaufine sa socialisation à l’école.
Il est capable de monter l’escalier en courant, se plaît à filer sur son vélo (avec roulettes de stabilité), s’essaie aux patins à roulettes. Il semble illustrer parfaitement ce concept de l’ostéopathie stipulant que « la vie, c’est le mouvement ».
D’autre part, il est normal qu’un enfant de cet âge traverse une période d’agressivité ; à vous de lui enseigner avec diplomatie la maîtrise de soi, et de canaliser ses pulsions pour les transformer en énergie positive.

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Entre cinq et six ans

Il devient plus calme, à l’aise avec son corps, capable d’effectuer un travail minutieux. C’est le début de l’apprentissage de i’écriture (activités de graphisme et de motricité fine à l’école maternelle). Il maîtrise de mieux en mieux le langage oral, se plaît à observer et à reproduire ce qu’il voit faire autour de lui, notamment par ses parents. Il s’intéresse de très près à l’écrit, reconnaît la plupart des lettres de l’alphabet, commence à ébaucher des raisonnements face à un problème…
C’est aussi la grande époque du développement moteur, des activités sportives (jeux à l’école maternelle). l institutrice a reçu une formation afin de concevoir des activités ludiques adaptées à la physiologie du jeune enfant.

A  Surveiller  l’issue de la période préscolaire

• Signalez à l’ostéopathe toute anomalie dans la cambrure des pieds (pieds creux, pieds plats), avant de lui faire faire, comme vous le recommande votre généraliste, une paire de semelles orthopédiques sur mesure (très onéreuses et nécessitant le port de chaussures médicales non moins coûteuses). Il pourra juger si le port lui paraît indispensable, éventuellement modifier les structures lésées afin de résorber les déséquilibres entraînant ces troubles.
• Surveillez l’harmonie de la silhouette de l’enfant : demandez-lui de se tenir debout et tout nu face à vous, en lâchant de rester droit (c’est-à-dire ni trop raide ni trop cambré). Si vous remarquez une anomalie (asymétrie, épaule plus basse, phénomène de jambe courte), parlez-en également. Sachez qu’il est bon pour l’enfant de marcher pieds nus sur l’herbe, le sable, la terre meuble. En revanche, il est contre-indiqué de se déplacer ainsi sur une surface dure (pavé, bitume), la fermeté du sol pouvant entraîner des traumatismes minimes mais non anodins.

Pour l’enfant d’âge scolaire

Entre six et sept ans

Il sort définitivement de la petite enfance et de son monde imaginaire afin d’entrer dans la réalité. Son sens critique se développe. Il commence à porter un avis, émel des jugements, tente de comprendre le monde et les lois qui le régissent. Il perçoit la différence entre des notions opposées telles que l’abstrait et le concret. Il parvient à fixer son attention, prend goût à l’effort. Ses dents de lait tombent et les dents définitives commencent à les rempla-cer : faites surveiller cette poussée et par votre chirurgien- dentiste, et par votre ostéopathe. Continuant de grandir de cinq à six centimètres pour prendre seulement 1,5 à 2,5 kilos par an, il peut devenir très mince, voire maigre et chétif, car la prise de poids n’est plus en rapport avec la croissance ; c’est pourquoi les viscères, peu développés par rapport à la morphologie de l’enfant et à la masse de son corps, peuvent souffrir de cet état, entraînant certains troubles et une propension à la fatigue et à la fragilité, notamment au niveau des maladies infectieuses.

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Entre huit et onze ans

Il reprend la grande forme ; ses bras s’allongent, puis ses jambes. La respiration thoracique remplace la respiration abdominale, permettant à l’enfant d’inspirer plus largement. Son système nerveux continue son développement, améliorant la coordination des mouvements. Il commence à se détacher des parents, admirant d’autres modèles (camarades de classe, sportifs célèbres, étoiles du petit écran), devient plus indépendant et commence à cultiver son jardin secret que vous respecterez. Il a définitivement atteint l’âge de raison et se situe dans le monde qui l’entoure comme un écolier soumis aux mêmes lois que ses camarades. D’ailleurs, il est en proie à un désir d’identification (il veut porter les mêmes vêtements que ses amis, pratiquer leurs activités de loisirs) afin de se fondre dans la masse.

Entre onze et seize , dix-huit ans

La crise de puberté intervient environ à cet âge, articulée en deux périodes. La première représente une prise de distance à l’égard des parents. Le jeune a tendance à se renfermer sur lui-même, nourrissant un univers secret interdit aux autres (et surtout à ses proches). Ses sautes d’humeur sont fréquentes : il passe du rire aux larmes, est capable d’angoisse, se ferme aux contacts avec sa famille mais découvre un vif intérêt pour les personnes du sexe opposé.
Les parents ne doivent pas se montrer déstabilisés par cette époque délicate mais s’y préparer afin d’agir en conséquence : il faudra faire preuve d’affection constante et discrète et d’une autorité ferme, juste, mais non excessive.
La seconde période représente une révolte violente contre l’institution et notamment contre la famille ; elle marque l’entrée dans le monde des adultes. Une agressivité certaine est dirigée contre la société et les valeurs morales. Cette phase doit s’effectuer de manière positive, car le jeune bâtira sa vie sur les structures de son adolescence.

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