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L’évolution de l’enfant premiers déplacements

Vous êtes ici : » » L’évolution de l’enfant premiers déplacements ; écrit le: 20 avril 2012 par tayechi modifié le 1 mars 2018

évolution-de-lenfant-premiers-déplacementsDéplacements, alimentation diversifiée signifient une autonomie grandissante qui amène l’enfant à voir sa mère d’un œil nouveau

Investir l’espace

période qui couvre les six à neuf mois de l’enfant est marquée par son élan vers le monde extérieur. Il développe sa sensation d’être agissant sur le monde. Il s’élance en transformant en force d’action l’énergie qu’il investie jusque-là dans l’écoute et l’obser-vation du monde qui l’entoure. Les forces qui le poussent en avant soutiennent son activité, l’aident à préciser ses gestes, ses mouvements.



La ballade rapprochement-séparation

à l’autre d’un même enfant. Quand la base sécurisante est bien intégrée, l’enfant se situe d’un seul coup d’œil lancé vers la personne- balise et décide de continuer son activité ou de franchir la porte. Parfois, il viendra recharger ses batteries auprès de vous en s’octroyant des pauses plus longues. Vous l’aiderez en tenant votre rôle de balise, en le soutenant par votre attention, un regard, une parole, un sourire ou, simplement, par votre présence vigilante. Vous l’aiderez aussi en ne disparaissant ^ers dix à neuf mois, la tétée est caracté­risée par l’enfant qui lâche le sein et se jette en arrière, attiré par un mouvement dans la pièce, un bruit… Les tétées sont beau­coup moins intériorisées ; l’échange entre la mère et l’enfant se traduit par des jeux avec le regard, avec les mains… L’entourage, lui aussi, est sollicité et entre dans leur sphère d’échange.

Apprendre l’un et l’autre à dissocier l’envie de téter d’un besoin d’attention aidera l’en­fant à se différencier du pôle maternel. Cette attention peut s’exprimer par un câlin, bien sûr, mais aussi par un temps passé ensemble à découvrir un objet, à jouer, à vocaliser, à dialoguer.

Proche du contact maternel, l’enfant va pui­sser confiance en lui-même et réveiller son appétit de conquêtes. Chercher à pousser en avant l’enfant timoré ne ferait qu’augmenter son insécurité et reculer sa prise d’élan vers le monde extérieur.

Le dialogue avec le père, lui aussi, évolue. L’enfant cherche à attirer son père ; il l’ap­pelle et y mettra tout son charme, ce qui fait souvent « craquer » l’intéressé. Le père, c’est l’autre. Pour l’enfant, c’est un mélange de familiarité et de nouveauté, une autre façon d’être porté, un autre rythme donné aux dialogues et aux jeux. Avec son père, l’enfant vit de nouvelles sensations corporelles, un autre rapport à l’espace ; c’est, pour lui, l’occa­sion d’apprivoiser l’inconnu auprès d’un être qu’il connaît profondément. Il attendra avec impatience le retour de son père, le soir après le travail, et appréciera que celui-ci lui soit réellement disponible.

L’enfant porté dans les bras va passer du temps à découvrir la personne qui le porte. Mû par la curiosité, et non sans une certaine agressivité, il va mettre ses doigts dans la bouche de l’autre, tirer ses cheveux, toucher ses yeux, attraper son nez… Le corps de l’autre dira « oui » en suçant les doigts mis dans sa bouche et « non » en se raidissant aux cheveux tirés et aux mordillages du nez. L’enfant passe du dialogue corporel au dia­logue verbal. Le parent sera attentif à être clair dans son message, à ne pas dire « non » avec la voix lorsque son corps dit « oui » et réciproquement, car l’enfant est très sen­sible aux deux modes d’expression.

Neuf mois d’élaboration physique

La  formation du cerveau s’élabore et, à neuf mois, l’enfant va avoir des cycles de sommeil apparentés à ceux de l’adulte. Il n’a plus besoin alors, dans la journée, de ces temps de relaxation profonde associés à la nutrition. Il va désor­mais investir la frange de présommeil dans lequel il pourra avoir accès à son monde intérieur. Là, il laissera voguer sensations et images dans un plan de conscience différent de sa réalité éveillée. Ces périodes « sas », où l’enfant fait communiquer ses perceptions du monde extérieur avec celles de son monde intérieur, sont importantes pour son équi­libre et, parfois, l’enfant va les appréhender. Souvent, ses pleurs au coucher appellent la mise en place d’un rituel (chansons…). Longtemps l’enfant a vécu le sein comme un prolongement de son propre corps, dans cette non-différenciation du corps mater­nel. La maturité progressive de son système digestif et, parallèlement, la différenciation du corps de l’autre vont permettre à l’enfant, accompagné par les parents, d’appréhender le sein comme une fonction « objectivable », extérieure à lui. Sein-objet externe, qu’il va toucher, attraper, étirer, lâcher, reprendre, parfois mordiller… Apprendre à attendre précise ce non-prolongement mère-enfant, cette distance possible entre l’un et l’autre. Cela d’autant plus quand l’enfant exprime un apaisement à son besoin de succion, une mise en place dans l’appui interne que formera la langue, une recherche croissante de l’étape suivante de la mastication. Cette distance au corps maternel permet à l’enfant d’intérioriser cette fonction maternelle au moment de la séparation. C’est sans doute dans cette étape que le père va se sentir le plus en rivalité. Le biberon peut alors venir « objectiver » cette distance, permettre au bébé de satisfaire sa soif tout seul.

Alimentation progressivement variée

A cet âge, le bébé investit de plus en plus l’espace. Le nouvel espace, n’est-ce pas aussi une alimentation qui prend plus de place dans son assiette, ses doigts, sa bouche et son système digestif ?

Vers six mois, le lait maternel ne suffit plus à pourvoir aux besoins du bébé, car il s’appau­vrit en fer. Si vous avez jusqu’à présent exclu­sivement allaité votre bébé avec votre lait, nous vous proposons de vous reporter aux conseils donnés page 217 dans « Le sevrage : suivre le processus de maturité » pour démar­rer progressivement une alimentation variée. Sinon, l’étape de six à neuf mois est l’occasion de continuer la diversification, en ajoutant quelques nouveautés : bébé est prêt à manger des aliments plus solides, et il a acquis l’auto­nomie de ses doigts dans la station assise. Vous pouvez, petit à petit, délaisser le robot au profit de la fourchette, qui écrasera les fruits et les légumes.

Votre bébé est de plus en plus familiarisé avec les fruits et les légumes, aussi laissez s’expri­mer toute votre créativité : les purées seront vertes, rouges, jaunes ou blanches suivant votre humeur. Vous pourrez, petit à petit, les épaissir en utilisant des crèmes de céréales, crèmes d’orge et de riz, principalement. Servez-vous de l’eau de cuisson des légumes pour cuire la crème de céréales. En revanche, jetez l’eau de la cuisson à la vapeur car elle contient les substances nocives rejetées par les aliments.

Au moment de servir, incorporez à vos purées du persil finement broyé, quelques gouttes d’huile de noix, d’olive ou de germe de blé de première pression à froid, ou de jus de citron.

Variez les matières grasses – beurre, crème fraîche non cuite, huile de première pression à froid -, mais toujours en petite quantité. Vous pouvez aussi compléter vos compotes en y ajoutant du fromage blanc (une cuillerée à soupe) ou de la purée d’amandes (une pointe de cuillerée à café).

Les purées de légumes peuvent être addi­tionnées de tofu mixé (30 grammes) ; vous obtiendrez ainsi un repas complet.

Le tofu est un « fromage » fait à partir de la fève de soja. Il constitue une bonne source de protéines, de vitamines (B et E) et de sels minéraux. Tout en offrant une saveur assez fade, il est très digeste, et ne contient ni graisse ni cholestérol.

Vers sept-huit mois : les légumineuses

Les lentilles et les pois de soja sont les plus digestes. Ils sont riches en fer et, associés au tofu ou à des céréales, ils constituent d’ex­cellentes protéines végétales. Ils permettent de varier astucieusement les menus en recou­rant à différentes sources de protéines. Faites-les toujours prégermer (une journée et une nuit), ils seront plus digestes, puis faites-les cuire le plus doucement possible.

Les protéines animales

Certains pédiatres estiment qu’avant douze mois un enfant n’a pas besoin de protéines animales pour grandir harmonieusement. Nous vous proposons également de les intro­duire le plus tard possible. Un critère qui confirme le travail fourni par l’organisme qui digère ces protéines est la forte odeur des selles après le repas. Pour remplacer la viande, vous pouvez tout à fait servir à votre enfant du tofu ou des légumineuses.

L’œuf

Le jaune est moins allergène que le blanc. Il se mange à la coque, ou même cru. Choisissez des œufs extra-frais et provenant de poules élevées en plein air et nourries sainement. Plus le jaune est dur, moins il est digeste.

La viande et le poisson

La viande est riche en fer ; les volailles et le poisson contiennent moins de matières grasses que la viande.

Comment procéder

  • Débutez par des viandes blanches (poulet, dinde) ou par du poisson ;
  • Hachez les chairs, car il est trop tôt pour les morceaux, si petits soient-ils ;
  • N’ajoutez jamais de sel ;
  • Ne mélangez pas tout de suite la viande aux légumes, pour favoriser la perception des saveurs nouvelles ;
  • Commencez par des doses d’une cuillerée

à café ;

  • Servez plutôt ce groupe d’aliments au repas de midi ;
  • Hachez la viande au dernier moment et ne la resservez jamais ;
  • Évitez la viande de porc (même le jambon) et toutes les charcuteries, ainsi que la viande de cheval et le steak haché par le boucher à l’avance ou emballé sous vide ;
  • Choisissez une cuisson saine (à la vapeur ou en papillote de papier sulfurisé) ;
  • Variez les menus ;
  • Donnez deux fois par semaine des protéines animales et deux fois des protéines végétales.

Le repas et les tétées

Investir le temps : le rythme des repas

Vous proposez maintenant à votre enfant de nouveaux aliments ; cela va vous amener petit à petit à définir des repas. Peut-être aviez-vous déjà institué des tétées régulières ? Il ne vous sera pas difficile de les transformer en déjeuner, goûter et dîner. Ou bien votre enfant suit des horaires fantaisistes, des horaires bien à lui qui s’insèrent avec plus ou moins de bonheur dans le rythme fami­lial. Le rituel des repas est une convention sociale très variable d’un pays à l’autre : les horaires diffèrent, ainsi que l’équilibre des aliments, qui va du plat principal partagé par tous à quantité de petits plats variés mangés à toute heure de la journée.

Il est faux de dire que l’estomac a besoin de se reposer entre les repas. Par conséquent, toute répartition reste envisageable. En revanche, la mise en place des repas va être, pour l’en­fant, un premier pas vers la socialisation : il prendra part au rythme familial et, plus

tard, participera aux déjeuners familiaux ou amicaux. Lui-même, habitué à suivre son rythme interne, saura se manifester bruyam­ment si vous le décalez trop sauvagement !

Diminuer ou non les tétées

Dans ce cheminement vers une alimentation progressivement variée, toute les variations sont possibles en ce qui concerne l’apport des éléments solides et liquides. Vous pouvez, par exemple, choisir de continuer l’allaitement à la demande de l’enfant en plus ou en dehors des repas : il absorbera ainsi les éléments liquides qui lui sont nécessaires. En revanche, si vous ne gardez que certaines tétées précises

–    celle du matin, celle du goûter ou celle du soir -, n’oubliez pas de lui proposer régu­lièrement de l’eau dans un biberon. Pour les mères qui choisiront de maintenir le sein complètement à la demande, certaines tétées seront très courtes : étanchement rapide d’une soif ou d’un besoin de contact avant que l’enfant ne retourne à son activité privilé­giée. D’autres tétées seront plus marquées, et resteront de vraies occasions de ressour- cement. En tout état de cause, nous vous conseillons d’attendre que l’enfant mani­feste un réel besoin ; sa demande de tétée ne cache-t-elle pas une demande d’attention ?

Quelle dernière tétée garder ?

Au fur et à mesure que s’instaurent les repas, vous pouvez choisir de diminuer progressi­vement le nombre de tétées. Après chaque tétée supprimée, votre poitrine restera plus gonflée pendant quelques jours, et ainsi de suite jusqu’à la dernière ! Si cela vous gêne, vous pouvez extraire un peu de lait, mais pas trop pour ne pas stimuler la lactation. Ne comprimez pas vos seins et surveillez les points sensibles. Attendez, à chaque fois, que votre poitrine s’adapte. Au début, vous garderez la tétée du matin, celle du goûter et celle du soir. Puis celle du goûter sera remplacée par un laitage.

L’étape suivante vous amènera à choisir entre la tétée du matin et celle du soir. La tétée du matin permet à l’enfant de démarrer la jour­née dans le contact maternel, de réaffirmer son assise à la sortie de la nuit. La tétée du soir l’emmène vers le sommeil et favorise le retour au calme.

Biberon, verre et cuillère

Ne vous dépêchez pas de familiariser votre enfant à la cuillère ou au gobelet (même à capuchon). Peut-être cela vous amuse-t-il de le voir « devenir grand », mais le biberon reste plus facile à manipuler longtemps et offre l’avantage de satisfaire son besoin de téter. Il lui donne, de plus, l’autonomie de s’alimenter seul s’il le désire. Avant d’attendre de lui qu’il tienne sa cuillère (vers un an), laissez-le attraper avec ses mains les petits morceaux qu’il veut manger : cela développe sa dextérité. Enfin quelque chose qu’il a le droit de mettre dans sa bouche ! Manger est une expérience riche de sensations, dans laquelle il est bon de puiser à pleines mains. Évitez de nourrir votre enfant dans un transat : cela l’empêche d’être actif. Dès qu’il se tient bien assis, proposez-lui de s’installer dans une chaise de bébé, accessoire idéal à placer dans la cuisine ou à table, à côté de vous ou de son père.

Quand l’enfant propose le sevrage

L ’enfant peut aussi avancer de lui-même les signes d’un sevrage imminent : ne plus vouloir du sein en rejetant la tête en arrière tout en se raidissant, mordre le sein plu­sieurs fois de suite, le prendre dans la bouche et rire aux éclats sans le reprendre sont autant de signes parmi d’autres, personnels à chaque bébé et qui demandent aux parents une bonne écoute. Il peut paraître difficile, à certaines mères, de les accepter. Elles ne sont pas forcément dans la même demande que leur enfant, non préparées et pas encore prêtes à vivre cette étape.

Se voir refuser par son enfant alors que, pendant tant de mois, elle a été indispen­sable, admettre que ce mode de maternage ne lui suffit plus… Voilà des sentiments parfois difficiles à vivre pour une mère.

Celle-ci peut se sentir personnellement tou­chée et avoir l’impression d’être abandonnée par son enfant. Abandonnée au vide après la plénitude de l’allaitement, vide qui s’était peut-être même déjà inscrit en elle lorsqu’elle était petite fille : ce vide devant lequel on met un écran, au-dessus duquel on s’élève pour ne pas se laisser happer. Elle a peur d’être « a-néant-ie».

Dans son puissant désir de vivre, l’enfant fait mal, bouscule et dérange. Il désire conqué­rir le monde et le pouvoir de dire « non». Quitter le sein de sa mère l’aide à s’engager dans d’autres expériences. Le sein devient un territoire trop restreint. L’enfant veut voler de ses propres ailes mais – comble du para­doxe ! – tout en gardant le pouvoir de se nicher à volonté contre celles de sa mère.

Cette progression vers l’autonomie est un signe de bonne santé : elle signifie que sa liberté d’être, sa volonté de vivre sont intactes et puissantes, et qu’elles appellent, une fois de plus, à être respectées. Même lorsque le comportement de ses parents a influencé celui de l’enfant par le respect de son indivi­dualité, leur ambivalence n’en est pas moins naturelle. S’ils tirent une grande satisfaction de voir leur enfant imposer sa volonté et réclamer son indépendance, ils n’en perdent pas moins un certain pouvoir, difficile à lâcher.

En signifiant le sevrage, l’enfant remet en cause le pouvoir de sa mère, qui aurait aimé vivre encore un peu dans cet éden lacté (c’est un coup porté à son amour-propre). Elle est renvoyée à se définir autre que mère allaitante. Son enfant, en quelque sorte, lui tend les clefs de la liberté de se retrouver femme.

Accepter de les prendre, c’est commencer à renoncer… car c’est bien d’un renoncement qu’il s’agit. Mais le renoncement engendre le développement de l’individu !

Pulsions d’agressivité chez l’enfant

Les pulsions, dans le cas d’une relation suffisamment bonne avec la mère, sont régu­lées ; elles ne deviennent pas prédominantes, donc inquiétantes, voire menaçantes, pour lui. Dans le cas contraire, n’est-ce pas à ce moment-là précisément qu’un processus de clivage risque de s’installer afin que le moi, encore immature pour intégrer ces pulsions, ne s’effondre pas ? Les premières morsures sont aussi générées par ces pulsions d’agres­sivité. Mais, pour le bébé, le plus important est que la mère reste vivante et aimante, surtout quand elle dit non. C’est comme cela qu’elle l’accompagne et le soutient dans cette phase, où il vit ses propres pulsions d’agressivité.

Le sevrage de nuit

Votre enfant vous réveille régulièrement permet de penser qu’il n’a plus besoin de se la nuit alors que son alimentation nouvelle vous nourrir la nuit .

Vidéo : L’évolution de l’enfant premiers déplacements

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