Les troubles prémenstruels : Psychisme ou système nerveux végétatif instable ?

> > Les troubles prémenstruels : Psychisme ou système nerveux végétatif instable ? ; écrit le: 14 février 2012 par azza

Il existe une émotivité, une personnalité particulière de la femme qui va avoir ou qui a ses règles. On peut aussi déterminer la phase de l’ovulation, où la femme a un certain comportement. Mais ce n’est pas une loi absolue, car cela ne se produit pas chez toutes les femmes, ni tous les mois chez la même femme. Cela lait plus partie du domaine du comportement face à la vie de tous les jours; ce cycle est plus ou moins bien vécu.

Sans exclure le rôle sensibilisant de l’imbibition hor­monale sur les tissus, je ne pense pas que celle-ci explique à elle seule le comportement psychique particulier. Cette femme qui agace tout le monde dans la vie quotidienne n’a pas ce comportement en vacances. Donc, c’est bien l’environnement qui contribue aussi à apporter ces modifications psychologiques. Et cette même femme qui empoisonne son mari se comporte normalement quand elle est avec des amis qu’elle aime bien ou avec un homme qui la courtise.

En cas de psychisme instable, ou de problèmes psychologiques, il faut essayer d’équiIibrer cet état, de rechercher ce qui perturbe, tenter d’y voir clair.

.

.

Le médecin doit trouver un peu de temps pour avoir un dialogue en profondeur et essayer d’aborder de iront les vrais problèmes qui rongent sa patiente. Tout dépend souvent de lui.

Appelons cela psychothérapie si vous voulez; pour moi, il s’agit seulement d’être un peu disponible. Mais, si le comportement psychologique est sans doute influencé par le cycle, il peut être dominé, plus ou moins bien, par les femmes, par leur intelligence, par leur volonté.

.

.

En revanche, le système nerveux végétatif , indépendant de la volonté, plus aveugle,est beaucoup plus influencé que le système nerveux central par l’état hormonal au cours du cycle. Telle de mes patientes savait que ses règles approchaient parce qu’elle était un peu plus constipée. D’autres transpirent davantage.

Un esprit fort, bien équilibré, peut toutefois jouer sur lui. D’où l’intérêt des techniques de relaxation avec autosuggestion, d’auriculothérapie et d’homéopathie, qui renforcent équilibre général et volonté. Cela change la vie de la femme pendant les phases critiques du cycle, et améliore considérablement, malgré elle, ses rapports avec son entourage. « Elle est plus décon­tractée depuis qu’elle prend de l’homéopathie», me disent souvent les maris.

.

.

Il existe des perturbations chez tout le monde; il y en a pour qui ces perturbations font partie des petits ennuis de la vie quotidienne, pour d’autres elles sont insupportables. Une vie de tous les jours bien équili­brée sur les plans professionnel, affectif, sexuel et spor­tif, agit favorablement sur le système nerveux central, centre des émotions et de l’intelligence. Celui-ci agit alors favorablement sur l’hypothalamus, cerveau du système nerveux végétatif, lequel agira à son tour favo­rablement sur l’hypophyse, chef d’orchestre de tout le système hormonal endocrinien. Les sécrétions hormo­nales seront alors harmonieuses. Il s’ensuivra une réac­tion en retour de bien-être général et de santé globale retentissant sur le psychisme. Cela permet d’assumer les modifications dues aux bascules hormonales et de bien les supporter. Autrement dit, toutes les femmes subissent des modifications hormonales et neurovégé­tatives, mais certaines assument cela par leur psy­chisme, d’autres pas.

Il faut donc agir surtout au niveau cérébral, s’effor­cer de ne pas dramatiser les moindres ennuis de la vie quotidienne, et savoir donner leur juste place aux vrais problèmes. Ce qui n’empêche pas de faire une régulation hormonale au cas où il y aurait insuffisance ou excès de sécrétions. Dans tous les cas, les pires des maux sont les contrariétés et le plus grand secret de longévité, s’il est facile à énoncer, est plus difficile à appliquer : « Ne pas se laisser contrarier par les choses de la vie. »

.

.

Une de mes patientes me disait souvent: « Pouvoir être âgé sans être vieux», quel paradoxe, quel chal­lenge! Mais il est réalisable!

← Article précédent: L’ostéoporose : Tassement bénin ou malin ? Article suivant: L’ostéoporose : Problèmes posés par les autres localisations fracturaires


Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles