Les traitements de la ménopause : les traitements non hormonaux

> > Les traitements de la ménopause : les traitements non hormonaux ; écrit le: 21 mai 2013 par imen modifié le 30 octobre 2014

Les traitements de la ménopause : les traitements non hormonaux

Certaines femmes refusent de suivre un traitement hormonal ou présentent une contre-indication particulière. Dans ce cas, d’autres traitements, classiques ou relevant de médecines douces, offrent des solutions tout à fait acceptables lorsqu’il s’agit de lutter contre un symptôme précis.

Les phyto-œstrogènes

Les phyto-œstrogènes sont des œstrogènes naturels que l’on trouve dans certains végétaux comme le soja (haricot de soja, tofu, lait de soja), les germes de trèfle rouge ou de graines de lin, le bore (sel minéral présent dans les pommes et les poires, le raisin, les pêches, les dattes, les légumineuses, les fruits oléagineux et le miel) ou le houblon. On les trouve aussi dans des préparations pharmaceutiques composées de gélules d’extraits de soja. D’après certaines études, les phyto-œstrogènes auraient une action voisine de celle des œstrogènes hormonaux sur tous les symp­tômes de la ménopause. Ils auraient également un rôle protecteur contre le cancer du sein chez la femme et contre celui de la prostate chez l’homme.

.

.

Des gels vaginaux à base de phyto-œstrogènes favorisent la régé­nération de la muqueuse vaginale, améliorant son hydratation, sa lubrification et son élasticité.

L’homéopathie

L’homéopathe commence par définir le profil de sa patiente pour traiter l’ensemble des manifestations liées à la ménopause en fonc­tion de ses observations.

.

.
  • Si le signe dominant est une menstruation irrégulière ou trop peu abondante, il vous prescrira Lachesis 9CH ou Graphites 9CH.
  • Si les règles sont hémorragiques, il vous donnera plutôt 15CH ou un remède antihémorragique comme Millefolium.
  • Si la ménopause est survenue brutalement, la préférence ira à 15 CH.
  • Si les troubles sont dominés par l’anxiété ou la dépression, vous prendrez 15CH.

Les différents troubles qui accompagnent la ménopause peuvent aussi être traités séparément.

9CH en alternance si les bouffées de chaleur sont sèches ; 5CH si elles sont humides. Selon leur facteur déclenchant, les bouffées de chaleur réagissent à la prise de 15CH s’il s’agit de sueurs nocturnes liées à des rêves anxieux.

.

.

Les seins tendus ou douloureux. Les homéopathes recom­mandent souvent 5CH.

9CH.

.

.

15CH si vous êtes plutôt maigre et frileuse ou 15CH si vous êtes bien en chair ou que vous prenez facilement du poids, en association, dans les deux cas, avec Bioptimum complément minéral osseux®, par exemple.

La phytothérapie

De nombreuses plantes médicinales agissent sur les symptômes de la ménopause. Les effets généraux de la carence hormonale peuvent être combattus par le gattilier, l’actée à grappes, l’hélonias, associé ou non au cohier (ou cohosh) noir. Le cyprès, l’hamamélis, le marron d’Inde, le réglisse, la camomille et la luzerne rétablissent l’équilibre hormonal et diminuent les bouf­fées de chaleur. Les trois plantes les plus efficaces contre ce symptôme sont toutefois la sauge (en infusion), le saule blanc (en gélules ou en teinture) et la racine de pivoine (en décoction). La bourse-à-pasteur, Pachillée millefeuille, l’alchémille, l’hydrastis, la beta et la pervenche sont actifs sur les saignements abondants. Le chardon argenté et le gattilier mé­ritent d’être essayés en cas de tension des seins.

.

.

Pour les médecines indiennes ou chinoises, les graines de céleri et de cèdre, l’angélique et la racine de pivoine, le shan zhu yu (fruit du cornouiller) corrigent les perturbations du cycle. La cannelle rétablit la libido et prévient les œdèmes des jambes. L’aloès atténue les bouffées de chaleur et les sueurs nocturnes.

L’aromathérapie

L’aromathérapie est l’usage d’huiles essentielles. Celles-ci peuvent être diluées dans l’eau du bain, pulvérisées sur la literie ou bien utilisées en massage. La sauge officinale régule les changements d’humeur. La camomille traite les sueurs nocturnes et les bouffées de chaleur. Les huiles de damiana, de géranium et d’ylang-ylang stimulent la libido. Les massages abdominaux à l’huile de fenouil limitent la rétention d’eau.

.

.

Les huiles de sauge sclarée, de lavande, de rose, de jasmin, de bergamote ou de santal sont conseillées contre la sensation de mal-être général.

La médecine fonctionnelle

Elle s’appuie sur l’usage d’aliments, de vitamines et de minéraux pour restituer l’équilibre des fonctions organiques. La vitamine E, 1 huile de lin, le bacille Acidophilus des yaourts et les vitamines du groupe B atténuent la tension mammaire. La vitamine A, le zinc, le magnésium, le fer et les vitamines B diminuent des règles trop abondantes ou douloureuses. Le sélénium est utilisé pour réduire les bouffées de chaleur et sueurs nocturnes. Les gélules vaginales de vitamine E corrigent la sécheresse locale.

Les techniques relaxantes

La relaxation, le yoga, la méditation, le tai-chi-chuan et le qicong améliorent le bien-être général et favorisent la maîtrise des émo­tions qui sont parfois le facteur déclenchant des bouffées de chaleur. Rien d’étonnant, donc, à ce que les femmes qui pratiquent ces techniques disent mieux vivre leur ménopause.

Les médecines manuelles

Les acupuncteurs et les acupresseurs stimulent des points situés juste devant le talon, au centre du sternum ou entre les sourcils pour atténuer les bouffées de chaleur et sueurs nocturnes. Les réflexologistes affirment pouvoir corriger les troubles généraux de la ménopause en massant des points situés autour de la che­ville ou sous la plante du cinquième et du quatrième orteil.

La nu-trithérapie

Outre les aliments riches en phyto-œstrogènes (tofu et autres pro­duits à base de soja), auxquels il faut ajouter le vin et la bière à doses modérées, d’autres aliments sont intéressants à la période de la ménopause. Si l’apport en lait ou en produits laitiers est nécessaire pour fournir le calcium à l’os, il ne suffit pas à retar­der significativement la décalcification. En revanche, des scientifiques suisses ont démontré que les oignons, surtout, mais aussi la laitue, l’ail, le persil, le concombre, le fenouil et la tomate avaient un très fort pouvoir préventif à l’égard de l’ostéoporose. Le régime méditerranéen, ou crétois , est certaine­ment le meilleur régime pour prévenir l’ostéoporose tout autant que les maladies cardio-vasculaires.

← Article précédent: Les traitements de la ménopause : la prévention de l’ostéoporose Article suivant: Les traitements de la ménopause : surveiller sa santé


Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles