Les traitements de la ménopause : la prévention de l’ostéoporose

> > Les traitements de la ménopause : la prévention de l’ostéoporose ; écrit le: 21 mai 2013 par imen modifié le 30 octobre 2014

Les traitements de la ménopause : la prévention de l’ostéoporose

Cette maladie du squelette touche 30% des femmes à partir de 50 ans, car elle est favorisée par la carence hormonale induite par une ménopause non traitée. Les os perdent leur calcium, deviennent poreux, très fragiles et donc exposés aux fractures.

Les symptômes de l’ostéoporose

Il s’agit d’une maladie insidieuse – on sait qu’on en est atteinte quand survient la première fracture – et handicapante, voire inva­lidante. De nombreuses femmes ne se remettent jamais de fractures et restent diminuées jusqu’à la fin de leur vie. Qui n’a pas, dans son entourage, une vieille dame demeurée handicapée à la suite d’une fracture du col du fémur ?

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Il existe pourtant des signes d’alarme avant la première fracture brutale. Les douleurs des vertèbres ou du bassin sont le symp­tôme le plus fréquent, mais il n’y a pas de rapport direct entre l’intensité des douleurs et le degré d’ostéoporose. Les tassements des vertèbres se traduisent par une diminution de la taille : une perte de 3 à 4 centimètres par rapport à la taille notée sur la carte d’identité est très significative. Ils conduisent aussi à des défor­mations de type scoliose, cyphose (dos voûté). Les déformations des membres inférieurs donnent un aspect « en lame de sabre » ou « en écuyer ».

Connaître les facteurs de risque

Les facteurs héréditaires. Les femmes dont la mère a été atteinte d’ostéoporose courent davantage de risques que les autres. Un suivi médical est particulièrement recommandé.

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Les facteurs ethniques. Les femmes blanches sont moins exposées que les femmes noires.

Les habitudes diététiques. Les femmes ayant eu une alimentation riche en calcium durant l’enfance et l’adolescence ont un capital osseux de qualité supérieure à celui des autres.

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Les facteurs constitutionnels. Les femmes obèses sont moins exposées à l’ostéoporose que les femmes de poids normal. Toutefois, cet avantage est relatif dans la mesure où la surcharge pondérale est un facteur de risque pour de nombreuses autres maladies.
Le tabagisme. Fumer est un facteur aggravant car le tabac attaque le capital osseux.
La sédentarité. Elle favorise l’ostéoporose ; à l’inverse, pratiquer un sport ou se dépenser physiquement renforce le squelette.
Les médicaments. Certains médicaments, tels les corticoïdes, entraînent une déperdition osseuse.

Les médicaments contre l’ostéoporose

La calcitonine. Il s’agit d’une hormone naturelle sécrétée par la thyroïde et s’opposant à la dégradation des cellules osseuses. Autrefois uniquement utilisée pour favoriser la consolidation de l’os après une fracture due à l’ostéoporose, on l’utilise aujour­d’hui pour prévenir la maladie elle-même. Elle est administrée par injection ou par spray nasal.
Les biphosphonates. Pris par voie orale, ils contribuent à pré­server le capital osseux en empêchant la destruction du squelette.

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Le calcium et la vitamine D. La prise quotidienne de 0,6 à 1 g de calcium, associée à une dose de vitamine D, est capitale car l’alimentation ne peut suffire à combler le déficit accumulé ‘au fil des ans. Ce traitement, qui ne provoque pas d’effets secon­daires notables, permet à lui seul d’économiser 1 % de capital osseux chaque année. Il représente donc une alternative intéres­sante en cas de contre-indication ou de refus du traitement hormonal. C’est aussi un complément utile au traitement hor­monal lorsque la déminéralisation est intense et rapide.

Les examens

Une radiographie standard peut évoquer un aspect ostéoporotique (transparence accrue du tissu osseux). Toutefois, l’examen essen­tiel est la mesure de la densité osseuse (ostéodensitométrie ou absorptiométrie biphotonique). Avec des rayons X semblables à ceux de la radiographie, l’appareil mesure avec précision le degré d’ostéoporose et cal­cule le risque de fractures par rapport à celui d’une personne normale. Les mesures sont effectuées au niveau des vertèbres lombaires, du col du fémur, du poignet ou du talon. Le bilan est complété par des dosages san­guins et urinaires du calcium et du phosphore.

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La prévention

Si le traitement hormonal a une part importante dans la pré­vention de l’ostéoporose, d’autres éléments jouent un rôle sensible. L’exercice physique est très protecteur. La consommation de cal­cium (alimentaire ou médicamenteux), la prise de vitamine D ou l’exposition au soleil (modérée, mais régulière) sont également essentielles. Les études se poursuivent sur l’intérêt que pourraient avoir, en ce domaine, le fluor, la DHEA (voir p. 60), des dérivés de l’if (les SERMs, représentés par le raloxifène) qui agissent sur les récepteurs osseux aux œstrogènes, de facteurs de croissance, des phyto-œstrogènes alimentaires.

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