Les moyens nouveaux en chirurgie esthétique:Les nouvelles technologie

> > Les moyens nouveaux en chirurgie esthétique:Les nouvelles technologie ; écrit le: 11 mai 2012 par imen modifié le 23 février 2015

Les nouvelles technologies ont complètement bouleversé le paysage de la chi­rurgie esthétique actuelle.

Il en est ainsi du laser, des ultrasons et de l’endoscopie.

Le laser médical

Les lasers médicaux actuellement utilisés en chirurgie esthétique peuvent servir à couper, à brûler la surface de la peau pour en effacer les ridules ou, en fonction d’un certain nombre de longueurs d’ondes, à effacer des taches de cou­leur pigmentée ou des tatouages.

.

.

Les progrès de ces lasers ont été tels que les machines se sont multipliées : celles qui existent sur le marché permettent de répondre à différents impératifs.

Si l’on prend l’exemple du laser pour le traitement des rides, il a été introduit en France en 1997.

.

.

Certains chirurgiens ont très vite tablé sur l’effet laser pour faire une cam pagne médiatique destinée à leur attirer beaucoup de patients.

On a vu ainsi naître des lifts au laser dans la presse non spécialisée, ce qui permettait de faire croire à des patients qu’en passant un grand coup de pinceau laser sur toute la figure, on les rajeunissait de vingt ans.

.

.

Ceci n’est pas tout à fait vrai, mais pas tout à fait faux non plus.

En effet, l’effet du laser étant une brûlure, il est tout à fait possible de lisser, en enlevant les ridules superficielles du visage ; cela donne un effet rajeunissant très important, mais au prix parfois de séquelles inattendues voire franchement insupportables.

.

.

Car une brûlure n’est pas un geste anodin.

La brûlure peut entraîner des ulcérations, des changements de couleur ou peut imposer un maquillage permanent.

.

.

De plus, la brûlure ne remet pas en place les structures plus profondes qui ont pu s’effondrer avec le temps : bajoues, fanons ou double-menton.

Ainsi, on a fait croire au public que le laser pouvait remplacer le lifting chi­rurgical. Et c’est évidemment une grossière erreur et un mensonge.

.

.

Il n’en reste pas moins que sur les ridules autour de la bouche et du menton, le laser a eu un effet fantastique, donc positif.

Il est un peu supérieur à l’abrasion mécanique en cela qu’une seule séance peut suffire, mais il faut trouver une intensité satisfaisante pour chaque type de peau. Une longue expérience du praticien est donc nécessaire.

Le laser autour des ridules des yeux ou de la patte d’oie est un peu moins inté­ressant dans la mesure où la peau est très fine ; on passe très vite de l’effet inutile à l’effet exagéré, avec un risque de brûlure et d’ectropion, complications enlaidis­santes et difficiles à corriger.

Mais bien manié, le laser a un effet positif et renouvelle notre arsenal théra­peutique.

Cet effet rajeunissant du laser CO2, ainsi que d’autres lasers actuellement à l’étude, est très intéressant ; il permet d’effacer et de traiter la surface de la peau qui, après ou avant un lifting, n’est pas totalement lisse mais irrégulièr|, avec des anomalies de surface.

C’est un peu comme un rabotage d’un parquet avant que le lustrage ne soit pra­tiqué.

Les ultrasons

Les ultrasons ont été extrêmement utilisés dans le traitement de la cellulite et comme aide à la liposuccion.

Ces ultrasons font éclater les cellules graisseuses et permettent, par liposuc­cion, de ne plus retirer la graisse pure, mais de l’huile.

Les ultrasons, dans un premier temps, ont été vantés exagérément. Certaines machines ultra-puissantes ont vu le jour — avec évidemment des complications sinistres mais prévisibles : car l’inconvénient de ces ultrasons est qu’ils agissent comme un véritable bistouri, comme l’épée de Darthvador dans Star Wars. Ils peuvent trancher, faire des trous et des brûlures.

Mal maniés, ils ont donc entraîné des complications gravissimes : brûlures, nécroses, irrégularités de cicatrisation interne.

Ils ont alors été interdits en France et en Europe.

Petit à petit, de nouveaux appareils à ultrasons, avec lesquels on peut mieux maîtriser l’intensité des ondes d’émission et leur puissance, commencent à voir le jour.

Mais l’inconvénient des ultrasons, c’est qu’ils enlèvent presque trop de graisse. Ce n’est plus un travail fait à la main, on ne peut plus doser valablement la quan­tité de graisse sous-cutanée que l’on va laisser en place.

Un maniement très spécial est donc nécessaire afin de conserver une couche graisseuse minimale permettant le glissement cutané.

Par contre, l’effet de redrapage cutané par concentration n’est plus actuelle­ment accepté par tous.

Il s’agit plutôt d’un effet de brûlure interne thermique, ce qui ne veut pas dire que cet effet n’existe pas. Tout le monde a vu un steak rétrécir dans la poêle : c’est l’effet espéré — mais pas certains des ultrasons sous la peau, qui auraient un effet « lifting ».

Cet effet est très difficile à doser : pour le moment, il n’existe pas de système à ultrasons où l’on peut contrôler la température en profondeur susceptible d’entraîner une rétraction cutanée qui pourrait traiter par exemple des vergetures, une grande laxité cutanée ou une cellulite.

Mais il n’y pas de doute que cette technologie des ultrasons est un apport important en chirurgie esthétique dans le mesure même où elle facilite l’acte de la liposuccion, où elle la rend moins fatigante et moins difficile pour le chirur­gien puisqu’il s’agit d’aspirer de la graisse déjà fondue et non de la graisse dure, qu’il faut pénétrer à la force du poignet pour l’enlever.

L’endoscopie

L’endoscopie est une technique tout à fait extraordinaire qui permet de regar­der à l’intérieur du corps humain par l’intermédiaire d’un tout petit orifice.

La bataille de la silhouette

Faut-il maigrir par la seule force de sa volonté ou par l’aide de la chirurgie ?

Bien sûr maigrir par la seule force de la volonté paraît la solution la plus simple et la plus efficace ! C’est avoir une vraie détermination pour « la politique de la silhouette ».

Nous avons vu des patients perdre 60 à 70 kilos en un an environ avec une volonté farouche pour ne pas revenir à l’état d’obèse. Combat terrifiant au quoti­dien, gagné à force de courage et d’obstination en un an environ.

Dans ce cas, le visage est très peu abîmé.

Les séquelles se rencontrent au niveau des bras, du ventre et des cuisses ; les patientes sont très heureuses ; après les retouches chirurgicales, rares sont celles qui reprennent du poids.

Dans d’autres cas, la volonté n’y est pas. Les patientes font le yoyo, dépriment, rament, s’énervent et dépensent des fortunes en produits divers à gogo.

Il existe parfois un problème génétique qui fait que, malgré la volonté bien exprimée, l’amaigrissement reste très difficile voire impossible.

C’est dans ces cas que les opérations chirurgicales de diminution gastrique sont très intéressantes, essentiellement au-delà de 100 kilos.

 Les principes opératoires des opérations visant à maigrir

Trois types d’interventions sont actuellement proposées aux personnes obèses :

  •   les gastroplasties,
  •      les dérivations biliopancréatiques ou opérations de SCOPINARO,
  •    les courts-circuits digestifs ou opération de MASON.

 Les gastroplasties

Elles consistent à mettre en place par de petites incisions un anneau autour de la partie haute de l’estomac pour le rétrécir, on crée une impossibilité mécanique de l’ingestion des éléments.

Tout se passe comme s’il y avait un anneau qui empêchait le patient de se nourrir en ne laissant filtrer que des lipides ou d’infimes quantités de nourriture.

Cet anneau qui autrefois était placé au travers d’incisions du ventre est actuel­lement introduit par de petites incisions de type cœlioscopique.

Vidéo : Les moyens nouveaux en chirurgie esthétique:Les nouvelles technologie

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Les moyens nouveaux en chirurgie esthétique:Les nouvelles technologie

← Article précédent: Les fondements de la chirurgie esthétique Article suivant: Les pathologies rachidiennes communes


Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles