Les facteurs contextuels familiaux

> > Les facteurs contextuels familiaux ; écrit le: 2 juillet 2013 par imen modifié le 18 mars 2015

Nous avons vu que dans la genèse des troubles psychopathologiques des enfants qu’il s’agisse des troubles émotionnels, anxieux et dépressifs, ou des troubles du comportement.il existe une vulnérabilité génétique. Dans certaines familles, cette vulnérabilité génétique ne s’exprime pas chez les parents, dans d’autres cas les parents souffrent eux-mêmes de troubles. Dans ces cas, les troubles présentés par le ou les parents contribuent au trouble de l’enfant.
Ainsi par exemple, une mère souffrant d’un trouble anxieux, s’angoisse à l’idée de voir son enfant s’éloigner, elle a peur qu’il lui arrive quelque chose sur le chemin ou dans l’école. Elle est rassurée si l’enfant reste à la maison.
Un parent dépressif n’est pas incitatif pour l’enfant pour le stimuler vers la socialisation et la scolarité.
Dans certains familles, en particulier monoparentales, l’enfant peut manquer l’école pour rester au côté du parent malade, qu’il s’agisse de maladie physique ou psychique.
Des parents avec des tendances antisociales, voire hors la loi, n’incitent pas les enfants à respecter le cadre scolaire et ses contraintes.
La notion d’un alcoolisme familial est un facteur de risque démontré d’absentéisme.

Fonctionnement familial

jean, complicité de la mère.
jean, 13 ans, fils unique, ne va à l’école qu’une ou deux journées par semaine ; il n’y va que pour faire plaisir à sa mère et cela après de nombreuses négociations, marchan­dages et chantages.
La mère de jean ne travaillait pas lorsqu’il était en primaire et elle a repris une activité depuis sa rentrée en 6‘. Elle rentre tôt le soir, pourtant il y a un temps d’absence maternelle entre le retour de jean de l’école et le retour de sa mère, jean passe cet espace de temps chez sa grand-mère.

La mère de jean est très chaleureuse ; fille unique, orpheline de père à 6 ans, elle a vécu avec une mère et une grand-mère très présentes. Elle s’est mariée sans enthousiasme, avec un homme qu’elle qualifie de gentil et travailleur, qui est absent du lundi au vendredi du fait de sa profession commerciale.
C est le père qui explique la situation : « Vous ne pouvez pas savoir, docteur, ce que c’est pour un mari qui rentre le vendredi soir, de trouver son fils dans le lit de sa femme. Alors je vais dormir dans la salle de séjour ».
Il paraît évident que des difficultés dans le fonctionne­ment familial, quelles qu’elles soient, sont un facteur contri­buant à l’absentéisme scolaire.
Les études de fonctionnement familial décrivent la fré­quence de certaines caractéristiques : manque de cohésion, climat conflictuel, isolement, indifférence, manque de com­munication.
Les enfants vivant au sein de familles mal traitantes ne sont pas particulièrement exposés au refus scolaire ; au contraire, ils ont plutôt tendance à fréquenter l’école assidûment pour « fuir » la maison. Néanmoins, l’enfant maltraité peut être sujet à certains absentéismes pour cacher des traces de coups.
Les enfants placés en famille d’accueil sont quant à eux très exposés au refus scolaire, de la même façon qu’ils sont exposés aux fugues et troubles variés du comportement pour des motifs divers.

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