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les endorphines

> > les endorphines ; écrit le: 7 février 2012 par admin

Le cerveau sécrète des substances analogues à la morphine. Ces substances, appelées endorphines, voient leur sécrétion augmenter sous l’influence de l’acupuncture.
Cette relance de la sécrétion des endorphines est vraisembla­blement un des mécanismes d’action de l’acupuncture dans les quatre domaines suivants :
1)    La diminution des douleurs cancéreuses et non cancéreuses.
2)     L’anesthésie par acupuncture

  • chez l’animal
  • chez l’homme.

3)    La désintoxication des héroïnomanes.
4)     L’action équilibrante sur le psychisme.

Quelques notions à propos des endorphines

Les endorphines sont des substances chimiques sécrétées par le cerveau. Ces substances peuvent être considérées comme des morphines naturelles pour deux raisons essentielles et corol­laires.

a.   Les molécules d’endorphines présentent des analogies de struc­ture avec celles de la morphine.

b.   Les endorphines, comme la morphine, ont une puissante action anti-douleur.

  Petit historique
Les premiers travaux scientifiques publiés concernant les en­dorphines, datent de 1975. Des travaux antérieurs avaient dé­montré l’existence au niveau du cerveau et de la moelle épinière de récepteurs (1) aux substances morphiniques. Ces récepteurs ont été retrouvés chez tous les animaux vertébrés.
Au début des années 70, plusieurs chercheurs furent intri­gués par cette omniprésence des récepteurs morphiniques et ils firent le raisonnement suivant :
Étant donné que la plupart des vertébrés n’ont aucun contact avec les plantes de pavot , à quoi peuvent donc bien leur servir ces récepteurs ? Ces récepteurs seraient-ils inutiles et dus à une aberration de la nature ? L’aberration de la nature semblait peu vraisemblable. Aussi échafaudèrent-ils l’hypothèse que ces récepteurs morphiniques étaient là pour réagir avec des substances morphiniques sécrétées par les vertébrés eux-mêmes.
Les récepteurs se trouvant au niveau du cerveau, il était logique de chercher les substances morphiniques au niveau de cet organe. Plusieurs laboratoires essayèrent d’isoler ces subs­tances encore hypothétiques à cette époque. Le premier cher­cheur à publier fut Hugues . Cette publication fut suivie très rapidement de nombreux autres travaux confirmant et dévelop­pant cette remarquable découverte.
L’ensemble des substances de type opiacé découvertes furent appelées « endorphines ».

Les expériences
Abordons à présent les quatre champs d’action de l’acupunc­ture cités en tête de ce chapitre. Les expériences qui vont être évoquées ont été publiées dans différentes revues scientifiques. La complexité méthodologique de ces articles ne pourra pas être rendue dans un ouvrage destiné au grand public. Le lecteur spécialisé pourra consulter les articles cités.
Une dernière remarque : les différents auteurs dont les tra­vaux vont être rappelés utilisent l’électro-acupuncture. Il s’agit d’utiliser des aiguilles d’acupuncture banales et d’y faire passer un très faible courant électrique indolore. Ce courant contri­bue à l’action de l’aiguille de 2 façons :
1)    Il renforce la mini-contracture musculaire induite par la simple présence de l’aiguille.
2)    Il stimule directement les nerfs.

Les douleurs cancéreuses et non cancéreuses

 Les douleurs dues au cancer
Wen s’est occupé de 29 patients atteints de différents cancers au stade terminal de la généralisation. Ces patients considérés comme incurables avait été adressés à l’hôpital pour y finir leurs jours (le séjour de ces patients avant le décès a varié de deux semaines à trois mois). Les douleurs qu’ils présentaient étaient très importantes et aussi généralisées à tout le corps que l’étaient les métastases. Les patients étaient grabataires et semi inconscients à cause des doses importantes de calmants administrées.

Technique de traitement

La technique d’électro-acupuncture était expliquée aux infir­mières, qui appliquaient les traitements sous la surveillance des médecins.
Les points utilisés variaient avec le site de la douleur. Les aiguilles étaient reliées à un stimulateur électrique qui débi­tait des petits courants de 10 volts maximum à une fréquence de 2 à 3 par seconde. Le stimulateur était réglé en fonction des sensations du patient pour qui le passage du courant devait être à peine sensible. (Des courants plus importants n’ont pas donné lieu à de meilleurs résultats). Chaque traitement durait entre 30 et 45 minutes. Il était répété plusieurs fois par jour en tenant compte des besoins des patients.

Un exemple clinique

Il s’agit d’un patient de 23 ans. En 1973, une intervention chirurgicale a Heu, visant à lui enlever un cancer du pharynx. L’intervention est suivie d’une radiothérapie et le patient peut quitter l’hôpital. En 1974, on constate une récidive de la tumeur, accompagnée de douleurs dans la poitrine et les épaules. Ces douleurs s’aggravent et le patient finit par recevoir 100 mg de péthidine (un dérivé de la morphine) de plus en plus souvent et finalement toutes les deux heures

Un nouveau traitement par radiothérapie est entrepris, sans succès cette fois-ci. A ce moment, les radiographies et le scan osseux montrent de nombreuses métastases au niveau du crâne, des côtes et de la colonne vertébrale.
Au moment où l’on va commencer l’électro-acupuncture, le patient est émacié et souffre beaucoup. Il est grabataire et chaque mouvement lui fait mal. Les douleurs siègent surtout au niveau de l’épaule gauche, dans la région haute et médiane du thorax et dans la partie latérale droite de la poitrine.
Les aiguilles d’acupuncture sont placées superficiellement dans la peau au niveau du creux de l’aisselle, du sternum et de l’épaule gauche.
Les premières séances amènent un soulagement pendant deux heures seulement. L’électro-acupuncture est à nouveau appli­quée dès la reprise des douleurs. Ainsi le premier jour 6 trai­tements seront effectués ; les jours suivants 3, puis finalement un traitement par jour suffira.
Six jours après le début des séances, le patient est à nouveau capable de se promener. La seule médication dont il a encore besoin est 50 mg de largactil (un calmant nerveux) pour dormir.
Les séances quotidiennes continueront jusqu’au décès du patient, 20 jours plus tard, la maladie continuant, elle, bien sûr, à évoluer.
Conclusion
Le docteur Wen résume ainsi son article :
« 29 cas de cancers de différents types ont été étudiés, qui tous, à cause des métastases, étaient responsables de douleurs chroniques sévères. L’électroacupuncture a diminué la douleur, sans toutefois l’abolir ».

Douleurs cancéreuses et non cancéreuses

« The Lancet » est une revue des plus importantes en médecine interne. H.L. Wen a fait partie de l’équipe de recherche.
Dans l’introduction, les auteurs résument ainsi les travaux antérieurs à leur propre publication :
« Après avoir isolé du cerveau ces opiacés naturels que sont les endorphines, on a pu démontrer qu’elles avaient des proprié­tés analgésiantes.
Ces faits suggèrent que les endorphines sont capables de modu­ler la perception de la douleur.
L’analgésie par acupuncture a été utilisée depuis des siècles en Chine, et des études occidentales récentes ont confirmé que l’acupuncture augmentait la tolérance à la douleur. Les méca­nismes d’action sont cependant encore incertains.
Les faits suivants fournissent des preuves indirectes du fait que l’acupuncture provoque la libération de substances chimi­ques humorales  :
1.    Il faut que la stimulation par acupuncture dure un certain laps de temps pour obtenir une analgésie .
2.    L’analgésie obtenue persiste un certain temps après l’arrêt de Pélectro-acupuncture .
3.     Lorsqu’on prélève du liquide céphalo-rachidien d’animaux analgésiés par acupuncture et qu’on l’injecte dans le liquide céphalo-rachidien d’animaux non traités, on constate une analgé­sie chez les animaux receveurs (7).
4.     La naloxone, qui est une substance contrecarrant les effets de la morphine, contrecarre également l’action de l’acupunc­ture. Il est donc probable que l’acupuncture agit au moins par­tiellement via les endorphines ».
Description des patients : 10 patients furent informés des buts de l’expérience et donnèrent leur consentement. Le tableau n° 2 reprend à la fois les patients, leur affection et l’évolution des taux d’endorphines. Le type de stimulation par acupunc­ture était le même que celui pratiqué par H.L. Wen dans l’étu­de citée plus haut.
Comme le tableau l’indique, les mesures furent faites par ponction lombaire du liquide céphalo-rachidien.
Deux types d’endorphines ont été dosés :
1)   la met-enképhaline

2)    la B-lipotrophine (une B-endorphine). Elles ont été dosées deux fois :

1° avant le début de l’électro-acupuncture 2° après 30 minutes d’électro-acupuncture.

Résultats :

Du point de vue de la douleur
Les 10 patients signalèrent tous une atténuation des dou­leurs qu’ils éprouvaient. Cette atténuation commençait dans les 20 premières minutes de la séance d’acupuncture. Elle perdurait pendant des périodes allant de 30 minutes à 2 jours.
Biologiquement
Comme le tableau le montre, 8 patients sur 10 on vu leur taux de 13-lipotrophine augmenter de façon significative. Ceci ne s’est pas vérifié pour la met-enképhaline.
A noter que les taux des endorphines avant l’acupuncture étaient les mêmes que ceux rencontrés chez des patients ne présentant aucune douleur.
Cette publication est la première à signaler une augmen­tation des B-endorphines dans le liquide céphalo-rachidien après électroacupuncture faite chez des patients présentant des douleurs pathologiques.
(Par douleurs pathologiques on entend des douleurs dues à des maladies et non des douleurs infligées par !’expérimen­tateur afin de vérifier l’action de l’acupuncture ou de médi­caments).
La source de l’augmentation des B-endorphines est discutée. Certains pensent que c’est l’hypophyse qui sécrète ces substances.
Les auteurs de l’article, en se fondant sur certains faits ex­périmentaux, pensent que le cerveau lui-même est susceptible de sécréter les endorphines.
On peut résumer ainsi cette expérience :
1)   L’acupuncture diminue effectivement les douleurs d’origine pathologique.
2)    L’acupuncture provoque une augmentation des B-endorphines dans le liquide céphalo-rachidien.
3)    L’atténuation constatée des douleurs est probablement due à la libération des B-endorphines.
Commentaire à propos du traitement du cancer.
Il va sans dire que les auteurs cités font appel à tout l’arsenal contemporain du traitement du cancer.
L’électro-acupuncture semble donc pouvoir contribuer au « confort » du patient grâce à la stimulation de la production d’endorphines.
A côté de l’électro-acupuncture existent deux autres moyens thérapeutiques encore peu utilisés cités non point pour susci­ter des polémiques, mais bien par souci d’information.

  • Le premier est la psychothérapie. Celle-ci permet au patient d’exprimer, souvent d’ailleurs pour la première fois, tout ce qui l’inquiète, que cette inquiétude soit antérieure au diagnos­tic posé ou que son inquiétude soit liée à la perspective de mourir. La perception de la douleur est dépendante au moins en partie du niveau d’anxiété du patient : moins le patient est anxieux, plus il supporte avec sang-froid les douleurs.
  • Le deuxième est l’hypnose. Celle-ci est assez difficile à pratiquer efficacement, surtout dans le cadre des douleurs cancéreuses. Certains auteurs dont M. Erikson, ont cepen­dant fait état de succès thérapeutiques tout à fait étonnants dans ce domaine.

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