Le retour à la maison : se retrouver chez soi avec sa bébé

> > Le retour à la maison : se retrouver chez soi avec sa bébé ; écrit le: 18 avril 2012 par tayechi

Centrée dans la maison a été un moment solennel, vous lui avez présenté sa demeure et ses occupants. Vous avez retrouvé votre univers familier, avec ses odeurs et ses bruits. Votre bébé aussi La preuve en est qu’il n’a même pas sursauté à la sonnerie de la porte ou du téléphone alors que, à la maternité, il réagissait au moindre bruit. Il a manifesté son plaisir d’être en « territoire » connu par une détente plus profonde et un meilleur sommeilqua la maternite

Priorité au repos

Retour à la maison est un moment fort dans la vie de la famille et du bébé ; ce n’est pas le moment d’exclure les frères et sœurs. C’est souvent à cette période précise, dans leur cadre familier, que l’homme et la femme réalisent pleinement qu’ils sont devenus parents. Autant ils sont heureux et fiers de démarrer cette nouvelle vie avec leur enfant, autant une inquiétude peut sourdre au fond d’eux : « Allons-nous être capables de nous occuper de lui tous seuls ? »

Le retour à la maison, vous vous en êtes tous deux aperçus, est l’occasion de beaucoup d’émotions, de stress et de fatigue. Vous avez encore besoin de vous reposer pour retrou­ver toute votre vitalité. La grossesse et la naissance ont fatigué votre organisme ; la mise en place de l’allaitement et du mater­nage va vous demander de l’énergie. L’inquiétude devant cette nouvelle vie qui démarre entraîne fréquemment une baisse de la production de lait. Ce n’est pas le moment d’attaquer les tâches ménagères ; laissez-les aux autres. Profitez des moments de sommeil de votre bébé pour vous allonger et dormir.

.

.

Votre sommeil est perturbé ? Vous ne faites plus vos nuits de huit heures ? Ne vous inquiétez pas ; en dormant souvent au cours de la journée et tôt dans la soirée, vous compenserez les interruptions nocturnes.

Ne vous laissez pas envahir par les visites ; vous les apprécierez encore plus d’ici huit à dix jours. Elles ponctueront alors agréable­ment vos journées, qui sembleront parfois longues et solitaires.

.

.

La « nouvelle mère », en raison de son inex­périence, est tentée de s’identifier à la « mère parfaite » décrite dans les manuels de pué­riculture et dans les magazines. « Il faut faire la toilette. Il faut donner le bain chaque matin et le sortir chaque jour. Il faut… » On trouve peu, dans cette littérature, de « faites comme vous le sentez » et « faites comme vous le pouvez »… Devant tant de tâches, certaines mères se sentent découragées à l’avance et d’autres s’y attellent conscien­cieusement, à la ligne près, un peu comme si elles jouaient encore à la poupée. Cette dernière attitude, normale compte tenu de toutes les nouvelles responsabilités, peut aussi, petit à petit, empoisonner et alourdir la” quotidien au point de déclencher un découragement brutal.

Alors, si vous êtes fatiguée et que le courage de sortir vous fait défaut, rassurez-vous : une fenêtre ouverte (du moment que la tempé­rature extérieure s’y prête) laisse passer un petit rayon qui suffit largement aux besoins d’air pur et de soleil d’un enfant de quelques jours. Un bébé n’exige pas à tout prix un bain quoti­dien : la toilette au gant de toilette peut alter­ner avec le plaisir de trois bains par semaine. Le bain doit surtout être un moment de détente, de joie et d’échanges.

.

.

De plus, tous les bébés n’aiment pas l’eau, si bien que le bain se mue parfois en croi­sade de propreté, plus éprouvante qu’autre chose pour tout le monde ; de chaque côté

  •  parents et bébé -, une appréhension s’ins­talle et provoque la perte de confiance en soi. Plutôt que de vous imposer une obliga­tion supplémentaire, profitez de ce temps de répit pour dormir ou, tout simplement, vous abandonner à un espace de paix. La maternité constitue un moment propice pour vous permettre de vivre à un rythme plus lent : celui qui vous branche sur l’inté­rieur de vous-même et sur celui de votre enfant. Ce rythme est à l’opposé de celui du monde du travail, qui dicte plutôt extério­rité, rapidité et efficacité.

Si la femme travaille, la maternité l’a mise pour un temps hors de son activité profes­sionnelle. Alors, très souvent, se retrouver à la maison la met mal à l’aise ou la culpabilise. Elle a l’impression que ses journées passent très vite et qu’elle n’en fait rien. Surtout si son compagnon rentre le soir en ponctuant son bonjour de phrases comme : « Alors, qu’est-ce que tu as fait aujourd’hui ? »

.

.

Et pourtant, ce sont les petites attentions, les petits mouvements alternés avec les grands moments d’immobilité des tétées qui nour­rissent le nouveau-né et vous incitent à vous détendre et à vous ressourcer. Ne résistez pas à leur douceur, vous retrouverez plus vite que vous ne le pensez votre « liberté » et votre activité extérieure. Profitez du moment présent, car les enfants grandissent très vite et il se peut même qu’un jour vous regret­tiez ce temps pendant lequel vous pouviez vous permettre d’être « contemplative ».

Vidéo : Le retour à la maison : se retrouver chez soi avec sa bébé

Vidéo démonstrative pour tout savoir sur : Le retour à la maison : se retrouver chez soi avec sa bébé

.

.

← Article précédent: Les politiques et processus d’innovation de médicaments Article suivant: Cerveau sexe et pouvoir : confusion des genres


Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles