Adénome de la prostate

> > Adénome de la prostate ; écrit le: 15 novembre 2011 par La rédaction modifié le 20 février 2015

L’adénome de la prostate ou hypertrophie bénigne de la prostate est une affection non cancéreuse d’évolution lente

ANATOMIE DE LA PROSTAT

La prostate, glande de l’appareil génital masculin à sécrétion externe et interne, se trouve sous la vessie en avant du rectum.De la taille d’une prune (Elle mesure en moyenne 3 à 4 cm de long pou
r 3 à 5 cm de large), elle entoure le début de l’urètre, canal par lequel s’évacue l’urine collectée dans la vessie.La prostate sécrète le liquide prostatique qui, avec les sécrétions des vésicules séminales situées à proximité, constitue le liquide séminal.
Liquide prostatique, les secrétions des vésicules séminales et les spermatozoïdes issus des testicules, forment le sperme.
Le fonctionnement normal de la prostate dépend d’une hormone mâle, la testostérone, fabriquée par les testicules.

DÉFINITION :

La prostate est le siège de trois affections principales :

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? le cancer de la prostate
? l’adénome de la prostate
? L’infection de la prostate
L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) également appelée adénome de la prostate désigne une affection non cancéreuse d’évolution lente qui cause l’augmentation de la taille de la prostate. La prostate hypertrophiée devient plus grande et exerce plus de pression sur l’urètre et la vessie ce qui gène l’écoulement normal de l’urine

ÉPIDÉMIOLOGIE :

  • C’est la première cause de troubles mictionnels chez l’homme .cette affection touche 80% des hommes dont l’âge est supérieur à 55 ans.
  • Son incidence augmente avec l’âge et elle peut rester asymptomatique chez la plupart des hommes atteints.
  • L’âge moyen de découverte clinique de l’adénome est de 65 ans chez le sujet européen. En France, plus de 6 millions d’hommes sont concernés par l’HBP.

LES HOMMES A RISQUE :

  • Hommes âgés (plus que 50 ans)
  • Des antécédents d’hypertrophie bénigne de la prostate dans la famille

LES SYMPTOMES :

Troubles de rétention d’urine  :

  • Des envies d’uriner impérieuses accompagnées parfois de fuite urinaire
  • augmentation de la fréquence des mictions pendant la journée
  • Des mictions nocturnes de plus en plus fréquentes
  • Des mictions douloureuses.
  • Une faiblesse du jet urinaire.

Troubles de vidange de la vessie:

(en raison de la compression de l’urètre)

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  • Un effort pour uriner
  • Une force du jet de plus en plus faible
  • Des gouttes retardataires à la fin de la miction
  • Une sensation de ne pas vider complètement la vessie.

LES COMPLICATIONS :

Une infection urinaire :

Une vessie qui ne se vide pas complètement à cause de l’obstruction va entrainer la formation d’un résidu après la miction et favoriser la stagnation de l’urine et la prolifération de bactéries. Les conséquences peuvent être :

  • une inflammation vésicale
  • une prostatite (inflammation prostatique)
  • une propagation de l’infection vers les testicules (orchiépididymite).

La rétention chronique d’urines :

il devient impossible d’uriner, ce qui donne lieu à des mictions par regorgement

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La rétention aiguë d’urines :

l’urètre est complètement comprimé, il s’agit d’une situation d’urgence médicale

Lithiase vésicale:

Des calculs se forment à partir de certains constituants de l’urine qui a stagné dans la vessie.

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Insuffisance rénale :

Une rétention chronique non traitée peut entraîner des dommages irréversibles aux reins

LE DIAGNOSTIC :

Examen clinique  :

L’interrogatoire recherche une gêne mictionnelle et la prise de certains médicaments.
Il permet à l’aide d’un questionnaire de quantifier la gêne

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Toucher rectal (TR):

  • Il permet d’apprécier la taille de la prostate
  • Il permet de chercher une induration ou une asymétrie évoquant un cancer de la prostate

Dosage de l’APS dans le sang :

Un taux sanguin élevé de PSA (antigène prostatique spécifique) est corrélé à la taille de la prostate.
S’il est très augmenté il sert surtout à dépister un cancer de la prostate.

Echographie :

En fonction de la gêne et du traitement envisagé, l’exploration peut être complétée par une échographie.

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LE TRAITEMENT :

Le choix du traitement se fera en fonction des symptômes et de la tolérance du patient.
En absence des symptômes et de gêne mictionnelle une simple surveillance clinique annuelle est conseillée (touché rectal…)
Un traitement sera justifié en présence de signes urinaires gênants ou de complications :

Traitements médicaux :

Les alpha-bloquants :Tamsulosine, Alfusozine, Térasozine.
  • Ils sont rapidement actifs.
  • Ils agissent en diminuant le tonus des fibres musculaires lisses présentes dans la prostate, la vessie et l’urètre.
Les inhibiteurs de la 5 alpha-réductase Finasteride, dutasterid
  • Ils sont actifs de façon plus lente.
  • Ils diminuent le volume de la prostate.
  • Indication : grosse prostate à l’échographie
La phytothérapie (extraits de plantes)
  • Très bien tolérés par le malade mais leur efficacité reste variable.

Traitement chirurgicaux :

3 types d’intervention :

  • L’incision cervicoprostatique
  • la résection endoscopique de l’adénome
  • la chirurgie par voie sus-pubienne

Les effets indésirables de la chirurgie :

  • Une Hématurie (sang dans les urines) peut apparaitre pendant 2 à 3 semaines après l’intervention
  • Ejaculation rétrograde (le sperme passe dans la vessie)
  • Diminution de la possibilité de procréation

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