Un site du réseau encyclopédique Savoir.fr
➔ MEDECINE SANTE

Grossesse et diabète : Traitement

Vous êtes ici : » » Grossesse et diabète : Traitement ; écrit le: 24 mai 2013 par imen

Du diabète gestationnel

Régime type diabétique (-► QS) et même type de surveillance ; conseil diététique et consultation avec diététicienne ; hospitalisation pour passage éventuellement à l’insuli- nothérapie si le contrôle glycémique n’est pas obtenu.

Les mêmes types de surveillance que lors d’un diabète non gestationnel sont à envi­sager en fin de grossesse.



Du diabète préexistant à la grossesse

Dans le traitement, nous inclurons la surveillance systématique qui doit être appliquée :

  •  Examen clinique et obstétrical complet en n’omettant pas le poids ni la mesure de la hauteur utérine (dépistage d’hydramios) tous les 15 jours avec surveillance de foyers infectieux latents (dents).
  •  TA, ECBU, bandelette/15 jours.
  •  Protéinurie/mois voire micro-albuminurie des 24 h et créatininémie au moins en début de grossesse.
  • FO 1 fois par mois ou plus si nécessaire.
  •  Équilibre glycémique par HbAlC et/ou fructosaminémie pour certains (mais l’intérêt est limité et purement rétrospectif).
  •  Recherche de malformation congénitale par l’échographie et de macrosomie ainsi que d’indicateurs du bien être fœtal :
  • Précoce avant 14 SA (terme et malformations).
  • Morphologique entre 20 et 22 SA et surtout échocardiographie.
    • Vers 32-34 SA nouvelle échographie : cœur et biométrie (cardiomyopathie hyper- trophique).
    • Doppler puisé, ombilical et utérin (appréciation de l’hémodynamique fœtale) du fait du terrain vasculaire et de la prévalence de l’HTA.

–       Des manifestations cliniques particulières sont à craindre et à rechercher :

  • HT A.
  • Hydramnios (excès de liquide amniotique).
  • MAP.
  • Grossesse prolongée.
  • Macrosomie fœtale ou RCIU dans les diabètes maternels sévères.

–       L’équilibre glycémique doit être strictement respecté.

Eventuellement modification de l’insulinothérapie (passage à trois injections…) avec une tenue parfaite du carnet de surveillance.

–       Les repas doivent être pris à heure fixe et comporter des hydrates de carbone. Les collations aussi doivent être assurées et il doit exister des réserves de glucose dispo­nibles. 1 800 à 2 000 Kcal/j, 180 à 200 g d’hydrates de carbone (trois repas, trois collations). Bien entendu, on cherche à éviter l’hyperglycémie mais attention à l’hypoglycémie ! qui comporte sûrement des effets délétères pour le fœtus.

–       Il ne doit pas y avoir de sauts de repas ni de sauts d’injection d’insuline. Au mieux, si on doit laisser la patiente à jeun, la perfuser avec une solution glucosée et maintenir les injections d’insuline (voire passer à l’insuline à la SE).

Normal
0
21

false
false
false

MicrosoftInternetExplorer4

/* Style Definitions */
table.MsoNormalTable
{mso-style-name:”جدول عادي”;
mso-tstyle-rowband-size:0;
mso-tstyle-colband-size:0;
mso-style-noshow:yes;
mso-style-parent:””;
mso-padding-alt:0cm 5.4pt 0cm 5.4pt;
mso-para-margin:0cm;
mso-para-margin-bottom:.0001pt;
mso-pagination:widow-orphan;
font-size:10.0pt;
font-family:”Times New Roman”;
mso-ansi-language:#0400;
mso-fareast-language:#0400;
mso-bidi-language:#0400;}

       Les bandelettes urinaires ne peuvent plus servir à la surveillance de la glycosurie car le seuil rénal du glucose est abaissé. Par contre, l’acétonurie reste intéressante à surveiller.

       Les méthodes de surveillance de la glycémie sont les mêmes, six contrôles par jour sont souhaitables. À jeun, la glycémie doit être < 0,8 à 1 g/l (5,5 mmol/1) et < 1,2 à 1,4 g/l (7,7 mmol/1) en postprandial.

       Le recours aux arrêts de travail et au repos doit être large.

       De même, il faut instaurer une surveillance de fin de grossesse. L’hospitalisation est souvent nécessaire dans le cadre d’un accouchement programmé.

    On a intérêt à prolonger la grossesse au-delà de 38 SA de façon à diminuer le risque de membranes hyalines (certains pratiquent une amniocentèse pour tester la maturité pulmonaire).

    Il faut guetter une éventuelle souffrance fœtale (RCF, doppler) par les mesures de dépistage suivantes :

  Compte des mouvements actifs.

  RCF à partir de 32 SA.

  ETG* répétées avec doppler.

    Éventuellement, préparation cervicale (par gels de prostaglandine) dans le cadre d’une programmation de l’accouchement.

    Prévoir une radiopelvimétrie si macrosomie.

    Consultation d’anesthésie, qui de toutes les façons est systématique pour toute femme enceinte diabétique ou non.

       En cas de coma, la première chose à faire est une injection de Glucagon en IM (on considère a priori que c’est un coma hypoglycémique). Puis, il faut assurer un apport de sucre per os et en perfusion.

       Situations où une attention particulière est nécessaire :

    Préparation du col.

    Menace d’accouchement prématuré.

    Éviter les AINS et les {} mimétiques.

    Préférer les inhibiteurs calciques si HT A ou MAP.

    Les ji-mimétiques sont lipolytiques cétogènes et hyperglycémiants, o acidocétose pouvant être mortelle pour le fœtus. À ne pas utiliser, sauf sous le couvert d’une insulinothérapie à la pompe.

    Pendant le travail, les besoins en insuline sont augmentés.

    Par contre, dans le post-partum les besoins sont diminués (dose à diminuer par deux), voire absents en cas d’institution de l’insulinothérapie en cours de grossesse (diabète gestationnel). Si la patiente était sous antidiabétiques oraux, alors il faudra les reprendre.

    En cas de césarienne et d’infection, les besoins en insuline sont augmentés.

Le post-partum

L’allaitement maternel est possible sauf chez les femmes sous antidiabétiques oraux.

La contraception est à reprendre et à discuter et l’on conseille les microprogestatifs en continu, débutés dès la sortie de la maternité ou une contraception locale.

Bilan après la grossesse, surveillance pédiatrique (risque de diabète ultérieur chez l’enfant).

Pour les femmes ayant fait un diabète gestationnel, la contraception œstroprogesta- tive est définitivement contre-indiquée et une nouvelle HGPO doit être programmée.

En cas de diabète gestationnel, l’insuline est rapidement arrêtée.

← Article précédent: Article suivant:

Laisser une réponse

Votre mail ne sera pas publié

Top articles