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Le cancer broncho pulmonaire primitif

Vous êtes ici : » » Le cancer broncho pulmonaire primitif ; écrit le: 14 novembre 2011 par La rédaction modifié le 19 avril 2018

Le cancer broncho pulmonaire primitifLe cancer broncho-pulmonaire est la première cause de décès par cancer chez l’homme et la deuxième, après le cancer du sein chez la femme

DEFINITION

Le cancer broncho-pulmonaire (CBP) est un cancer ayant pour origine la muqueuse bronchique (trachée jusqu’à la périphérie du poumon. Ce cancer sera donc situé soit en plein parenchyme avec peu de symptômes au début (petites bronches) soit sur une plus grosse bronche avec des signes fonctionnels plus précoces.

EPIDEMIOLOGIE

L’âge médian de survenue d’un cancer broncho-pulmonaire est de 60 ans.



70 % des patients ont un cancer entre 50 et 70 ans au moment du diagnostic.

Le cancer broncho-pulmonaire est la première cause de décès par cancer chez l’homme et la deuxième, après le cancer du sein chez la femme.

En France, le “sex ratio” est de 6/1 alors qu’il est de 2 à 3/1 aux Etats-Unis.
En France, l’augmentation de l’incidence se poursuit de façon exponentielle chez l’homme alors que, le tabagisme féminin n’y étant pas très <ancien, ce n’est que depuis tout récemment qu’on observe une augmentation de cette pathologie chez la femme.

ETHIOLOGIE

Le tabac (actif et passif) : exogène
Principal facteur de risque, il est responsable 80-90% des cancers broncho-pulmonaire

Le parallélisme entre la consommation de cigarettes et l’incidence du cancer broncho-pulmonaire est reconnu depuis longtemps. Le risque relatif d’un fumeur est de 4 à 30 fois celui du non fumeur selon la quantité de cigarette par jours et la durée total d’exposition. Ce risque est important à partir de 20 paquets-années (paquets-années = nombre de paquets de cigarettes par jour multiplié par le nombre d’années de tabagisme).

Après arrêt du tabac, le risque relatif diminue exponentiellement pendant la première année pour revenir pratiquement à celui du non fumeur en 13 à 15 ans.

  • Les facteurs professionnels :
  • Radio ionisation (surtout CPC)
  • Substance minéral : Amiante *** synergie amiante Arsenic- fer- chrome- nickel- chlore- L’asbeste
  • Substance organique : Chloré méthyle éther- dis chloré méthyle éther Hydro carbure provenant du charbon et du pétrole
  • Les autres facteurs :

Pollution atmosphérique (fumer industriel)
Existence de lésion pulmonaire séquellaire (fibrose) (séquelle de tuberculose)

Facteur héréditaire

Facteur alimentaire

HISTOLOGIE

Carcinome épidermique : Carcinome Non Petite Cellule (CNPC)

  • La plus fréquente 60%
  • Cancer du fumeur par excellence
  • Cancer volontiers proximal (grosse bronches parfois excavé) : position central

Adénocarcinome : (15%) Glandulaire CNPC

  • Se localise en volontiers en périphérie, peut se siégée sur les gros troncs
  • Caractérisé par la présence de cellules glandulaire de différenciation variable Aucun rapport avec le tabagisme Malades ont des bronchorrhées abondantes

Carcinome indifférencie à grande cellule : (5%) CNPC

Il regroupe toutes les tumeurs qui n’ont pas un aspect d’un CPC, et qui n’ont pas un aspect de différentiation épidermique et glandulaire.
Carcinome à petite cellule :(Carcinome anaplasique) CPC

  • 20 % des cas
  • Siège souvent proximal
  • Tumeur particulièrement infiltrante et d’évolution rapide (envahissement rapide des vaisseaux, et des ganglions médiastinaux => entraîne une constance et une précocité des métastases.

DIAGNOSTIC DU CANCER PULMONAIRE

Seul le diagnostic de certitude : diagnostic histologique, plutôt le diagnostic est meilleur qui serait prit par la prise en charge, savoir évoqué le diagnostic de cancer devant tout signe respiratoire chez le fumeur âgée plus de 40ans

Voir article: Les signes cliniques faisant suspecter un cancer pulmonaire

EXAMENS PARACLINIQUES

Imagerie : Radiographie et Scanner Thoracique

– Cancer des gros troncs bronchiques (4/5 des cas) : masse hilaire avec une opacité parenchymateuse hétérogène, présence de signes de rétraction : déplacement du médiastin, du diaphragme, des scissures, de la trachée en direction de la tumeur.
– Cancer périphérique (1/5 des cas) : opacités denses arrondies parfois excavées à parois épaisses à bords spiculés, de taille variable de 1 à 20 cm…

– D’autres aspects peuvent se rencontrer : pleurésie prédominante masquant la lésion pulmonaire, opacité juxta pleurale, masse médiastinale. La radiographie peut être normale (rare en fait).

Fibroscopie bronchique

Nécessaire au diagnostic histologique et à la stadification des tumeurs. Elle établit la limite entre un cancer des grosses bronches accessible et un cancer périphérique inaccessible. Elle précise le siège exact, la distance par rapport aux éperons de division bronchiques et permet la recherche et le dépistage d’autres lésions associées.

Les aspects les plus fréquemment rencontrés sont un bourgeon nécrotique plus ou moins hémorragique obstruant une bronche, une paroi infiltrée avec une sténose en virole, une muqueuse conservée mais déformée par une masse sous muqueuse.

En cas de cancer périphériques la fibroscopie est normale.

Les prélèvements réalisés sont le brossage et l’aspiration (cytologie) et les biopsies (histologie).

D’autres examens

Peuvent être réalisés: cytologie des crachats, ponction transpariétale sous scanner pour les lésions périphériques non diagnostiqués par la fibroscopie.

LE TRAITEMENT DU CANCER PULMONAIRE

Bilan pré thérapeutique de CNPC : « Opérable »

  • Bilan clinique : recherche de symptômes évocateurs de localisation secondaire examen physique complet (adénopathie, nodule cutanée, hépatomégalie) recherche de trace associe, recherche de facteurs pronostic : perte du poids – âge- indice de Karnofsky(0-100%)

EVALUATION DE L’ETAT GENERAL D’APRES KARNOFSKY

100 %

Normal. Pas de plaintes. Activité intense possible.

90 %

Capable d’avoir une activité normale. Les symptômes ou les signes de la maladie sont minimes

80 %

Capable d’avoir une activité normale, mais avec effort. Présence de symptômes de la maladie.

70 %

Incapable d’avoir une activité normale ou un travail actif, mais autonome.

60 %

A besoin d’une assistance occasionnelle, mais capable d’assurer la majorité de ses besoins.

50 %

A besoin d’une assistance et de soins médicaux fréquents.

40 %

Non autonome, a besoin d’assistance permanente et de soins spéciaux.

30 %

Grabataire, l’hospitalisation est indiquée, mais il n’y a pas de danger de mort imminente.

20 %

Grand malade, des soins intensifs en milieu hospitalier s’imposent.

10 %

Moribond.

0 %

Décédé.

Pas d’opération : facteur de mauvais pronostic :
– perte de poids > 10%
– Age > 70 ans
– karnofsky < 60%

  • Bilan fonctionnel : Exploration Fonctionnelle Respiratoire : VEMS obligatoirement <1.5 litre
  • Bilan radiologique : permet de classer les cancers non à petites cellules TNM

Il comporte :

  • L’étude de l’extension locorégional : T
  • L’étude de l’extension ganglionnaire médiastinal : N
  • Recherche de métastases à distance : M (dans les CNPC la recherche de métastases se fait lorsque il y a les signes d’appel)
  • ECG
  • Bilan sanguin complet

Bilan pré thérapeutique de CPC : « Non opérable »

  • Bilan systématique : TDM cérébral abdominal – scintigraphie osseuse – biopsie de moelle
  • Bilan radiologique : ne permet pas de les classées dans TNM. Classé selon leur localisation:

Forme localisée : environ 20% (thorax, adénopathie sus claviculaire, épanchement)
Forme disséminée : environ 70%( en dehors du thorax)

  • Bilan fonctionnel : VEMS > 1 litre

Indication thérapeutique

• CNPC :
La Chirurgie d’exérèse à condition que le malade soit en bonne état général : > 60% + âge < 75ans + VEM > 1.5 litre + bilan bio. Fonctionnel clinique correcte
Lorsque la chirurgie est radicale elle permet d’espéré une survie au delà 5 ans (30%)
En cas opérable (contre indication) => traitement palliatif et symptomatique : corticothérapie, antalgie mineurs intermédiaire majeur – radiothérapie avisé, métastases osseuses, décompressive (diminution du volume de la tumeur)
• CPC :
La Chirurgie d’exérèse est contre indiqué d’emblée : tumeur chimio et radiosensible. Il s’agit d’une poly chimiothérapie séquentiel ou alterné + radiation de la tumeur du médiastin et des creux sus claviculaire associe à une irradiation prophylactique du cerveau. Pronostic mauvais environ ne dépasses pas 18 ans

DEPISTAGE

Devant la gravité de cette maladie le dépistage est très utile chez les sujets à risque élevé de développer un CBP.
Une tentative de dépistage systématique du CBP par des radiographies thoraciques répétées tous les 4 mois chez les gros fumeurs de plus de 45 ans a permis de dépister de petites tumeurs généralement opérables mais n’a pas entraîné de modifications en terme de survie.

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