Bien préparer la naissance

> > Bien préparer la naissance ; écrit le: 12 décembre 2011 par La rédaction modifié le 5 février 2015

L’hygiène de vie doit être stricte

Il convient, en premier lieu, de supprimer le tabac et l’alcool. En effet, à chaque cigarette fumée par sa mère, le fœtus souffre d’une carence en oxygène. Il risque d’avoir un faible poids de naissance et une sensibilité accrue aux maladies respiratoires.
Trois cigarettes par jour constituent le grand maximum pour celles qui ne parviendraient pas à s’en priver tout à fait.
Par ailleurs, les enfants de mère alcoolique présentent des symptômes graves visibles dès la naissance. Mais même à faibles doses, l’alcool est nocif pour le fœtus. La femme enceinte ne boira pas plus d’un verre de vin par jour et jamais d’apéritif ni de digestif alcoolisés.
Les longs transports en voiture sont à éviter, surtout durant le premier mois (risque important de fausse couche) et à partir du septième (risque de naissance prématurée). En revanche, l’avion et le train sont inoffensifs.
Pour les mêmes raisons, il convient d’éviter les sports violents. On poursuivra néanmoins avec bonheur les exercices légers, notamment la marche au grand air, qui oxygène, et la nage, surtout sur le dos, qui muscle et calme les douleurs lombaires.
La future mère doit dormir suffisamment, de préférence sur le côté gauche, afin de ne pas comprimer la veine cave qui se trouve à droite. Ses talons ne dépasseront pas 2 à 3 cm de haut.
Le disgracieux masque de grossesse est provoqué par le soleil. En cas d’exposition, une crème écran total protégera le vi- sage. Les hormones ramollissent les gencives, qui risquent de saigner, et le calcium consommé par le fœtus peut manquer aux dents de la mère. Une consultation chez le dentiste s’impose.

L’alimentation doit être équilibrée

La femme enceinte a besoin de 2 000 calories par jour durant le premier mois. Sa ration s’élèvera progressivement pour parvenir à 2 500 calories pendant le dernier mois. Les calories supplémentaires seront apportées par des protéines (viande très cuite, pois- son, œufs et produits laitiers).
Le régime de la femme enceinte est un régime normal, simplement enrichi avec des laitages (comme les yaourts, fromages) afin de répondre aux très importants besoins en calcium du fœtus.
La masse sanguine et le liquide amniotique réclament de larges apports liquides sous forme d’eau, de jus de
fruits, de lait. Les fruits et les légumes frais, certains cuits, d’autres crus et bien lavés, aideront à lutter contre la constipation (grâce à la cellulose), causée par la compression des intestins et l’action des hormones. Les hémorroïdes pourront ainsi souvent être prévenues. Une alimentation variée couvre tous les besoins en vitamines et minéraux. La mère y veillera, car l’enfant puisant dans ses réserves, c’est elle qui se trouverait carencée en cas de régime déséquilibré.

La grossesse doit être surveillée de prés

Vingt pour cent des grossesses sont dites «à risques». La surveillance sera plus sévère :
• Si la mère a moins de18 ans ou plus de 38 ans(risque accru de toxémie gravidique, mongolisme, prématurité) ;
• S’il s’agit d’une grossesse multiple (risque de prématurité) ;
• Si la mère est malade (alcoolisme, diabète, SIDA…) ou présente des anomalies de constitution (bassin trop étroit, utérus mal conformé) ;
• Si un enfant est déjà né prématuré ou atteint d’une maladie congénitale dans la même famille.

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Les techniques de surveillance

L’échotomographie

Couramment appelée échographie consiste en une émission d’ultrasons, inoffensifs pour l’enfant, capables de traverser les tissus à des vitesses différentes selon leur densité. Leur écho est capté et transformé par ordinateur en images. L’échographie permet, au premier trimestre, de dater, en la confirmant la grossesse, de détecter une gémellité, d’observer l’implantation de l’œuf dans (ou hors de) l’utérus ainsi qu’un éventuel môle, dégénérescence des villosités du placenta qui peut évoluer en cancer.
Aux 2éme et 3éme trimestres, l’échographie montre le cerveau, dans ses différentes parties. Le squelette, le cœur, le visage sont observables, permettant de repérer les malformations graves, comme la trisomie 21. On s’assure que le placenta n’est pas placé trop près du col (placenta prævia). Dans 30 % des cas, le sexe peut être déterminé avec certitude.

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Le Doppler

Sorte de sonar, permet, dès la 7éme semaine de grossesse, d’entendre les battements du cœur du fœtus, puis un souffle correspondant au dans le cordon et le placenta. Il peut être couplé à l’échographie (écho-Doppler) et permettre ainsi un examen très fin du système cardiaque.

L’embryoscopie

Permet l’observation directe de l’intérieur de l’utérus grâce à un tube fin passé par le col. Cet examen se pratique entre la 8e et la 10éme semaine, en cas de grossesse à risque de malformation grave, car il provoque une fausse couche dans 10 % des cas.

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L’amniocentèse

c’est un prélèvement, par une longue aiguille enfoncée dans l’abdomen maternel, de liquide amniotique. Celui-ci contient des cellules détachées de l’embryon dont le caryotype sera analysé afin de détecter une trisomie, ou pour connaître le sexe de l’enfant en cas de myopathie ou d’hémophilie. L’amniocentèse se pratique sur les femmes de plus de 38 ans, entre la 16éme et la 18éme semaine d’aménorrhée, période pendant laquelle le liquide est en quantité suffisante et l’avortement thérapeutique encore possible.

La biopsie du trophoblaste

Présente le même intérêt que l’amniocentèse avec l’avantage de se pratiquer semaines). Elle plus tôt (8 provoque ce- pendant 5 % de fausses couches (contre 0,5 % pour l’amniocentèse). Il s’agit d’un prélèvement, par les voies naturelles, de cellules du trophoblaste, villosités entourant l’œuf qui donneront le placenta. Ces cellules sont porteuses des mêmes chromosomes que l’embryon. Leur examen peut donc renseigner sur les éventuelles maladies héréditaires contractées par le fœtus en formation.

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La ponction du cordon ombilical

Consiste en un prélèvement sur le cordon de quelques gouttes de sang pour analyse, dans le cas où l’on soupçonne une contamination de l’enfant par la rubéole ou la toxoplasmose.

La fœtoscopie

Permet d’observer directement le fœtus afin de vérifier de visu qu’il n’est pas atteint d’une malformation héréditaire grave. Pour ce faire, on introduit un tube muni d’un système optique mobile à travers la paroi abdominale maternelle. Les prélèvements sont possibles.

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Le dosage d’alpha-fœtoprotéine

Il a pour but de rechercher une malformation du système nerveux, le Spina bifida, révélé par un taux anormalement élevé ou bas de cette protéine dans le sang.

 La chirurgie in-utero

Est pratiquée exceptionnellement, dans ces trois cas : l’hydrocéphalie obstructive, l’hydronéphrose congénitale et la hernie diaphragmatique congénitale. Il s’agit toujours d’interventions très délicates et dont les chances de succès sont imprévisibles.

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