Anatomie gyrus parahippocampal
Le gyrus parahippocampal (en latin gyrus parahippocampalis, ou gyrus parahippocampique) est une circonvolution de la face médiale et inférieure du lobe temporal, qui borde l’hippocampe. La nomenclature française classique l’appelle aussi cinquième circonvolution temporale (T5). Il fait partie du lobe limbique et joue un rôle majeur dans la mémoire et dans la reconnaissance des lieux.
Situation et limites
Le gyrus parahippocampal occupe la face médiale du lobe temporal. Il est limité :
- en dehors, par le sillon collatéral, qui le sépare du gyrus occipito-temporal latéral (quatrième circonvolution temporale, T4) ;
- en dedans, par le sillon de l’hippocampe, au fond duquel se trouve la formation hippocampique ;
- en avant, par le sillon rhinal, qui marque la limite entre le cortex entorhinal et le néocortex temporal.
En arrière, il se prolonge par l’isthme du gyrus cingulaire, qui contourne le bourrelet (splénium) du corps calleux, et se continue avec le gyrus lingual du lobe occipital. Avec le gyrus cingulaire, il forme une sorte d’anneau autour du corps calleux et du diencéphale : c’est le grand lobe limbique décrit par Paul Broca.
Morphologie
À son extrémité antérieure, le gyrus parahippocampal se recourbe sur lui-même pour former l’uncus, ou crochet, qui contient notamment une partie de l’amygdale en profondeur. L’uncus présente de petits reliefs décrits sous les noms de gyrus ambiens et gyrus semi-lunaire. La partie antérieure du gyrus porte le cortex entorhinal (aire 28 de Brodmann), la partie postérieure le cortex parahippocampique proprement dit.
Fonctions
- Porte d’entrée de l’hippocampe : le cortex entorhinal reçoit des informations de nombreuses aires associatives et les transmet à l’hippocampe par la voie perforante ; il en reçoit aussi les sorties. Il joue ainsi un rôle clé dans la formation des souvenirs.
- Mémoire spatiale et reconnaissance des scènes : la partie postérieure contient une région, appelée aire parahippocampique des lieux, qui s’active à la vue de paysages, de pièces ou de bâtiments ; elle participe à l’orientation dans l’espace.
- Mémoire contextuelle : le gyrus contribue à associer un souvenir à son contexte (où, quand).
Intérêt clinique
Le cortex entorhinal est l’une des premières régions touchées par les lésions de la maladie d’Alzheimer, ce qui explique la précocité des troubles de la mémoire récente. Son amincissement peut être recherché en imagerie. Le gyrus parahippocampal est également impliqué dans certaines épilepsies du lobe temporal. Enfin, en cas d’augmentation de la pression à l’intérieur du crâne, l’uncus peut s’engager sous le bord libre de la tente du cervelet et comprimer le tronc cérébral : c’est l’engagement temporal, une urgence neurochirurgicale.


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