Lysimaque nummulaire monnoyère herbe aux écus
La lysimaque nummulaire (Lysimachia nummularia L.), appelée aussi monnoyère ou herbe aux écus, est une petite plante vivace et rampante des lieux humides, reconnaissable à ses feuilles rondes comme des pièces de monnaie et à ses fleurs jaune vif. Ses noms populaires, comme son nom latin dérivé de nummulus, « petite pièce », évoquent cette forme de feuille.
Quel est son aspect ?
La lysimaque nummulaire forme des tiges couchées qui courent au ras du sol et s’enracinent aux nœuds ; elles peuvent atteindre plusieurs dizaines de centimètres de longueur, mais la plante ne s’élève que de quelques centimètres. Ses feuilles, opposées, portées par de courts pétioles, sont presque rondes. Les fleurs, solitaires à l’aisselle des feuilles, ont cinq pétales jaunes parsemés de minuscules points sombres. La floraison a lieu en été, généralement de juin à août. Les fruits sont de petites capsules, mais la plante se propage surtout par ses tiges rampantes.
Où pousse-t-elle ?
Originaire d’Europe, elle affectionne les sols frais à humides : prairies humides, bords de fossés et de cours d’eau, sous-bois clairs. Elle a été introduite en Amérique du Nord, où elle s’est naturalisée et où elle est considérée comme envahissante dans certaines régions humides. Elle appartient à la famille des Primulacées, celle des primevères.
Une plante d’ornement
Couvre-sol vigoureux, la lysimaque nummulaire tapisse rapidement les zones fraîches et les berges de bassins, et retombe joliment des jardinières et des suspensions. Une forme à feuillage doré, souvent vendue sous le nom de cultivar ‘Aurea’, est très répandue dans les jardins. Sa vigueur impose de surveiller son extension près des milieux naturels.
Que contient-elle ?
Les ouvrages de phytothérapie traditionnelle lui attribuent notamment des saponines et des tanins. Ces derniers expliquent la réputation astringente de la plante, c’est-à-dire sa capacité à resserrer les tissus. Elle était traditionnellement récoltée en fleur, puis séchée à l’ombre.
Quels usages traditionnels ?
Autrefois, la lysimaque nummulaire était employée en médecine populaire, en particulier contre la diarrhée et pour aider à la cicatrisation, ainsi qu’en usage externe sur certaines affections de la peau ou du cuir chevelu. Elle est aujourd’hui pratiquement tombée en désuétude, et ces usages ne reposent pas sur des études cliniques solides.
Par prudence :
- ne pas utiliser une plante cueillie dans la nature sans être certain de son identification ;
- ne pas remplacer un traitement médical par une préparation à base de plantes ;
- demander l’avis d’un médecin ou d’un pharmacien avant tout usage, en particulier pendant la grossesse, l’allaitement, chez l’enfant ou en cas de maladie de peau persistante comme l’eczéma.
Des espèces voisines
Le genre Lysimachia compte de nombreuses espèces. En France, on rencontre aussi la lysimaque commune (Lysimachia vulgaris), grande plante dressée des bords de l’eau, et la lysimaque des bois (Lysimachia nemorum), plus petite, qui ressemble à la nummulaire mais porte des feuilles pointues et des fleurs à long pédoncule. D’autres espèces, comme la lysimaque ponctuée ou la lysimaque à feuilles de saule, sont cultivées comme plantes ornementales.


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