Vaginale
Le mot « vaginale » qualifie ce qui se rapporte au vagin, l’organe génital interne de la femme qui relie la vulve, à l’extérieur, au col de l’utérus. Dans le langage courant, on emploie souvent « vagin » pour désigner l’ensemble du sexe féminin visible, alors qu’il s’agit en réalité de la vulve. Cet article présente l’anatomie du vagin, son équilibre naturel et deux troubles courants, la sécheresse et le vaginisme.
Vulve et vagin : ne pas confondre
La vulve regroupe les organes génitaux externes : grandes et petites lèvres, clitoris et vestibule. Dans ce vestibule s’ouvrent, d’avant en arrière, l’orifice de l’urètre, par lequel s’écoule l’urine, puis l’orifice du vagin. Le vagin, lui, est entièrement interne.
Anatomie du vagin
Le vagin est un conduit musculo-membraneux qui monte en arrière vers le col de l’utérus. Le col fait saillie dans sa partie haute, entouré d’un repli en forme de gouttière appelé cul-de-sac vaginal, ou fornix. Sa longueur, de l’ordre d’une dizaine de centimètres, varie d’une femme à l’autre, et ses parois, au repos accolées, sont très extensibles : elles s’adaptent lors des rapports sexuels et s’élargissent considérablement lors de l’accouchement.
La paroi vaginale comprend une couche musculaire et une muqueuse plissée de replis transversaux. Cette muqueuse est sensible aux hormones : son épaisseur et l’aspect de ses cellules varient au cours du cycle menstruel, puis après la ménopause, lorsque la baisse des œstrogènes l’amincit.
- L'énergie cosmique au service de la santé ou le secret des patriarches 8.00 € · en stock
- La Sante Par Le Chi-Kong 6.47 € · en stock
- Santé publique, médecine légale et médecine du travail : entraînement 19.27 € · en stock
L’hymen : des idées reçues à corriger
À l’entrée du vagin se trouve l’hymen, une fine membrane souple et de forme très variable selon les personnes. Contrairement à une croyance répandue, il ne « se déchire » pas forcément lors du premier rapport, et son aspect ne permet pas de savoir si une femme a eu ou non des relations sexuelles. Il est généralement percé d’une ou plusieurs ouvertures, ce qui permet l’écoulement des règles.
La flore vaginale
Le vagin abrite naturellement une flore dominée par des lactobacilles, aussi appelée flore de Döderlein. Ces bactéries entretiennent un milieu acide qui protège contre la prolifération de germes indésirables. Des toilettes intimes trop fréquentes, les douches vaginales ou certains antibiotiques peuvent perturber cet équilibre et favoriser des infections, comme les mycoses ou la vaginose bactérienne. Des pertes inhabituelles par leur odeur ou leur couleur, des démangeaisons ou des brûlures justifient une consultation.
Le vaginisme
Le vaginisme est une contraction involontaire et réflexe des muscles du plancher pelvien qui entourent l’entrée du vagin. Elle rend la pénétration, qu’il s’agisse d’un rapport, d’un tampon ou d’un examen gynécologique, difficile, douloureuse, voire impossible. La crainte de la douleur entretient la contraction, ce qui crée un cercle vicieux, souvent source d’angoisse et de culpabilité.
Le vaginisme n’a rien d’imaginaire et se prend en charge. Un médecin, un gynécologue ou une sage-femme peut d’abord rechercher une cause physique, puis orienter vers une rééducation périnéale, un accompagnement en sexologie ou une psychothérapie, souvent associés. Cet article a une visée d’information générale et ne remplace pas une consultation.
vous devez être connecter pour déposer un commentaire connecter